Bitter tears {ft. Illya}

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Message Lun 20 Fév - 20:08
Bitter tears


Les rayons du soleil pointent entre deux nuages. Le temps n'est pas des meilleurs pour sortir, il fait frais. Le ciel menace de pleuvoir à tout moment, mais pour une raison qui t'est inconnue, tu as une irrépressible envie de sortir, te perdre dans les rues. Comme quand tu avais l'habitude de faire quand tu étais encore étudiant, que tu avais du temps à tuer. Bien plus que maintenant. Tu gardes un parapluie à portée de main, qui sait ? Tu erres sans endroits précis où aller, te fondant dans la masse, marchant calmement entre tous ces passants pressés. Tu traverses les rues, passe devant les commerces. Tu te laisses aller au gré de ce que ton cœur te dit, tu ne sais pas où il t'amène. Et puis finalement, tu te retrouves face à un parc.

Un peu nostalgique en voyant les balançoires, un léger pincement au cœur se fit sentir. Une ombre passe sur ton visage, ton sourire s'effaces. Tu as pourtant tourné la page, tu n'es plus aussi ravagé que lorsqu'elle avait disparu sans raisons, mais tu ressens encore cette pointe d'amertume quand tu y repenses. Ta gorge se serre, tes pas t'y guident.  Le bout de tes doigts effleure les chaînes qui soutiennent la balançoire. Un petit sourire à la commissure des lèvres, tu t'assois dessus. Tu te balances. Tu ravales tes larmes alors que ton cœur te fait mal. Ça fait pourtant presque huit ans que tu ne l'as pas recroisée, presque huit ans qu'elle a disparu et tu as toujours ces larmes amères quand tu y penses.  Tu es bien trop gentil Alois, bien trop bon. Naïf ou émotif ? Un peu des deux. Ce qui vulgairement au même. Sans doute qu'au fond de toi, tu y crois dur comme fer qu'elle reviendra. Pourtant non, tu te berces de cette douce illusion, tu es dans le déni. C'était devenu une obsession, ce n'était plus de l'amour. Tes sentiments pour elle ont disparus avec le temps, ils ont terni et puis plus rien. Envolés.

Un soupir s'échappe de tes lèvres, tu t'arrêtes, regardant tes pieds. Tu te relèves tout en enfonçant tes mains dans tes poches. Tu l'aperçois elle aussi ? Une fois encore, une âme. Si jeune. Elle semble bien plus tourmentée que ton ancienne amie. Ou bien, ce n'est que la distance qui joue sur ta perception. Tu t'en rapproches, elle n'est - effectivement - pas bien vieille. Pauvre enfant.



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Message Lun 20 Fév - 23:47


ALONE


Tu ne savais plus quoi faire, ni où aller. Depuis que tu avais revu Varyan tout allait mal. Au fond, tu aurais espéré rester auprès de lui comme avant. Mais tu étais seule.

Comme depuis son décès.

Tu avais l’habitude désormais, tu n’attendais plus rien de personne. Plus personne n’était digne de ta confiance. Tu trainas machinalement les pieds jusqu’au parc où vous jouiez si souvent enfants. Si seulement rien n’avait changé, si seulement tu n’étais jamais tombée malade. Regarde Illya, regarde tout ce malheur que tu avais apporté.

Tu te dirigeas vers la balançoire, avant de t’asseoir sur le siège, et te balancer doucement. Tant de souvenirs refaisaient surface, tant bons que mauvais. Tu ne supportais plus ce quotidien, tu ne supportais plus d’être autant tourmentée par Varyan. Pourquoi avait-il fallu que tu tombes amoureuse ? C’était une erreur, tout comme celle de faire confiance à tes prochains. Sans que tu t’en rendes compte, quelques larmes roulèrent sur tes joues. Parfois, tu aimerais pouvoir être délivrée de tout ça.

Soudainement, tu sentis une présence. Toi qui pensais être seule. Tu relevas la tête, plongeant tes iris embrumés dans celle d’un jeune homme. Il ne te quittait pas des yeux, il semblait donc pouvoir te voir.

- Vous êtes qui ? Qu’est-ce que vous me voulez ?

Méfiance, comme toujours. Tu ne savais pas s’il était humain ou traqueur.

- Vous ne devriez pas rester avec moi, je suis morte vous savez. Je ne serais pas de bonne compagnie.

Tu attendais un signe, n’importe quoi afin de savoir si le jouvenceau était l’un des servants de la faucheuse ou non. Tu baissas la tête. Au fond, tu ne voulais pas rester seule. Mais, tu ne pouvais pas lui faire confiance. Peut-être que lui aussi pourrait te trahir.

« Tout le monde est voué à te trahir, Ilya »

Tu secouas la tête, tentant vainement de faire taire cette voix qui prenait malin plaisir à t’enfoncer sans cesse.

- Laissez-moi seule, je ne mérite que ça de toute façon…

Tu étais vraiment douée pour déprimer les autres, hein Illyasviel ?

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Message Mar 21 Fév - 19:51
Bitter tears


La jeune fille relève la tête dans ta direction, croisant ton regard. L’air dépité, les yeux emplis de larmes. Pauvre enfant. Cet air tourmenté, tu ne le connais que trop bien, il t’est familier. Mais elle a l’air bien plus farouche, méfiante de ta présence. Tu te mets à sa hauteur, lui souriant doucement.

- Moi c’est Alois. Je t’ai vue au loin, tu avais l’air triste alors je suis venu te voir. Je sais qu’une fois morts, vous craignez ces personnes que vous appelez les traqueurs, mais je t’assure que je ne suis pas l’un d’entre eux.

Tu n’as pas vraiment grand-chose pour le prouver, tu n’en as croisé un il y a que peu de temps. Ne pas rester avec elle parce qu’elle est morte ? Triste qu’elle puisse penser ça. Tu as envie de la faire sourire, chasser ces vilaines larmes qui perlent aux coins de ses yeux, tu ne sais pourquoi. Elle te peine, avec ses mots qui sont si durs pour une jeune fille, comme si elle avait perdu foi en tout ce qui pouvait l’approcher. Un sourire triste à la commissure des lèvres.

- Tu sais, j’ai connu une âme aussi un jour. Elle s’appelait Alina, elle aussi était triste. Et puis elle a vu que j’étais le seul dans cette foule d’humains à pouvoir la voir, alors elle était heureuse. Pendant un peu plus d’un an, je la voyais presque tous les jours. C’était une très bonne amie.

Elle baisse la tête. Pour cacher ses larmes ? Pour exprimer son refus ? Tu ne saurais dire. Doucement, tu lui tends une main, qu’elle vérifie par elle-même tes propos. Qu’elle s’assure que tu n’étais pas ici pour lui ôter la vie une seconde fois. Tu restes là, devant elle, à attendre qu’elle fasse un geste. Qu’elle ne reste pas murée dans le silence.

- Ne sois pas si méchante envers toi-même. Ce n’est pas parce que tu as pu faire des erreurs par le passé ou quelque chose que tu regrettes que tu dois mériter la solitude… C’est une sensation horrible la solitude. Ça laisse une trace amère, ça détruit.


Tu ne connais que trop bien ce qu’est la solitude, tu l’as vécue, elle t’a fait mal, elle t’a brisé. La main toujours tendue vers elle, tu ne bouges pas. Tu restes devant l’âme en peine, peut-être allait-elle te rejeter, te répéter de partir, pourtant tu restes ancré sur place. Tu ne te défiles pas, attendant silencieusement que la blondinette réagisse.



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Message Mar 21 Fév - 21:17


ALONE


Il semble doux et prévenant. Mais ce n’est pas pour autant que tu peux lui accorder ta confiance. C’est vrai, le jeune homme pouvait très bien jouer la comédie, uniquement dans le but de te blesser, encore plus que tu l’es déjà. Toujours méfiante, tu ne le quittes pas des yeux, serrant un peu plus fort les cordes de ta balançoire :

- Illyasviel. Alors vous faites partie des humains qui peuvent nous voir, c’est la première fois que j’en rencontre un. Enfin, si vous ne me mentez pas. Vous savez, j’ai beaucoup de mal à faire confiance aux autres.

Léger soupir. Décidément il y’a bien que pour dépité les gens que tu étais douée. Malgré ton arrogance et ta froideur, le jeune allemand n’avait pas l’air de vouloir de te laisser seule. C’était une chose bien rare, presque nouvelle pour toi, habituée à ce que l’on te fuit comme la peste. Tu finis finalement par lui adresser un petit sourire,  légèrement empathique à sa situation. Après tout, il n’avait plus l’air de fréquenter cette âme qu’il voyait auparavant si souvent, tu savais ce que c’était, de rompre un lien très fort.

- Et, ce n’est plus le cas désormais ? Un traqueur l’a attrapée ?

Tu ne pouvais pas t’empêcher de penser que Varyan pouvait être cette personne l’ayant capturée. Il était si loin de toi désormais. Le jouvenceau, ayant probablement deviné ton désarroi te tendit l’une de ses mains. Tu restas longtemps à la regarder, avant de poser timidement l’une des tiennes dessus :

- J’ai l’habitude de la solitude vous savez, j’ai passé la majeure partie de mon enfance seule, dans une chambre d’hôpital. Ça ne me fait plus rien désormais. Je préfère être seule de toute façon, tout le monde est voué à me trahir. On ne peut faire confiance à personne.

Au fond tout n’était qu’un mensonge.

Tu ne supportais plus ta vie actuelle, tu n’en pouvais plus d’être seule, encore et encore. Mais, tu ne pouvais que le cacher. Plus personne n’était digne ta confiance. Tu ne voulais plus souffrir, tu avais déjà assez donné. Tu ne te ferais plus jamais avoir par les belles paroles. Bien que le brun n’ait pas l’air d’être une mauvaise personne, tu ne pourrais jamais lui faire confiance :

- Vous avez l’air triste vous aussi.

Tu plonges tes yeux dans les siens, cherchant à comprendre ce qui pourrait bien le  tourmenter. Bien que tu ne le montrais pas, tu étais plus empathique, dans le fond :

- Vous pouvez me parler vous savez. Je ne pourrais probablement pas vous aider, mais ça fait toujours du bien de se délivrer, non ?

Des paroles que tu devrais aussi prendre pour toi, Illyasviel.


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Message Mer 22 Fév - 12:33
Bitter tears


Elle fini par te sourire, petit sourire, mais tu préfères ça que voir des larmes perler aux coins de ses yeux. Tu n'as jamais aimé voir les autres pleurer, ton empathie finira par t'avoir mon cher Alois. Et puis la question qui fait mal. Qu'en est-il de ta bonne vieille amie maintenant ? Après tout, tu as sûrement dû avoir ta réponse depuis que tu as croisé ce fameux traqueur. Ton sourire s'efface, une ombre passe sur ton visage.

- Je le crains oui... Ça fait presque huit quand qu'elle a disparu du jour au lendemain. Elle m'appréciait beaucoup, elle ne m'aurait pas fait ça volontairement.

Après longue hésitation, elle pose timidement sa mais sur la tienne. Tu la gratifie d'un grand sourire. Elle n'a pas l'air d'avoir vécu de belles choses, trop habituée aux sentiments qui font mal. Si jeune, c'est d'un triste, ce n'est pas une façon de vivre que tu souhaite pour les autres. Elle agit comme si elle n'avait plus rien à gagner. A-t-elle vraiment tout perdu pour ne plus rien espérer des autres ?

- Je dirais plutôt qu'il ne faut pas accorder sa confiance facilement, n'importe qui peut te trahir. Mais être dans la méfiance au quotidien, je doute que ce soit très sain.

Tu avais perdu toute confiance dans les autres, quand ta propre génitrice t'avais délaissé au dépit de tes frères, quand Alina avait disparu avant de comprendre les vraies causes de son départ. Tu ne voulais plus approcher les autres, mais tu as relevé la tête lorsque tes amis t'avaient tendu la main. Elle l'a remarqué, que tu n'es pas si heureux que ça, qu'il reste cette pointe d'amertume dans ta poitrine. Cette amertume qui te ronge un peu plus dès que tu y songe.

- C'est vrai. Je suis un peu triste aussi dans le fond, pour pleins de choses. Parce que je n'ai pas reçu l'amour de ma mère, parce que j'ai perdu une très bonne amie qui m'étais très chère, parce que je me suis retrouvé seul longtemps avant de me faire de vrais amis. J'ai tout fait pour attirer l'attention de ma mère, j'étais exemplaire à la maison et à l'école. Mais ça ne fonctionnait pas alors mon comportement s'est dégradé, j'allais toujours me battre, j'étais toujours contre les professeurs, je rentrais tard à la maison. Finalement ça n'avait qu'amplifié sa distance. J'étais comme invisible dans ma famille, seul le plus jeune de mes frère me collait comme un poussin. Depuis que j'ai déménagé loin de cet ambiance toxique, il était abattu de ne plus m'avoir à ses côtés, je m'en veux toujours de ne pas l'avoir revu.

Pour une raison que tu ignores, tu débites tout sans vraiment te soucier de ce qu'elle pourrait te répondre. Tu ne t'arrête pas. Ton regard croise celui de l'adolescente, lui souriant légèrement. Tu ne dis plus rien, quelques instants. Tu hésites à lui parler de ta relation avec cette âme qui t'as marqué il y a quelques années de cela. Qu'allait-elle penser si tu lui en parlais ?



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Message Jeu 23 Fév - 21:35


ALONE

Ta question n’avait pas vraiment l’air de lui plaire, il semblait visiblement souffrir de la situation. Ce que tu n’avais aucun mal à comprendre. En effet, toi tu souffrais de l’absence de quelqu’un. Tu ne pouvais que te montrer empathique à son égard, Illyasviel. Tu t’en voulais désormais un petit peu de lui avoir posé une telle question, même si tu ne le montrais pas, tu détestais voir les autres malheureux. Mais ta curiosité avait été plus forte que tout. Tu essayes de lui sourire, serrant un peu plus fort sa main :

- Je suis vraiment désolée pour vous. Je sais ce que ça fait de perdre quelqu’un, moi aussi j’ai connu ça. Ses visites ont cessée du jour au lendemain sans que j’en sache la raison.

Vous aviez vécu les mêmes choses, tu te sentais donc un peu plus à l’aise en sa présence. Il n’avait pas l’air méchant, il semblait un peu paumé, tout comme toi. Alois a le même sourire que toi, un sourire triste.

- Je n’ai pas le choix, les traqueurs sont partout. Ils peuvent même prendre forme humaine. C’est pour ça que je ne peux plus faire confiance à personne. Enfin, c’est l’une des raisons…

Tu marquas une pause, avant de baisser la tête, le regard perdu dans le vide :

- On m’a abandonnée. Mes parents se sont intéressés à moi uniquement parce que j’étais malade. Je suis sûre qu’au fond ils étaient déçus. Déçus de voir que j’étais si faible et que je ne pourrais jamais répondre à leurs exigences.


Tu ne ferais plus jamais confiance aux autres, plus maintenant. Varyan était partit, il t’avait caché tant de choses. Tout comme tes géniteurs. Pour toi, ce Monde n’en valait plus la peine, tu le détestais, plus que tout. Tant de personnes t’avaient déçue, ou faite souffrir suffisamment pour que tu deviennes celle que tu étais aujourd’hui. Et tu te retrouvais un peu dans ce jeune homme. C’est pour cela que tu avais décidé de l’écouter, de l’aider. Ce qu’on ne ferait probablement jamais pour toi.


Tu avais peine à écouter son enfance, bien trop semblable à la tienne. Tu n’as jamais vraiment reçu l’amour de tes parents, tu avais perdu de bons, tu étais seule, et l’étais encore. Doucement, tu passas ta main à sa joue, sans le quitter des yeux.

- Je comprends ce que tu ressens. Mais, malheureusement je serais incapable de vous aider.

Tu l’avais finalement tutoyé, alors que tu trouvais cela déplacé. Peut-être était-ce cette bien trop grande similitude entre vous qui t’y avait poussé  Qui sait ?

- J’ai vécu les mêmes choses. Mes parents se sont intéressés à moi uniquement parce j’étais malade, j’ai aussi perdu des amis dont j’étais proche, j’éprouvais même de l’amour pour l’un d’eux. Mais ils sont parts, ils m’ont cachés tellement de choses, que je ne peux plus faire confiance à personne. Tout le monde est voué à nous trahir, même ceux que nous aimons le plus. Je ne veux plus faire confiance, je ne peux plus, je n’en ai plus la force. Parce que je suis lâche, que je ne veux plus souffrir.

Tu lui souris, tristement.

- Cette âme, celle tu voyais tous les jours, tu l’aimais ?

Question stupide, mais tu voulais connaître sa réponse.


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Message Lun 27 Fév - 20:55
Bitter tears


Elle te semble soudain si douce, si délicate, si gentille. Tu en as presque oublié l’acidité avec laquelle elle essayait de te repousser quelques instants plutôt. Elle serre un peu plus fort ta main, un petit sourire au coin des lèvres, comme si elle regrettait. Mais tu ne lui en tiens pas rigueur, tu ne peux lui en vouloir si elle s’est montrée curieuse, après tout, tu l’aurais sans doute été à sa place. Tu lui souris en retour, parce qu’elle te dit qu’elle comprend, pourquoi tu as eu mal quand elle est partie, quand vous vous êtes retrouvés seuls lorsque cet être aimé vous a abandonné. Cette blessure qui reste dans la poitrine, qui laisse une trace indélébile, une douleur indescriptible.

Une fois mort finalement, on ne peut se fier aux autres. On est seul, bien plus seuls que dans la triste réalité. Alors c’est ça son quotidien, craindre les autres, se protéger de ceux qui pourraient lui ôter cette seconde vie. Quel enfer.

- Je comprends mieux oui… Je suis vraiment désolé pour toi.

Tu restes interdit face à ce qu’elle te dit. Elle aussi a eu cette souffrance parce qu’elle n’a pas eu cette chance d’avoir été entourée de ses parents. C’est terrible. Au fond de toi, tu trouves ça révoltant, tu ne supportes pas l’idée qu’elle ait pu endurer tant de choses dures, que ses parents aient pu oser faire ça. Tu ne souhaitais pas que quelqu’un puisse vivre le rejet de ses parents. Tu as un léger pincement au cœur pour elle, bien trop triste.

- Je ne peux pas t’aider non plus, mais sache que je comprends ta peine qui est sans doute bien plus grande que la mienne, je comprends que tu te sois renfermée. C’est bien trop dur pour une fille aussi jeune.


Tu te contentes de serrer sa petite main. Ce regard qu’elle a, tu le reconnais. Tu t’y retrouves, ce regard que tu avais lorsque tu t’étais fait une évidence, quand tu as compris que tu n’étais pas bien vu par cette femme qui t’as mit au monde, le même lorsque ta tendre âme a disparu. Et le même que faisait ton frère lorsque tu as quitté cette maison de malheur.

« Tu l’aimais ? » Les larmes montent, les sentiments ressurgissent. Tu es troublé Alois, tu es perdu mon garçon. Depuis bien trop longtemps, depuis qu’elle est partie, tu ne sais plus quoi faire, tu as perdu ton unique repère.

- J’en étais fou amoureux… Elle était tout pour moi... Je n’ai pas osé lui dire, je ne voulais pas la faire fuir. J’avais trop peur d’avouer ce qui me brûlait les lèvres. Je voulais la protéger de ceux que vous appelez les traqueurs mais j’ignorais ce qu’ils étaient et…

Regarde dans quel pitoyable état tu es, les larmes finissent par rouler le long de tes joues. Ta mâchoire tremble dès que tu essayes de parler. Tu en perds ta voix, tu n’arrives plus à parler, restant la bouche ouverte comme si tu cherchais tes mots. Mais rien ne vient. Rien. Tu t’étouffes dans tout ce que tu voulais déballer, trop de choses te sont venues à l’instant.

- Ça semblait bien trop évident ?

Tu essuies tes larmes, esquissant un triste sourire à la jeune fille. Peut-être que ça crève les yeux lorsque tu parles de ta bien aimée Alina, peut-être s’en est-elle doutée toute seules.

- Tu n’as pas revu cet ami que tu aimais depuis ?




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Message Mar 28 Fév - 17:51


ALONE

Tes yeux ne quittaient pas les siens, tandis que le vent vous berçait, doucement. L’agressivité et l'hostilité t'avaient finalement quitté, pour laisser place à la douceur et à la gentillesse dont tu savais si bien faire preuve auparavant. Ce n'était plus le cas désormais. Bien trop de choses avaient changées, tu ne serais plus jamais cette personne la. C'était probablement l'empathie qui te poussait à te montrer aussi faible envers Alois, cette trop grande similitude entre vous. Cela ne te déplaisait pas, loin de là. Sa présence te devenait beaucoup plus agréable, lui qui comme toi, était un indésirable de cette foutue planète.

Son sourire te semble si doux et chaleureux, il pourrait même bien faire fondre ton cœur si froid, si glacial après toutes ses années de solitude. Tu lui rends son sourire, car sans trop savoir pourquoi, tu te sentais un peu moins déprimée en sa présence. Gênée, tu vins jouer avec l'une de tes mèches de cheveux, sans quitter son regard de tes iris rosées.

C'était la première fois que quelqu'un se montrait aussi compatissant envers toi. Ce n'était pas de la pitié, pas comme lorsque tu étais bloquée dans ce lit d'hôpital. C'était autre chose, quelque chose que tu connaissais pas, toi qui n'y connaissais rien aux sentiments. Peut-être que finalement ce ne serait pas Varyan qui te ferait changer, mais lui ? Il était l'un des premiers à réussir à t'approcher ainsi depuis que tu n'étais plus qu'une âme errante, qui ne pouvait plus accorder ne serait-ce qu'une once de confiance. Depuis que tu n'étais plus rien, juste une oubliée, un triste souvenir, que l'on tentait vainement d'effacer.

C'est la première fois que quelqu'un est aussi gentil avec moi, que quelqu'un éprouve de la compassion plutôt que la pitié pour moi.

Lui aussi n'avait pas eu cette chance, celle de grandir avec l'amour de ses parents. Tu ne pouvais que comprendre sa souffrance, Illyasviel, pauvre petit être rejeté. Tu en avais eu de l'attention, mais bien plus tard. Après que ton cancer ait été diagnostiqué. Et cela n'était probablement que la pitié, tes parents s'étaient occupés de toi uniquement afin de n'avoir aucun regret, tu le savais.

- C'est aussi la première fois que je rencontre quelqu'un qui me ressemble autant, qui a vécu les mêmes souffrances que moi... Tu es jeune toi aussi, non ?

Tu vins lui sourire tristement, les yeux brillants :

- Tu sais, j'ai presque envie de te faire confiance.

C'est vrai, qu'est ce que tu risquais désormais ? Tu étais morte. A part être tourmentée davantage si jamais il souhaitait jouer de toi. Bien qu'il n'avait pas l'air comme ça.

Cependant, cela ne changeait rien pour toi, tu ne pourras plus jamais faire confiance à quelqu'un. Regarde, regarde où cette erreur t'avait conduise, Illyasviel. Regarde celle que tu étais devenue à cause d'une simple trahison. Tu n'en supporterais jamais une autre. Tu ne voulais plus de souffrance, plus de larmes, plus rien. Simplement un peu de bonheur dans ce monde si lugubre.

Tu ne pus t'empêcher de rougir, tandis que le jeune homme serrait ta petite main. Tu ne t'étais jamais sentie aussi mal à l'aise, tu ne savais que faire pour le réconforter. Au fond, tu ne pouvais te résoudre à le regarder se morfondre ainsi. C'était un peu ta faute, c'est toi qui avait rouvert ses blessures, toi et ta stupide curiosité.

« Tu l’aimais ? »

Tu avais peut-être posé la question de trop. Tu t'étais probablement montrée trop envahissante. Les larmes lui montaient aux yeux, comme toi lorsque tu évoquais tes sentiments pour ton ami d'enfance. Il était désemparé, comme toi.

- Je suis désolée pour avoir été autant intrusive. Je ressens la même chose pour mon ami... Je... Je n'ai jamais osé lui dire, j'avais bien trop peur de le perdre. C'est vrai, c'était déjà pesant pour lui de me rendre visite à l'hôpital... Et puis, qui voudrait d'une leucémique entre la vie et la mort comme petite-amie ? Maintenant qu'il a disparu lui aussi, je regrette de n'avoir jamais rien avoir osé dire. Maintenant, je suis condamnée à vivre avec ses regrets.

Toi aussi les larmes te montaient aux yeux, comme à chaque que tu évoquais cet être si cher à ton cœur. Tu détournes le regard, tentant vainement de calmer tes maux :

- J'aurais tellement voulu que l'on soit heureux lui et moi. Mais plus rien ne sera jamais comme avant... Moi aussi j'aurais voulu le protéger... Je n'ai rien vu, il avait tant de problèmes, et je n'ai rien fais... C'est la faute s'il est mort !

Et voilà, c'était maintenant un flot de larmes qui s'échappaient de tes yeux. Tu étais dans un état pitoyable, tout comme lui. Sans trop savoir pourquoi, tu appuyas ta tête contre sa poitrine, pensant apaiser ses tourments.

- Oui, c'était bien trop évident, tes sentiments à son égard. Je suis vraiment désolée, j'aurais mieux fait de me taire...

Tu lui rend son sourire tant bien mal. Ta question te fit sursauter, tout ça était encore bien trop frais.

- Si, je l'ai revu depuis. Mais, il est devenu un traqueur. Mais nos retrouvailles ne se sont pas très bien passées. Je pensais qu'on resterait ensemble, comme avant. Mais il a préféré fuir lâchement, m'abandonner comme la dernière fois.

Tu fronces les sourcils, légèrement tremblante :

- Je ne pourrais pas lui pardonner, pas cette fois. Je ne saurais même pas comment réagit si je venais à le revoir.

Tu soupiras, c'était inutile de te tourmenter davantage. Il 'avait bien trop peu de chances que tu le revois. Le monde était si vaste après tout :

- Et toi, si tu la retrouvais, qu'est-ce que tu ferais ?
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Message Jeu 2 Mar - 18:11
Bitter tears


Un petit rire s’échappait de tes lèvres alors qu’elle jouait avec une de tes mèches de cheveux. Les langues s’étaient vraiment déliées, les peines adoucies. Elle était moins dure, finalement. C’était d’autant plus agréable de la voir sourire, un joli rictus qui illuminait son visage. Tu réchauffe les cœurs Alois, tu atténues les maux.

- Sans doute parce que je comprends ta peine. Ou parce que je suis aussi excessivement empathique.

Tu l’as toujours été, empathique envers les autres, à refouler ta souffrance. Au fond tu voulais que ton entourage soit heureux, c’était le plus important. Il y avait ce quelque chose chez elle qui t’avait poussé à la voir, alléger son cœur, l’aider à extérioriser tout ce poids qu’elle avait gardé sur ses frêles épaules. Tes traits se détendaient davantage. Elle n’avait pas tort sur un point.

- C’est vrai, je suis encore jeune. Tu marques un point.

Tu sais, j'ai presque envie de te faire confiance. Oui, il y a ce petit quelque chose chez elle qui te rappelais quelqu’un, dans son regard, dans ses gestes. Tu n’arrivais pas à te souvenir précisément. Tu riais maladroitement, pour surenchérir.

- Je suis juste un jeune homme paumé qui finit parfois par se noyer dans un verre de vin bouchonné.

Tu espérais tout de même qu’elle comprenne que ce n’était qu’une boutade, qu’elle ne te juge pas trop rapidement, tu ne te décrivais pas comme un sale type. Dans le fond, tu ne lui en voudrais pas si elle ne t’accordait pas sa confiance, ses blessures du passé l’avaient rendue quelque peu farouche. Tu n’étais qu’un pauvre type qu’elle connaissait depuis une poignée de minutes.


Elle semblait perdue face à ton expression qui changeait. Comme si elle s’en mordait les doigts de t’avoir posé la question, d’avoir été curieuse. Mais tu es trop bon Alois, tu ne lui en veux pas, tu ne lui dis rien. Tu séchais simplement les larmes qui perlaient au coin de tes yeux en la gratifiant d’un sourire. Ô douce créature que tu es Alois. Tu secouais légèrement la tête pour lui dire que tout allait bien, que ça n’était pas grave.

Tu ne lâchais pas sa petite main alors qu’elle vidait son sac, tu l’écoutais sans mots dire. Elle était bien dure avec elle-même, après tout, s’il l’aimait lui aussi, de tout son être, il n’aurait eu que faire de sa maladie, mais tu jugeais bon de ne rien dire. Tu ne voulais pas remuer le couteau dans la plaie, lui faire plus de peine aurait été terrible. Elle essayait tant bien que mal de ravaler ses larmes amères alors qu’elle évoquait ses regrets qui la rongeaient. Elle posait sa tête contre ta poitrine, tu posais ta main libre sur sa petite tête, pour calmer ses maux, soulager sa peine et essayer de sécher les larmes de la douce Illyasviel.

- Ne t’inquiète pas, ce n’est pas grave. Ça m’a un peu soulagé d’en parler.

Ta question n’avait guère l’air de lui plaire, un peu à fleur de peau. Ce qui était compréhensible, des retrouvailles qui ne s’étaient pas bien passées, pas comme elle le souhaitait. Pauvre petite chose. Ton pouce caressait le dos de sa main, tu ne savais quoi dire, tu te contentais simplement d’agir. Parce qu’elle avait l’air troublée, contradictoire, partagée entre l’amour et la rancune. Tu comprenais sa réaction, c’était naturel. Sa question t’interpellait, tu perdais ton regard dans le vide quelques secondes avant de prendre parole. Cette fois ci, les larmes ne montaient pas, étrangement.

- Si je la revoyais ? Beaucoup trop de choses me viennent en tête.
Tu marquais une courte pause. Je pense que je lui dirais combien elle m’a manquée, que je suis heureux de la retrouver. Je lui raconterais tout ce qu’elle a raté pendant ces huit ans pour peut-être prendre mon courage à deux mains et lui dire que je l’aimais.

A t’entendre tu avais l’impression d’être le chien fidèle qui attendait patiemment son maître pendant bien trop longtemps, qui avait fini dans un piteux état pour finalement le retrouver tout heureux. Tu plongeais ton regard dans celui de la jeune fille. Ce quelque chose dans son regard, tu te souvenais finalement d’où tu le connaissais.

- Tu peux me prendre pour un fou mais je vois dans ton regard cette petite étincelle de vie. Et je ne sais pourquoi, il me fait penser à mon petit frère avant que je ne quitte Dresde. Je dois retrouver une part de lui en toi, je ne saurais dire.

Un rire gêné se faisait entendre. Tu pensais passer pour un fou à dire ça.


HRP:
 

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Message Dim 12 Mar - 17:34


ALONE

Plus le temps passait, et plus les langues se déliaient. Tu t'étais vraiment adoucie, tu ne jouais plus de l'arrogance et de la froideur, et cela était bien rare. Mais, il était presque agréable de te délivrer un peu, toi qui avait l'habitude de tout intérioriser. Tu te sentais presque apaisée. Et cela s'expliquait par une simple raison : vos existences bien trop similaires. Vous ne pouviez que trop bien vous comprendre. Puis, même si tu ne le montrais pas, toi aussi tu étais plutôt empathique.

- Je comprend la tienne aussi.

Un léger sourire. Finalement ta journée était pas aussi mauvaise que tu l'imaginais. La présence d'Alois t'empêchait de ressasser le passé, de chercher à comprendre pourquoi Varyan t'avait abandonné de nouveau, et surtout, pourquoi tu ne le comprenais plus. Pourtant, tu avais toujours souhaité son bonheur, bien plus que le tien. Mais tout était fini. Il t'avait trahie de nouveau et tu ne le pardonnerais pas de sitôt. Enfin, c'est ce que tu pensais Illyasviel. Tu savais qu'au fond, les choses ne passeraient pas comme tu l'avais prévu lorsque tu le croisera de nouveau.

Tu l’as toujours été, empathique envers les autres, à refouler ta souffrance. Au fond tu voulais que ton entourage soit heureux, c’était le plus important. Il y avait ce quelque chose chez elle qui t’avait poussé à la voir, alléger son cœur, l’aider à extérioriser tout ce poids qu’elle avait gardé sur ses frêles épaules. Tes traits se détendaient davantage. Elle n’avait pas tort sur un point.

Tu voulais tant lui faire confiance, après tout, tu te retrouvais en lui. Mais ça, ce n'était pas possible. Il allait sûrement te falloir beaucoup de temps.

- Moi je n'ai rien dans quoi me noyer, malheureusement. Dans mon état, je n'ai plus grand chose pour m'apaiser.

Tu n'étais plus vivante, de ce fait tu ne ressentais plus la douleur. Tu ne ressentais plus la douleur de te priver de nourriture, ni celle de martyriser ton pauvre corps. S'il savait tout ce que tu t'étais infligé, peut-être te prendrait-il pour une folle ?

Tu t'en voulais un peu de lui avoir posé une telle question. Tu aurais probablement réagis de la même façon si c'est lui qui t'aurait posé la question. Alois n'avait pas l'air de t'en vouloir, ce qui ne pouvait que te rassurer. Tu n'aimais pas te montrer trop intrusive. Tu n'aimais pas montrer celle que tu étais vraiment.

Tu ne pouvais pas t'empêcher de pleurer à chaque fois que tes pensées allaient vers lui. Tu étais vraiment pathétique, n'est-ce pas Illya ? Lorsque le jeune homme posa sa main sur ta tête, tu ne pus te sentir qu'apaisée, peu habituée à ce genre d'attention. Tu te frottas énergiquement les yeux, tenta vainement de lui sourire.

- Moi aussi, je ne pensais pas que cela faisait autant de bien de parler... Et de trouver quelqu'un qui nous écoute. Je n'ai jamais eu la chance d'avoir quelqu'un à qui me confier vraiment. Varyan est parti si vite...

Tu étais partagé entre l'amour et la rancœur. Tu prétendais ne jamais pardonner ses actes, mais que ferais-tu si tu venais à le revoir Illya ? Ça, tu n'en savais rien. Lui aussi, n'avait pas l'air sûr de ce qu'il ferait.

- Moi aussi, je ne sais pas ce que je ferais. J'ai beaucoup de choses à lui dire. Que je l'aime, qu'il me manque. Mais aussi qu'il est un parfait imbécile. Et qu'il ne comprend rien.

Ton regard se perd dans le sien, caressant à ton tour doucement sa main :

- Tu l'aimais, ce n'est plus le cas désormais ?

Tu voulais savoir. Savoir si le temps te permettrait d'oublier les sentiments que tu avais à son égard. Ils étaient bien trop lourds à porter.

- Je ne te prendrais pas pour un fou. Mais tu sais, je ne pense avoir cette petite étincelle de vie dans les yeux. Sinon, je n'aurais pas moi-même mit fin à mes jours.

Tu ne quittes pas ses yeux, guettant la moindre de ses réactions :

- C'est toi qui droit me prendre pour une folle maintenant.

Codage fait par Corpse²
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Invité
Message Mer 29 Mar - 22:16
Bitter tears


Tu comprenais sur un point qu’elle n’avait rien, qu’elle n’avait pas de quoi s’aider à oublier certaines choses – contrairement à toi le pauvre gars qui se noyait dans les fonds de verres, Cela risquait d’être compliqué pour elle. Mais le soir, tout comme Alina, elle devenait tangible et visible des autres. Elle pouvait s’adonner à quelques activités, peut-être n’en avait-elle tout simplement pas envie. Tu n’en savais rien après tout, tu ne la connaissais que depuis quelques minutes. Bien assez peu pour tout savoir d’elle, comment l’aider ou même comment Pourtant, il y avait ce quelque chose en toi lorsque tu la voyais. Cette petite pointe de douceur. Était-elle souvent quelque part à se morfondre ? Être l’ombre d’elle-même ? Elle était sans doute rongée par bien des regrets, se laissait-elle couler dans ce torrent d’émotions lorsqu’une nouvelle journée commençait ? Pauvre petit. Créature farouche.

Sans doute que la douce Illyasviel changera avec le temps. Précieuse chose.

Elle séchait ses larmes, en tentant de sourire. Il semblait moins sincère, peut-être parce qu’elle était encore attristée, sous le coup des émotions. Mais elle semblait bien mieux, comme libérée d’un poids qui pesait sur ses frêles épaules, elle était comme rayonnante désormais. Eblouissante. « Si tu me recroises et que tu voudras parler de quoi que ce soit, je serais là. » Un grand sourire se dessinait sur tes lippes, chaleureux, bienveillant. Tout comme toi, elle ne savait pas vraiment ce qu’elle ferait si elle le revoyait. La blessure était bien plus vive pour elle, plus profonde, leur dernière rencontre avait sans aucun doute remué le couteau dans la plaie qui ne souhaitait guère se refermer. A sa question, tes lèvres se pinçaient légèrement. Entre temps tu as grandi, tu as vu d’autres choses. Tu as longtemps douté de tout, de toi, tes sentiments. « Avec le temps j’ai oublié, au début je n’arrivais pas à garder une relation stable par ma faute. J’étais sans doute un peu stupide aussi. » Tu riais à ta propre remarque qui n’était pas totalement fausse.

Et puis plus rien, ils se sont effacés. Disparus.

Tu écarquillais les yeux à sa remarque. Cherchant délicatement tes mots, tu déglutissais avant de parler. « Je ne te jugerais pas sur ce que tu as fait. Parce que tu l’as sans doute fait parce que ça te semblait mieux comme ça. Mais pourtant je vais te dire quelque chose Illyasviel. Même si tu es morte, lorsque tu souris, tu parais bien plus vivante. » Elle était étincelante, lui rendre le sourire, un peu d’espoir, ça réchauffait un peu plus ton petit cœur. Tu lui souriais pour demander « Tu n’as jamais eu envie de faire quelque chose que tu n’as jamais eu l’occasion de faire ? » Ce n’est pas comme si elle manquait de temps désormais. Elle en avait autant qu’elle le voulait, malgré que les circonstances soient regrettables. « Peut-être qu’un jour, on pourrait faire quelque chose que tu souhaitais faire. Enfin si tu veux. » Tu es bien trop gentil Alois, bien trop bon. Tu te fera bouffer un jour, parce que tu auras tendu la main à un profiteur. Tu t’en mordras les doigts ce jour-là, tu le regrettera.



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