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mauvais esprits {Céleste}

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Ame
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Message Dim 2 Juil - 12:08

T
u avais toujours eu du mal à se lier d’amitié avec autrui. En effet, tu étais si désespérée, que tu repoussais systématiquement toute personne tentant de t’approcher. Pourtant, quelqu’un avait réussi à t’apprivoiser, à capter ton attention.

Céleste

C’était également une âme, une âme blessée et trahie par un homme. Vous aviez des tas de points communs, et au fond tu l’enviais Illya. Tu l’enviais parce qu’elle, elle était forte. Elle arrivait à faire face à tous ces problèmes, et à nourrir l’espoir de se venger un jour. Ô Illya, comme tu aimerais être aussi forte. C’est pour ça, c’est pour ça que tu lui avais demandé de l’aide : Tu voulais être plus forte, toi aussi tu voulais te venger…

De Varyan
De cet imbécile qui t’avait abandonnée, livrée à ton triste sort.


Comme tu te sentais trahie Illyasviel, comme tu te sentais seule, toi que cette foutue planète n’avait pas épargnée. Comme tu désirais disparaître, afin de te libérer de tous ces maux. Mais ce n’était pas possible. Personne n’était capable de répondre à ta demande. Malheureusement.

Assise sur un banc, à remuer le passé, tu attendais. Céleste t’avait proposé d’aller t’amuser dans un parc d’attraction, tu n’avais jamais eu l’occasion d’en visiter de ton vivant. Alors, tu étais plutôt excité à l’idée de tester des manèges, toi qui ne connaissait rien au monde extérieur. Puis, pour toi, c’était aussi l’occasion de te changer les idées.

Dès que tu aperçus ton amie arriver au loin, tu courras vers elle, lui souriant. Tu étais tellement pressée de tester tous ses manèges. Tu t’agrippas à son bras, pointant les montagnes russes, puis plusieurs autres manèges :

▬  J’aimerais bien monter là-dedans ! Oh ! Et là aussi ! Puis là !

C’était une première pour toi, tu voulais donc tout essayer. Varyan t’avait promis de t’y emmener un jour, mais tu ne comptais désormais plus sur lui. Ce n’était qu’un traite, un imbécile sur qui tu ne pouvais pas compter. Tu secouas la tête, le chassant de tes pensées :

▬  Merci de m’avoir emmenée, j’ai jamais pu faire ça de mon vivant, je ne suis jamais vraiment sortie de l’hôpital… Ça me fait plaisir tu sais. Que tu m’aies proposé, que tu t’intéresses à moi.

C’est vrai que tu avais souvent été seule, que ce soit de ton vivant, ou après ta mort. Tu n’avais pas rencontré beaucoup de gens, et tu n’avais pas revu la plupart d’entre eux depuis belle lurette. Il n’y a qu’avec Eva et Céleste que tu avais encore un contact régulier. Les autres t’avaient probablement déjà oubliée, toi qui étais si insignifiante. Perdue dans tes pensées, tu marchas jusqu’au premier manège, tout en jouant nerveusement avec l'une de tes mèches de cheveux :

▬  Tu as de la chance d'être aussi forte... J'aimerais être comme toi... Pouvoir me venger...

C'est vrai.
Tu étais si faible, Illyasviel.

ft Céleste || juillet 2017

(c) Euphemia
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mauvais esprits {Céleste}

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Ame
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Message Dim 2 Juil - 14:11

Mauvais esprits



feat Illyasviel.




Un parc d’attraction. C’était quelque chose que j’avais toujours adoré lorsque l’Homme me voyait nettement. Maintenant, je suis invisible. Aux yeux de presque tous. Ces foutus traqueurs n’arrêteront jamais de guetter le moindre geste maladroit d’une âme qui la rendrait à sa merci.


Tranquillement,
Je me dirigeai vers cet endroit
Un sourire collé aux lèvres.


À ma vitesse, je risquais d’en avoir pour plus de cinq jours avant d’arriver à ce parc. Je décidai par conséquent d’accélérer le pas. Je ne courais pas, je marchais plus vite. N’était-il pas primordial de garder en tête que nous puissions nous faire capturer à tout instant ? Quoique cette journée pourrait nous offrir ; je me devais de protéger Illyasviel des traqueurs s’ils avaient la désobligeance de s’amener au parc.

L’amitié nous fait prendre des risques que nous ne pourrions jamais soupçonner en temps normal. Une fois devenu âme ; nous nous rendons compte de tout ce schmilblick qu’est ce mot si délicat et à la fois si hostile. “ Amitié. ”


Je la voyais,
Assise sur un banc
À se noyer dans ses pensées.


Elle souffrait de jour en jour. Certainement. Elle devait oublier, se venger. Comme moi. C’était la meilleure manière de vivre en paix ; même sur Terre.

Que pouvais-je faire pour l’aider ? La conseiller ? Mais pendant combien de temps ce manège dura ? Peut-être se voilait-elle la face en espérant au fond d’elle que cet être reviendrait près d’elle. Étrangement, il serait préférable qu’elle rejoigne le Paradis. Là-bas, elle pourrait le revoir. Lui parler, rire à ses côtés. Mais…


C’est égoïste de ma part.
J’aimerais qu’elle reste
Parce qu’elle me manquerait.


Cette amitié que j’ai avec cette jeune fille comptait énormément pour moi. Je n’avais pas envie de la perdre. Ni l’amitié, ni elle. Même si mon principal objectif sur Terre était de me venger de cet assassin ; je serais prête à offrir mon âme aux traqueurs pour qu’elle puisse profiter de cette nouvelle vie.

Après tout, en nous laissant ici, la Faucheuse n’avait fait que nous offrir cette vie. Errer sur Terre n’était pas ce qu’il y avait de plus plaisant ; croyez-moi. Mais il était agréable de s’y promener lorsque nous avions des amis. De véritables amis. Âme ou non.


Je la vis courir jusqu’à moi,
Un magnifique sourire
Décorant ses lèvres.


Douce Illyasviel. Ce monde n’aura pas été tendre avec toi. Ce monde est abominable. Il ne devrait plus exister. L’Homme ne sert plus à rien et la Faucheuse se retrouve dans l’incapacité de nous emmener jusqu’au Paradis, notre lieu de repos. Elle s’est bien vite sentie obligée de nous apporter des ennuies. Ces fichus traqueurs. Ils me rappellent cette fameuse saga très populaire du nom de Harry Potter. À l’intérieur, il y avait des traqueurs. C’est amusant de constater que ces deux mots se rapprochent.


Elle paraissait si innocente
Lorsqu’elle me montrait les différents manèges
Qu’elle souhaitait tant faire.


Je ne pouvais qu’esquisser un grand sourire face à la gaieté de Illyasviel. Elle était adorable, dans ces moments-là. Sa dépression disparaissait et elle retrouvait un semblant de joie. J’acceptais de me rendre dans chaque attraction qu’elle souhaitait faire. C’était sa première fois, ici. Moi, non. Je m’étais rendue à plusieurs reprises dans des parcs d’attractions. Mais disons que la vie avait été plus tendre avec moi.

Est-ce qu’une mort prématurée pouvait être considérée comme étant plus tendre qu’une mort par maladie ? Suivant l’âge, oui. Elle était jeune, à sa mort. Moi, je n’avais que vingt-deux ans. J’avais toute la vie devant moi, j’aurais pu en profiter. Mais j’ai choisi une mauvaise fréquentation. Hors, elle, elle a subi cette maladie. Elle n’en a jamais voulu.

Je m’intéresserai toujours à toi, Illya. Si être ici te fait plaisir, alors ça me fait plaisir aussi ! Ton sourire est plus joli à voir que la tête des enfants le jour de Noël.

Noël. Nous pourrions le fêter entre âmes. Pourquoi pas. Seulement, cela ferait un regroupement de proies faciles et les traqueurs en profiteraient pour nous attraper comme des mal propres.

Je la trouvais soudainement nerveuse ; elle triturait une mèche de ses cheveux en marchant jusqu’au manège qu’elle souhaitait faire en premier. Je la suivais, l’observais. Elle s’autorisa quelques phrases à mon égard. Elle m’avoua que j’étais chanceuse d’être autant forte. Merci. Elle souhaiterait être comme moi. Se venger, elle aussi.

Illyasviel. J’étais navrée pour elle. Elle était si jeune, si pure. Elle a connu un sort terrible. Elle ne le méritait pas.


La Vengeance est un plat
Qui se mange froid.
Pourtant, il est capable
De nous brûler.


Il était de mon devoir de la conseiller. Elle était déprimée, démoralisée. Elle ressassait constamment le passé. C’était mauvais pour sa santé, pour son moral. Si elle continuait à penser ainsi, elle risquait de se mettre inconsciemment en danger. Je devais choisir mes mots, les peser, avant de les employer. Ne pas être brusque envers une jeune fille dépressive était important pour lui parler.

Tu souhaiterais te venger de lui ? Dis-moi, Illya. Que donnerais-tu pour le revoir, le toucher, lui parler ?

Je devais savoir. À mon humble avis ; sa réponse pourrait trahir sa phrase. Se venger, oui, mais à quel prix ? Serais-tu prête à te mettre en danger, à tourmenter autant que tu le peux sa famille ? Cette même famille avec qui tu t’entendais bien ? Pourrais-tu effrayer ce monstre qui ne fut pas courtois à ton chevet ?


La vengeance pourrait
La brûler.
Elle devait être prudente.


Si, à mon tour, j’avais juré de faire subir à mon assassin toute ma colère ; elle, serait-elle réellement prête à faire vivre un calvaire à autrui ? Elle qui me paraît sans cesse douce et tendre. Sans difficulté, je pourrais l’assimiler à une poupée faite de porcelaine. C’est magnifique à vu d’œil, c’est lisse et merveilleux. Pourtant, ça effraie beaucoup de personnes. Peut-être que Illyasviel cachait bien son jeu et qu’elle pouvait se montrer aussi effrayante qu’un personnage de film d’horreur.
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mauvais esprits {Céleste}

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Ame
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Message Dim 2 Juil - 16:35

T
u avais toujours rêvé de visiter un parc d’attraction, mais tu n’en avais malheureusement jamais eu l’occasion. Effectivement, ton état de santé s’était si vite dégradé, tu n’avais jamais eu l’occasion de vivre pleinement, de profiter de ce Monde que tu ne connaissais que trop peu. Oui, tu n’avais pas eu de chance Illya, la vie ne t’avait pas épargnée. Et tu lui en voulais, tu lui en voulais d’avoir était aussi cruelle avec toi. C’est que tu n’avais pas été épargnée, tu te demandais souvent ce que tu avais bien pu faire pour subir tous ses malheurs : ta maladie, l’abandon de Varyan, la solitude, l’incompréhension de tes parents… Comme tu pouvais maudire ta pathétique existence.

Tu te demandais si souvent : pourquoi. Pourquoi toi ? Pourquoi pas une autre personne ? Il y avait des tas de mauvaises personnes, des gens qui méritaient de souffrir bien plus que toi. Alors, pourquoi ? Pourquoi est-ce c’est toi que le destin avait choisi ? Tu n’avais jamais rien fait à personne, tu n’avais jamais été mauvaise. Et voilà le résultat. Voilà ce que ta gentillesse, ce que ta faiblesse t’avait apportés. Mais c’était fini maintenant. La gentille Illyasviel était bel et bien morte et enterrée. Terminé la clémence. Tu devais te venger. Oui, tu devais le faire souffrir comme lui t’avais faite souffrir. Pourtant, tu ne le détestais pas, loin de là. Tu l’aimais, de tout ton cœur, de tout ton être, lui qui t’avait tant protégée. Mais cela ne pouvait plus durer. Tu n’en pouvais plus de toute cette souffrance, tout ça parce qu’il n’était qu’un lâche.

Tu devais devenir comme ton amie, forte, une âme vengeresse. Même si cette idée te déplaisait. Tu n’avais jamais aimé faire du mal aux autres, et tu détestais l’idée d’avoir à le faire. Mais tu n’avais pourtant pas le choix. De toute façon, tu te haïssais déjà, cela ne changeait rien.

Tu étais heureuse que Céleste t’ait proposé de venir ici, toi qui ne connaissais rien à la vie. C’est vrai que vous risquiez de vous faire attraper par un traqueur ici. Mais qu’importe. La vie vous offrait une seconde chance, il fallait en profiter, comme te l’avait conseillé cet imbécile. Puis, tu protégerais Céleste, coûte que coûte. Elle avait un véritable objectif comparé à toi. Tu ne pouvais pas laisser un traqueur l’attraper avant que sa vengeance soit réalisée. C’était rare que tu t’attaches autant à quelqu’un Illya… Rare que tu sois prête à prendre autant de risques pour quelqu’un, toi qui t’étais promis de ne plus jamais t’attacher à personne, tu ne regrettais pourtant pas d’avoir rencontré Eva et Céleste, tu les aimais de tout ton cœur, tu étais prête à tout pour elles. Dire qu’il avait fallu attendre ta mort pour que tu réussisses enfin à te faire des amis.

Tu ne pus t’empêcher de sourire en voyant ton amie arriver, tu courras vers elle, oubliant l’espace d’un instant toute cette souffrance. Tu devais vraiment te venger, passer à autre chose… Et arrêter d’attendre vainement chaque jour son retour. Cela n’arrivera jamais, et au fond tu le savais. Mais c’était plus fort que toi. Comme tu pouvais détester cet amer sentiment qu’est l’amour parfois. Il avait beau apporter le bonheur à la plupart des personne le connaissant, toi il ne t’apportait que malheur. Tu ne connaissais que ça, au fond. C’est peut-être pour ça que tu espérais tant voir disparaître ce monde stupide. Il n’avait jamais rien fait pour toi après tout. Même lors de tes derniers instants, lorsque tu pensais enfin trouver le repos. Désormais, tu ne pourrais plus jamais le trouver, les traqueurs étaient partout, prêts à tout pour vous attraper… Vous viviez dans la peur.

Mais aujourd’hui tu devais pensais à autre chose, profiter de cette chance afin de faire tout ce que tu n’as jamais pu faire. Tu étais vraiment excitée à l’idée de grimper dans ces montagnes russes, tu avais toujours aimé les sensations fortes, même si tu ne les avais jamais vraiment expérimentées. Au fond, tu voulais aussi aider Céleste, à penser à autre chose que sa vengeance. Elle aussi devait souffrir, trahie par l’homme qu’elle aimait… Tu ne pouvais que comprendre ce qu’elle pouvait bien ressentir.

▬ Tu sais, c’est rare que quelqu’un soit si gentil avec moi, je n’ai pas l’habitude… C’est pareil pour moi tu sais, je suis heureuse si toi aussi tu l’es… Si je souris c’est uniquement grâce à toi !  

Noël, tu n’avais jamais eu vraiment la chance de le fêter. Tu en avais eu des cadeaux, là n’est pas la question… Mais, tes noëls étaient si tristes, seule, dans ta chambre d’hôpital… Mais qui sait ? Cela sera peut-être différent cette année ? Peut-être que Varyan reviendra et qu’il le fêtera avec toi comme il te l’avait souvent promis.

Non, Illya.
Ne commence pas à espérer quelque chose de lui.
Tu seras vite déçue.
Après tout, votre relation n’est basée que sur des promesses qu’il ne tiendra jamais.
Ce lâche qui avait préféré fuir plutôt que de t’aider


Tu secouas la tête, en soupirant. Non, si tu devais passer Nöel avec quelqu’un cette année, ce serait avec Céleste et Eva. Lui, s’en fichait de toi, de tes sentiments. Enfin, c’est que tu croyais.

Tu devais vraiment devenir forte, afin de pouvoir chasser enfin toutes ses mauvaises pensées de ton esprit. Comme tu enviais Céleste, toi aussi tu voudrais te venger, seulement tu avais peur de ne pas en avoir la force. Et ça, Céleste l’avait bien compris. Tu donnerais n’importe quoi pour le revoir, effleurer sa peau blême… Tu l’aimais, bien trop pour parvenir un jour à te défaire de ce premier amour. Comme tu aimerais pouvoir sentir sa peau contre la tienne, plonger ta tête dans son cou, passer tes lèvres aux siennes. Ô Illya, tu l’aimais à en crever. Comment pourrais-tu te venger ? Tu secouas la tête, ayant bien trop honte de penser à de telles choses :

▬ Je l’aime tu sais… Je l’aime tellement …

Tu cachas ton visage, rougi par la honte :

▬ Je donnerais n’importe pour le revoir, pour qu’il me comprenne, pour qu’il partage les mêmes sentiments que moi…  

C’est pour ça que tu ne pourras jamais te venger Illya, tu es encore bien trop obnubilée par lui, tu ne fais qu’espérer son retour en vain :

▬ Mais il a fait des erreurs, et pour ça il doit souffrir. Il doit souffrir comme il m’a fait souffrir. Je veux qu’il comprenne, à quel point il m’a brisé. Il ne sait pas tout ce que j’ai subi, seulement…

Les larmes commençaient à te monter aux yeux, tu te mordis la lèvre inférieure, tentant de retenir tes sanglots du mieux que possible :

▬ Comment pourrais-je me venger alors qu’il est mort par ma faute ?! C’est pour moi qu’il est mort… Pour me sauver du cancer… Comment je pourrais faire Céleste ?.. Comment faire pour me débarrasser de mes sentiments… A cause d’eux je suis si impuissante… Tu ne peux pas savoir à quel point je me déteste pour ça.

Tu n’étais pas méchante, tu ne savais pas comment faire. Tu détestais faire du mal aux autres, ce serait bien trop compliquée pour toi de te venger, empathique comme tu étais :

▬ Et je ne sais même pas quoi faire pour me venger, ni même si j’y arriverais… Mais je serais prête à tout pour y arriver.

Tu te demandais bien comment elle avait pu faire, pour devenir aussi forte, pour désirer autant se venger de la personne qu’elle tant aimé. Tu attrapas soudainement sa main, liant tes doigts aux siens, plongeant tes yeux dans les siens. Varyan avait souvent prit ta main pour te rassurer. Et il n’avait jamais compris à quel point ce geste pouvait te rassurer, puisqu’il avait préféré risquer sa vie plutôt que de rester à tes côtés, toi qui était si seule, toi dont le cœur était meurtri, martelé par des sentiments que tu ne comprenais pas. Tu es une coquille vide et froide Illya, brisée de l'intérieur. Un vide meurtrier a pris possession de ton cœur, désormais, tu n'es plus rien. Tu n'es plus qu'un pantin, aux mains de ton chagrin.

Enfin, tu n'étais pas venue ici pour souffrir (okay mdr), tu frottas énergiquement tes yeux, souriant vainement à ton amie :

▬ Et si on les essayait ces montagnes russes ?

Vous deviez profiter de cette journée après tout.
ft Céleste || juillet 2017

(c) Euphemia
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mauvais esprits {Céleste}

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Message Dim 2 Juil - 19:09

Mauvais esprits



feat Illyasviel.




“ Je suis heureuse si toi aussi tu l’es… ” Cette adolescente réussira toujours à me toucher, à me faire comprendre que l’amitié est un sentiment plus qu’important que la haine, la vengeance. Pourtant, je n’arrivais pas à me détacher de mon objectif. “ Si je souris, c’est uniquement grâce à toi ! ” Ces doux mots résonnaient encore à l’intérieur de mon cerveau. Ils ne voulaient plus partir. Je me sentais heureuse de la faire sourire. Je la préférais souriante que déprimée.

Vous savez… derrière sa dépression, Illyasviel est une jeune fille resplendissante qui a beaucoup de sujets en réserve. Elle est magnifique. C’est une rencontre que j’aurais souhaité faire de mon vivant. Mais, je suis morte et elle l’est aussi. Pour des raisons si éloignées, si différentes. Un crime ; une maladie.


S’il doit payer
Pour son crime ;
l’ami de Illya doit payer
Pour son abandon.


Ce fut sans surprise. J’avais vu juste. Elle serait dans l’incapacité de se venger de lui en conversant cet amour si pur. C’était douloureux. Je comprenais sa peine. Aimer un homme et se faire trahir par lui. Il m’a poignardé. Elle, il l’a abandonné. Un homme n’est fait que de cruauté. Il se sert des autres pour venir à ses fins, comme avec moi. M’avait-il aimé, ce copain que je trouvais charmant et intelligent auparavant ?


Une adolescente qui aimait,
Une adolescente qui ne pouvait
Se venger face à l’amour de sa vie.


Illya, ma belle ; tu n’as pas à avoir honte de quoique ce soit.

L’Amour avait encore frappé. L’Amour avait fait une victime. Cupidon s’en était pris à Illyasviel sans avoir conscience de l’impacte qu’aurait sa flèche. Le filtre d’amour n’était pas présent. Elle était empoisonnée et elle avait traversé le cœur de ces deux innocents. Si cet abruti de Cupidon se trouvait en face de moi, j’encouragerai cette enfant à se débarrasser de lui, à l’égorger, à l’assassiner de la manière qu’elle souhaiterait. Pour lui montrer que les flèches empoisonnées peuvent nous coûter la vie.

Son prix était sûrement fixé. N’importe quoi ? Ces trois mots, ces douze lettres, étaient dangereux. Quelle est l’importance de ces mots ? Un “ n’importe quoi ” équivaut-il à un “ je tuerais pour il / elle ” ? Dans son cas, elle paraissait sincère et ces douze lettres égalaient sans doute n’importe quelle phrase.

Un amour réciproque, elle voulait. Dans l’incapacité de se venger, elle l’était. Si son désir était de le voir afin de rendre ses sentiments réciproques ; elle ne pourrait jamais se venger de lui. Elle devait faire abstraction de ça, de cet horrible sentiment qui fait battre notre cœur au même rythme que celui de notre fichu copain.


Mon passé
Ne fait que parler à ma place.
Je suis condamnée
À le haïr.


Souffrance pour souffrance. Elle qui avait souffert des actes de cet homme, elle qui avait souhaité l’avoir à ses côtés ; le voir avant de rendre son dernier souffle. Déterminé à la sauver, il n’avait certainement pensé qu’au futur. Il aurait dû faire l’impasse sur la maladie de Illyasviel. Il devait seulement l’accompagner durant cette souffrance, rien de plus.

Vouloir se venger, car nous avons été brisées par des hommes. C’était les aléas de la vie. Une vivante aurait pu faire pire. Il l’avait brisé, il méritait son sort. Et comme à chaque histoire qu’on écrit, il y avait toujours ce fameux et détestable “ mais ”.

Mais elle ne pouvait pas se venger d’un homme mort pour elle. Elle considérait que le décès prématuré de son premier amour n’était autre que sa faute. Était-ce vrai ? Pensait-il la même chose, lorsque sa vie défila devant ses yeux ?


Elle semblait perdue,
Me demandant conseil.
Quel choix pouvait-elle faire ?
Amour, haine, vengeance.


Illyasviel avait besoin de faire taire ses sentiments, encore à la surface. Sa cicatrice n’avait jamais pensé. Malheur. Elle se trouvait impuissante à cause de son amour pour ce mort. Mais, ma belle, tu ne devais pas te haïr pour cela. L’Amour, en dehors des complications, est un sentiment magnifique qu’il est rare de revivre.

Tu te sens impuissante à cause de tes sentiments ? Oh, Illya, tu ne dois pas, je t’en prie. Les sentiments apparaissent comme bon leur semble. Ne te déteste pas pour une telle chose.


Prise au piège par Cupidon ;
Empoisonnée par sa flèche et
Abandonnée par cet amour.


Illyasviel ne savait pas ce qu’elle devait faire pour se venger. Tourmente-le. Si tu es prête à combattre tes sentiments, à faire face à cet amour disparu ; alors ressaisis-toi. Redeviens pétillante de joie, montre au monde entier que tu es de retour. Mais pour une raison bien particulière. Il comprendra ton objectif. Il saura que tu ne désires qu’une unique chose : te venger de son abandon.

La vengeance doit se faire en plusieurs étapes. La première est de le retrouver avant d’agir et de parler.

L’enflure qui me servait de petit-ami autrefois avait déménagé. Comme s’il savait que je reviendrais le hanter. À son, certainement, grand dam ; je l’avais retrouvé. Désirant ardemment le faire souffrir, lui donner cette impression de solitude, de trahison ; j’avais décidé de continuer ma vengeance jusqu’au jour où je me ferais attraper par un traqueur.

Elle lia nos doigts ensembles. J’étais étonnée par ce geste. Je n’ai jamais été tactile, un défaut qui m’avait énormément fait des tours lorsque mon copain me prenait dans ses bras. Il y a un unique jour où j’aurais dû me méfier de son étreinte. Cependant, je la laissais faire. Elle avait besoin d’une présence près d’elle, j’étais là. À côté d’elle. Je n’étais pas en chair et en os contrairement à des vivants, mais mon âme vivait près d’elle pour la soutenir dans sa démarche de vengeance.


Ce sourire décorant ses lèvres
Me paraissait
Vide.


Était-il l’œuvre
D’un chagrin d’amour ?


Je lui souriais et lui pinçais la joue de ma main libre. Elle devait se ressaisir au plus vite. Elle avait raison ; essayons les montagnes russes, amusons-nous. Je m’étais toujours demandée si ces montagnes russes avaient un quelconque lien avec la Russie. Étant décédée, je ne connaîtrais probablement jamais cette réponse. À moins de faire la connaissance d’un ruse, justement.


Les montagnes russes
Nous attendaient,
Nous désiraient.


Nous devions conquérir ce parc d’attraction en réalisant un maximum de manèges. C’était sa première fois ; elle devait être autant magnifique qu’un jour de mariage. Ce qui est amusant est sûrement le fait que nous ne connaîtrons jamais cet événement heureux. Que ce soit le mariage, ou une naissance. J’aurais voulu être maman, plus tard. Désormais, ce privilège ne m’est plus autorisé.

Les descentes sont formidables ! J’espère que tu aimes les sensations, Illya !

Lui avouais-je. Je n’avais jamais fermé les yeux durant un manège ; pourtant j’étais une véritable trouillarde qui aurait pu se pisser dessus à cause des descentes. Ces mêmes descentes qui arrivaient à faire des bonds horribles à mon cœur. Aujourd’hui, ce cœur a été transpercé. Il ne risquait plus de rester en haut des montés.

On se dirigeait vers les montagnes russes et on passait par la foule, traversant par les petits espaces qu’ils nous offraient. Nous arrivions bien vite vers le manège et nous fûmes contraintes d’attendre, comme tout le monde. La file d’attente n’était vraiment pas longue, cependant.

Le plus gros problème des parcs, c’est les files d’attentes ! C’est infernal. Surtout en été. On risque sous le soleil durant quinze minutes, à mourir de soif.


J’avais décidé de parler de ça
Pour l’aider à oublier.
Oublier son désir de vengeance.
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mauvais esprits {Céleste}

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Ame
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Message Dim 16 Juil - 20:11

A
u fond, il restait une part de l'ancienne Illya, dans cette adolescente désormais si froide et si rancunière. Celle qui avait toujours été si gentille, si prévenante. Elle détestait l'idée de ne pas parvenir à changer Illyasviel, celle de rester faible, insignifiante et de rien pouvoir faire. Comme elle pouvait maudire sa faiblesse. C'est vrai.

Elle se trouvait si pathétique à toujours remuer le passé ainsi, à courir après des chimères, espérer en vain un miracle qui ne se produira jamais... La petite âme se détestait tout simplement. Elle aurait préféré disparaître plutôt que de rester dans ce bas monde. Ce n'est comme si elle voulait continuer de vivre de toute façon. Elle n'avait connu que la souffrance et la solitude. Qui pourrait continuer de vivre ainsi, meurtri par tant de sentiments néfastes ?

Pas toi en tout cas, Illya

Regarde-la, Céleste. Incapable de te venger, elle qui est si gentille. Elle est incapable de blesser autrui Illya, quand bien même cette personne l'a brisé. Elle se demandait parfois : Pourquoi ? Pourquoi attirait-elle inlassablement des malheurs ? Pourquoi n’avait-elle jamais connu le bonheur ? Questions auxquelles elle ne trouverait sans doute jamais de réponses.

Pourtant elle voulait se venger Illya, faire comprendre à Varyan tout le mal qu’il lui avait fait. Mais c’est quelque chose qu’elle ne sera jamais capable de faire.

Parce que l’ancienne Illya existait toujours.
Mais elle devait disparaître.


Disparaître pour permettre cette vengeance si désirée, disparaître pour que cet amour si pur puisse s’atténuer. Parce qu’il était si douloureux. Ô oui si douloureux de connaître un amour à sens unique, d’être la seule à chérir le passé. Il lui fallait se débarrasser de ce fardeau. Désormais, pour Illyasviel, tous les hommes n’étaient que des êtres sans cœur qui prenaient malin plaisir à briser de pauvres jeunes filles innocentes.

Elle plongea son regard dans le tien Céleste, comme pour t’implorer de la libérer de tous ses maux qui la rongeait depuis déjà bien trop longtemps :

▬  Si, j’ai de quoi avoir honte. J’ai honte d’être aussi faible, de ne pas pouvoir faire face à mes sentiments. J’aimerais être capable de lui exprimer ce que je ressens, mais je ne peux pas. J’aimerais qu’il puisse comprendre, ressentir ma douleur. Mais c’est aussi impossible, parce que je suis trop faible. Tu ne peux pas savoir comme je me déteste. J’aimerais avoir la force de pouvoir tout envoyer balader, sans avoir à faire semblant. Sans avoir à éprouver des remords. Je ne veux plus de mon empathie, de ma prévenance. Je veux être insensible à la douleur des autres comme à la mienne. Je ne veux plus me soucier des autres, de ces gens qui ne représentent rien pour moi. Et j’aimerais être capable de pouvoir soutenir ceux que j’aime. Mais je suis incapable de tout cela. Parce que je suis faible !


Le dieu de l’amour était si cruel, n’est-ce pas Illya ? Après tout c’était aussi de sa faute si tu souffrais autant, si Céleste souffrait autant, et également si vous aviez perdu la vie. Et, c’était ça le pire. Qu’une personne que la petite âme appréciait – et Dieu sait que rares étaient celles-ci – souffrait. Les Dieux devaient être si mauvais, pour provoquer ainsi le malheur des autres et de l’admirer de là-haut, si perfides. Si seulement elle pouvait le leur faire payer à eux aussi. A toutes ses divinités inutiles, incapable d’apporter le bonheur, alors que leur rôle fut de protéger les humains.

Pourquoi avait-il fallu qu’il nourrisse le désir de te sauver ? Pourquoi s’était-il acharné pour te sauver, toi, toi qui n’était qu’un grain de poussière insignifiant de cet univers ? Elle se le demandait Illya, elle cherchait une raison, mais n’en trouvait aucune valable ;

Enfin si,
Elle en avait trouvé une.


L’amour, oui l’amour, ce même sentiment qu’elle éprouvait depuis tant d’année. C’était la seule raison logique après tout. Varyan n’aurait pas mis sa vie en danger pour une vulgaire amie d’enfance. Il avait tout foutu en l’air pour elle, sa vie, sa famille… Et pour cela, elle s’en voudra à jamais. Pourtant, tout ce qu’elle voulait Illya, c’était de l’amour, qu’il fut auprès d’elle jusqu’au bout, jusqu’à son dernier souffle. Ô, elle était perdue Illyasviel, perdue dans un torrent de sentiments qu’elle ne comprenait. Elle plongea ses yeux dans ceux dans son amie, un air implorant sur le visage :

▬  Dit… Tu crois qu’il m’aimait… ?

Elle ne quittait pas des yeux Céleste, larmes au bord des yeux :

▬  Parce que après tout, s’il ne ressentait rien pour moi…. Pourquoi aurait-il risqué sa vie pour moi ? Je ne comprends pas…

Elle joue machinalement avec l’une de ses mèches de cheveux, se mordant la lèvre en attendant une réponse. Elle redoutait, elle redoutait que Céleste ne pense pas comme elle. Qu’elle s’était encore une fois monté la tête toute seule. Elle redoutait, ô oui redoutait cette chute qui allait être beaucoup trop brutale pour elle. Baissant la tête, la jeune marmonna :

▬ Parfois j’aurais préféré ne plus rien ressentir…

Le retrouver ? Ça, Illya aimerait bien. Mais ce n’était pas si facile, le monde était si vaste. Puis, elle se demandait bien ce qu’elle pourrait faire pour se venger ? S’en prendre à sa famille ? Hm oui, cela semblait un bon début. Mais la jeune âme ne savait pas si elle serait capable de faire du mal aux personnes qui l’avaient vu grandir :

▬Tu crois que j’en serais capable ?

Aller, Illya, il était temps de s’amuser, de penser à autre chose ; après tout, Céleste ne t’avait sûrement pas invitée pour te voir ainsi dépitée. Elle se força à sourire, entraînant son amie vers les montagnes russes, celles qu’elle avait toujours rêvé de faire. Il était temps de profiter de cette nouvelle vie qui s’offrait à elle. Pour expérimenter toutes ses choses qu’elle n’avait jamais pu faire de son vivant, ainsi que de se venger, accessoirement.  Mais il y’a des choses qu’elle ne pourra jamais connaître Illya, comme le bonheur d’être mère ou de se marier.

▬ Oui,  j’ai toujours aimé les sensations fortes !

Comme elle regrettait Illya, de ne jamais pu connaître ses sensations de son vivant. Mais c’était trop tard pour les remords désormais. Puis après tout c’est elle qui avait décidé de mettre fin à ses jours, c’était sa faute.

▬ J’aime pas attendre en plus …

Gonflant les joues telle une enfant, Illya tourna son regard vers le ciel :

▬ Il fait chauuuud …

Elle sourit par la suite, prenant place dans le manège. Enfin, enfin elle allait se sentir vivante.

ft Céleste || juillet 2017

(c) Euphemia
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