Smile for me [PV Illyasviel]

Message Dim 2 Juil - 19:16


Smile for me

Feat. Illyasviel Eschenbrenner


Cette journée devait être relativement calme et sans soucis apparents.
Il n'y avait pas beaucoup d'âmes par ici, ou bien il faisait semblant de ne pas les voir. Ce pays glacial offrait de magnifiques paysages immaculés, pourquoi s'en priver ? De toute façon, déjà mort, il n'avait plus rien à perdre. Enfin, c'est ce que Vincent pensait. Fort heureusement pour eux, ils ne pouvaient pas -dans cet état- ressentir le moindre frisson. Aussi continua-t-il à errer sur cette fine couche de glace qui lui paraissait craquer sous ses pas. Ce n'était pas si mal après tout. Peu après son propre décès, le brun avait mis un certain temps à s'habituer à son nouveau travail auprès de la Faucheuse. Traquer les âmes n'était pas un boulot facilement imaginable par le commun des mortels, il fallait l'avouer. Pourtant, outre le fait de devoir continuellement faire la même chose à chaque nouveau mort venu, ce boulot n'était rien comparé à ce qu'ils pouvaient avoir vécu dans leur ancienne vie.

Vincent avait essayé de ne pas l'oublier, car ces souvenirs faisaient partie de ce qu'il était. Mais ils ne lui serviraient sans doute plus à rien désormais. Quel ennui... Il fit tournoyer sa paire de ciseaux autour de son index, comme si celle-ci n'était qu'un vulgaire outil. Un outil de travail certes, mais un Berserk tout de même. Sa prise se resserra soudainement dessus, arrêtant son mouvement, lorsqu'il l'aperçut. Encore elle ? Cette jeune fille aux cheveux clairs et à l'air mélancolique. Elle était assise à contempler les eaux gelées de l'Océan Atlantique. Comment voulez-vous capturer une âme avec un visage pareil ? Enfin, il aurait attendu que quelqu'un le fasse à sa place. Des traqueurs, il y en avait à la pelle dans ce monde.

- Encore là ? T'attends qu'on vienne te capturer ou quoi ?

Elle se sembla pas lui daigner un regard. Avec ses vêtements légers et son corps frêle, la jeune fille lui donnait l'air d'avoir froid. Pourtant, il savait que c'était impossible. Bon sang, pourquoi personne ne l'avait attrapée avant qu'il ne la trouve ici ? Il soupira et vint s'asseoir non loin d'elle. Si jeune et déjà dépressive. Quel dommage que la vie se soit arrêtée aussi tôt. Peut-être avait-elle laissé de grands projets inachevés du côté des vivants... Ou peut-être était-elle comme ça même avant de mourir.

Ses doigts tentèrent de toucher la poudreuse. Sans doute froid, très froid. S'il utilisait sa forme mortelle il le sentirait sûrement. Ne pas pouvoir le ressentir lui causait comme un vide en lui, de la même façon qu'il lui manquait quelque chose. Mais au final, n'était-ce pas préférable ? Les morts avaient assez souffert comme ça, plus besoin de ressentir quoique ce soit.

- Heureusement qu'on ne risque pas d'attraper froid.

Quels sont les aspects bénéfiques d'être mort ? Y avait-il quelqu'un pour répondre à cela ? Pourquoi ne pas tout simplement disparaître, cesser d'exister... Ce serait tellement plus simple. Mais c'en était hors de question. Ce serait admettre sa défaite en tant que vivant. Et en tant que mauvais perdant, il lui fallait reprendre sa revanche sur la vie. Perdre, perdre. Quelle résonance horrible. Tout ceux à qui l'échec les contentait ne méritait pas de le côtoyer, ils n'étaient vraisemblablement pas faits de la même trempe.

Pathétique. Misérable. Ses yeux sombres rencontrèrent ces orbes écarlates si tristes. Au lieu de trouver cela énervant, comme à son habitude, le Traqueur se surprit à... éprouver de la sympathie. Merde. Il n'avait aucune envie de la tourmenter, celle-ci nageait déjà dans le désespoir. Embarrassé par lui-même, il se pencha vers elle pour bien la regarder en face et lui demander des comptes. Après tout, c'est de sa faute s'il se sentait obligé de s'occuper d'elle... Se disait-il.

- J'peux savoir pourquoi tu tires cette tête ?

Ils étaient déjà morts... Qu'est-ce qu'il pouvait arriver de pire ?

EmYasmina
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Invité
Message Dim 2 Juil - 20:26


On a autant de chances de nuire à l'univers qu'on en a de l'aider, et on n'est pas près de faire ni l'un ni l'autre.


Illya n’avait jamais eu de chance, elle le savait désormais. C’est vrai, le monde ne l’avait pas épargnée, il s’était montré si rude envers elle. La jeune âme n’avait jamais vraiment connu le bonheur, la maladie l’ayant empêché de vivre sa vie pleinement. Illyasviel aurait pu profiter de cette nouvelle vie qui s’offrait à elle. Après tout, elle n’avait plus à supporter sa maladie, elle pouvait faire toutes ses choses dont on l’avait toujours privée. Toutefois elle n’en avait pas l’envie, parce que Varyan l’avait abandonnée.

Il l’avait abandonné, sans raisons valables. Et pour cela, la jeune âme lui en voulait énormément. Elle n’arrivait pas à comprendre pourquoi il avait fait ça, ils étaient si proches par le passé… Etait-ce parce qu’elle était responsable de son décès ? Parce que c’était parce qu’elle avait vu le jour qu’il avait perdu la vie ?

Non Illya, tu n’étais responsable de rien. C’était ton cancer l’unique responsable.
Et qui sait ?
C’était peut-être le destin ?


Elle ne savait pas Illya, elle ne savait plus quoi penser, plus quoi faire. Elle passait son temps à se morfondre, à pleurer sur cette trahison qu’elle jugeait impardonnable. Pourtant, s’il revenait vers elle, Illyasviel savait qu’elle mettrait ses remords de côté, qu’elle lui laisserait une seconde chance. Quelle idiote.

L’allemande avait beau se morfondre sans arrêt, elle profitait quand même de cette seconde chance qui s’offrait à elle, en voyageant, de pays en pays. Chose qu’elle n’avait jamais pu faire de son vivant. Puis, elle espérait retrouver son ami d’enfance ainsi, le retrouver et ne plus jamais le quitter, ô doux rêve de jeune fille. Pourtant, elle savait que cela n’arriverait jamais Illya ; Varyan ne voulait tout simplement plus d’elle, il l’ignorerait probablement à leur prochaine rencontre.

Ses pas l’avait conduite au Groenland, pays enneigé qu’elle avait toujours eu envie de visiter. Telle une enfant, Illya s’amusa à faire craquer la neige sous ses pieds, sautillant pour se déplacer., et attrapant quelques flocons qui virevoltaient doucement. Elle n’avait touché de neige de sa vie, elle n’avait pu qu’observer les paysages recouvert d’un voile immaculé de la fenêtre de sa chambre. Triste vie.

Après avoir longuement marché, l’allemande prit place une pierre recouverte de glace, observant longuement l’océan Atlantique. Elle n’avait jamais vu l’océan également. Le cancer l’avait privé de tant de choses, tant de choses qu’un enfant rêvait de voir. C’est probablement pour ça qu’elle avait perdu sa candeur et son innocence aussi rapidement, qu’elle était aussi déprimée désormais. Qui sait ? Elle se plongea encore dans ses pensées, l’air mélancolique. Varyan n’était pas ici non plus, où diable avait-il bien pu aller ? Pourquoi ne la cherchait-il pas lui aussi ?

Illyasviel fut soudainement sortie de sa torpeur qui lui semblait étrangement familière. LA dernière fois que cela était arrivé, c’était lorsque qu’elle avait retrouvé Varyan… La jeune âme se retourna soudainement, plongeant ses iris dans les yeux de son interlocuteur :

▬  Va… Varyan .. ?

Elle avait murmuré ça avec une voix douce et enfantine, un léger sourire sur ses fines lèvres. Elle désenchanta néanmoins bien vite. C’est vrai que ce jeune homme ressemblait quelque peu à son ami d’enfance. Mais il n’était pas Varyan. Elle baissa la tête déçue :

▬ Oui, peut-être. Peut-être que ce serait mieux que je disparaisse après tout.

Elle haussa les épaules Illya. Elle n’en avait que faire de cette vie maintenant que son amour avait disparu.  L’allemande perdit son regard dans l’océan, tandis que le jeune homme s’assit auprès d’elle. Qu’est-ce qu’il pouvait bien lui vouloir ? Elle était si insignifiante, il perdait sans temps. Celle-ci soupira :

▬  C’est vrai que les morts ne ressentent plus ce genre de choses, c’est bien dommage. La souffrance permet de s’endurcir après tout.

Combien de fois avais-tu pu t’infliger des sévices ?
Tu ne savais plus Illyasviel.


Elle se montra soudainement plus intéressée, fixant son interlocuteur de ses grands yeux :

▬  Qui es-tu ? Une âme ou un traqueur ?

Elle espérait secrètement qu’il était là pour l’emmener au Paradis, pour enfin mettre un terme à sa souffrance. A ta grande surprise, ce jeune garçon avait l’air d’éprouver de l’empathie envers toi Illya :

▬  Pourquoi ? Excellente question. Je me le demande souvent. Est-ce à cause de mon cancer ? Qui m’a forcée à rester enfermée toute ma misérable existence ? Est-ce parce que je suis responsable de la mort de mon ami d’enfance ? Qui a cherché à me sauver d’une mort certaine en fricotant avec la mafia ? Est-ce parce qu’il m’a abandonnée par la suite ? En me laissant seule, livrée à moi-même, avec un amour que je ne pourrais jamais satisfaire ? Non… Franchement, je ne sais pas. Qu'en penses tu ?

C’était rare qu’elle parle autant, estime toi heureux Vincent :

▬  Je suis Illyasviel, retient le je ne le dirais qu’une fois. Et toi ? Comment es-tu mort ?



(c) Euphemia
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Message Lun 3 Juil - 20:36


Smile for me

Feat. Illyasviel Eschenbrenner


La jeune fille restait vague quoiqu'il arrive.
A vrai dire, elle était encore dans son monde, peut-être ne lui parlait-elle pas vraiment. La souffrance permet de s'endurcir. Est-ce qu'un mort avait encore besoin de s'endurcir ? Si Vincent était un Traqueur à l'heure actuelle, c'est parce qu'il avait su se servir de ses blessures pour se maintenir encore debout. Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort, merci Nietzsche. Seuls les faibles se laissaient persécuter par les malheurs de la vie, un échec ni plus ni moins. N'était-ce pas inconcevable de perdre face à ça ? Il ne dit rien.

Elle voulait disparaître plus que quiconque, quelle aubaine. Raison de plus pour ne pas céder à ses attentes. Un éclat brilla soudainement dans ses yeux, et l'âme raconta plus de choses sur sa vie qu'il ne le pourrait en aussi peu de temps. Il l'écouta en silence. Visiblement elle n'avait pas eu quelqu'un à qui se confier depuis un petit moment. Sa vie semblait bien trop inachevée pour une jeune fille comme elle. Même si elle avait eu plusieurs vies, aurait-elle pu effacer tous ses regrets ? Le brun en doutait. Pourtant, malgré tout ce qu'il aurait voulu faire de son vivant, Vincent ne déprimait pas. Bien sûr qu'il avait des tonnes de regrets, mais que pouvait-il y faire désormais ? C'était trop tard, les aiguilles avaient avancées et il était mort.

Il se mordit la lèvre inférieure. Ce discours de défaitiste était insupportable. Perdre ne voulait pas dire Fin du jeu. Il était temps que quelqu'un le lui apprenne. Le ton employé lui paraissait si innocent, comme si elle ne le faisait pas exprès. Est-ce que c'était normal ? Normal de se heurter autant à un même obstacle ? Ennuyeux. C'était définitif, il ne l'enverrait certainement pas au Paradis sans qu'elle prenne sa revanche sur la vie. Personne n'allait l'y envoyer d'ailleurs, il s'en assurerait. Le problème étant qu'il n'avait pas vraiment envie de s'occuper d'elle, les responsabilités, très peu pour lui... Quel dilemme.

- Je vois que la vie n'a pas été tendre avec toi. T'as pas du sourire beaucoup de ton vivant... Tu crois pas qu'il est temps d'y remédier ? T'as encore le temps avant de disparaître. 

Maintenant que tu es morte, pas la peine de te prendre la tête avec tout ça...

Illyasviel. Quel prénom peu commun... Difficile à retenir aussi. Enfin bref, peu importe. Si son fameux ami d'enfance était mort, n'y avait-il pas des chances de le rencontrer à nouveau ? Si tant est qu'il ne fut pas déjà envoyé au Paradis ou ailleurs. Mais il fallait se rendre à l'évidence, il y avait l'hypothèse qu'elle ne veuille pas le retrouver. Simplement par peur du rejet, de le voir la rejeter de nouveau après être décédé. Au final, il ne connaissait pas grand chose à propos de cette histoire, mais ce qu'il savait, c'est qu'elle serait bien mieux un sourire au lèvres.

Le Traqueur sortit la paire de ciseaux de sa poche et recommença à jouer avec. S'il la capturait maintenant, et qu'il l'envoyait au Paradis, serait-elle heureuse ? Possible. Parce qu'il y a certaines personnes à qui partir sur une défaite ne les dérange pas. Sa main stoppa à nouveau le mouvement en bloquant les lames. Il était temps de faire les présentations correctement.

- Je suis un Traqueur. Ça, c'est mon Berserk.

Qui voudrait resté cloîtré dans un de ces trucs ?

Il avait volontairement ignoré sa dernière question. Ni même donné son prénom. En voilà une présentation correcte. Sa vie n'avait rien d'intéressant, et y penser l'embarrassait plus qu'autre chose. Quel goût cela lui rappelait-il ? L'amertume. Si vivre était un jeu, alors il avait effectué une très mauvaise partie. Mais il était là pour en relancer une après tout. Ça arrivait à tout le monde n'est-ce pas ?

Le jeune homme soupira longuement. Quoi maintenant ? Allait-il retourner taffer ? Peut-être pas non. Il se redressa et approcha son visage de celui d'Illyasviel. Hum, il était sûrement un peu trop près mais il ne s'en rendit pas compte. Décidément, gâcher cette petite bouille avec cet air maussade et ces yeux sans vie, y a pas idée. Le brun lui donna une petite pichenette sur le front.

- Essaye de sourire un peu. Être mort, c'est déjà assez déprimant, pas la peine d'en rajouter.

Certes, ce n'était pas en souriant que les choses allaient s'arranger, mais n'en sous-estimez pas le pouvoir. Vincent avait déjà été sauvé par l'un d'eux lors de son vivant et il n'était pas près de l'oublier. Enfin, être mort était une chose triste, sans doute, mais lui ne le ressentait pas comme cela. Pour dire la vérité, il ne voyait pas la mort comme quelque chose de mal, mais il ne pouvait pas nier le fait que cela causait énormément de souffrance. Mais à qui ? A ceux encore en vie.

EmYasmina
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Invité
Message Lun 17 Juil - 19:32


On a autant de chances de nuire à l'univers qu'on en a de l'aider, et on n'est pas près de faire ni l'un ni l'autre.


Ce n’était pas dans ses habitudes de parler d’elle à des inconnus, ni même à ses proches d’ailleurs. Personne n’avait besoin de savoir à quel point elle était faible, insignifiante et souffrante. Puis, de toute façon, qui s’en souciait ?

C’est vrai.
Les êtres-humains, égoïstes, ne s’intéressaient qu’à leur petite personne, laissant les autres se noyer dans leur chagrin.

Pourtant, Illya, elle, était loin d’être égoïste. Son malheur lui importait si peu, qu’elle se laissait doucement dépérir. Tout ce qui lui importait, c’est le bonheur du peu de personnes de qui elle était encore proche aujourd’hui. Illaysviel ne s’était jamais vraiment souciée d’elle-même, à croire que la jeune âme ne souhaitait que sa disparition. Et ce n’était pas tout à fait faux. Ainsi, sa souffrance s’atténuerait. Mais qu’adviendrait-il d’Eva ou bien de Céleste ? Que leur arriverait-ils si l’allemande venait à rejoindre le Paradis ? Illya n’en savait rien, et cela l’effrayait, laisser ceux qu’elle aimait livrés à eux-mêmes.

Emporte là, Vincent.
Emmène là au Paradis,
Là où son esprit ne sera plus tourmenté.


Elle s’était confiée plus qu’elle n’en avait envie. Comme à son habitude après tout. Elle s’emportait bien trop vite, quand il est question d’enfin mettre fin à sa triste existence. Elle n’en pouvait plus de vivre avec autant de remords, de ne pas pouvoir profiter de cette seconde chance que lui avait laissé la vie. Comment faisaient toutes ses âmes pour se débarrasser du poids que représentait leur passé ? Comment faisaient-ils pour vivre sans ses tourments ? Pourquoi ne pouvait-elle pas faire de même ? Illya se le demandait.

▬ Très peu de choses ont été tendres avec moi. J’aimerais pouvoir y remédier ? Que pourrais-je bien faire ? La seule chose qui ne m’ait jamais rendue heureuse m’a été arrachée. Je n’ai plus rien désormais. Je n’ai jamais pu aider ceux que j’aimais en plus, je suis inutile. Le Monde s’en verrait soulager si je venais à disparaître.


Les larmes lui montaient aux yeux, elle détourna le regard, murmurant sèchement :

▬ De toute façon personne n’a besoin de moi.

Elle fixa les ciseaux longuement, attendant probablement qu’ils viennent se planter dans sa chair. Mais tu sais Illya, tous les traqueurs ne pensent pas qu’à leurs quotas de proies, il y’en a qui restent empathiques, qui ne peuvent envoyer une jeune fille aussi tourmentée au Paradis. La jeune âme haussa les épaules, visiblement peu effrayée :

▬ Et alors ? Tu vas m’attraper ?

C’était son travail après tout, la Faucheuse ne serait sans doute pas ravie de savoir qu’il avait laissé filé une âme :

▬ Si tu me laisses partir, qui sait ce que fera la Faucheuse ? Je n’ai pas envie de provoquer un énième malheur.

Il ne lui avait pas donné son prénom, mais qu’importe. Illya ne comptait pas le forcer à parler.Alors qu’elle était – encore une fois, perdue dans ses pensées, elle sentie souffle de son interlocuteur sur sa joue. Elle ne put s’empêcher de rougir, peu habituée à ce genre de contact :

▬ Qu’est… Qu’est-ce que tu fais ... ?

Elle fronça les sourcils lorsqu’il lui donna une pichenette sur le front. Non mais vraiment, pour qui il se prenait celui-là ? Pour se montrer aussi proche d’elle ?

▬ Je n’ai aucune raison de sourire pour l’instant.

Pour le moment.
Mais qui sait, des gens te donneront peut-être une raison de sourire dans le futur Illya.



(c) Euphemia
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Message Jeu 17 Aoû - 0:45
Spoiler:
 


Smile for me

Feat. Illyasviel Eschenbrenner


Les Traqueurs ont pour seul objectif de récupérer les âmes encore sur Terre
afin de garantir un équilibre certain entre les morts et les vivants. Il en va de la responsabilité de la Faucheuse. C'est en effet l'une des règles de ce monde ; à leur mort, les âmes sont envoyées dans l'eau-delà pour toujours et à jamais. Le travail est une tâche titanesque, et si l'on se permettait d'agir à sa guise comme certains, la deuxième vie qu'on leur attribuait se verrait vite abrogée. Pourtant.

Inutile de rappeler que les Traqueurs avaient autrefois été humains. Donc dotés de sentiments. Que pouvait-il arriver quand les émotions venaient perturber le travail pourtant si important ? Honnêtement, Vincent s'en foutait. C'était assez rare qu'il se permette de laisser son travail se faire parasiter par ses sentiments, même si sa fierté l'empêchait de l'admettre. Il essayait souvent de se persuader que tout ce qu'il faisait était de son propre chef...

Et en l'instant présent, il n'avait pas envie d'emmener Illyasviel de l'autre côté. Certainement pas pour le moment, en tout cas. Il soupira devant l'entêtement de la jeune fille à vouloir disparaître. Il était pourtant évident qu'elle laisserait bien trop de regrets derrière elle s'il agissait comme elle le lui demandait. Non pas qu'il s'en préoccupait, mais il ne pouvait pas l'ignorer non plus. Agir comme les autres le voulaient n'était définitivement pas dans ses habitudes.


- Qu'est-ce que tu peux être têtue.

Il rangea sa paire de ciseaux dans la poche de sa veste, confirmant bien son intention de ne pas l'écouter. Ses lames ne se planteraient pas dans cette chair, aussi plaisant que cela pouvait être. Le Traqueur prenait sa journée... Il en assurerait pleinement les conséquences.

- Parfait, continue de déprimer, tu verras tout le monde se portera mieux. Moi le premier.

Vincent se passa la main frénétiquement dans les cheveux. Quelle frustration immense. Est-ce qu'il ne pouvait rien y faire ? En plus de l'agacer, elle le frustrait. Il ne pouvait rien faire pour rendre le sourire à une simple fillette. Restait-il toujours l'incapable qu'il était de son vivant ? Quoiqu'elle était morte, peut-être était-ce simplement normal... En voilà un défi. Faire rire un mort. Cela sonnait peut-être quelque peu morbide.

- Écoute-moi bien !

Allez, c'était rien qu'une petite fille ! Vivante ou non, ça ne devait pas être sorcier de la faire rire. Même si, clairement, il n'avait jamais essayé de toute son existence. Faire rire quelqu'un, ou plaisanter, pas du tout son genre... Son truc à lui, c'était plutôt d'emmerder les gens. Enfin, en se creusant bien la tête, il devrait bien trouver quelque chose. Comme par exemple...

- C'est l'histoire d'un têtard qui croyait être en retard, mais qui en fait était dans l'étang !

Était-ce parce qu'ils étaient au Groenland qu'il faisait aussi froid ? Non attendez, les morts ne sentent pas la chaleur ou le froid. Alors pourquoi le Traqueur était-il persuadé de pouvoir sentir ce vent glacial s'abattre sur sa personne ? ... Quelle douleur. Evidemment, qui allait rire de cette stupide blague ? Même lui n'avait pas le moindre souvenir d'avoir esquissé ne serait-ce qu'un sourire en l'écoutant. Le problème, c'est qu'il n'avait rien d'autre en stock.

... Qu'est-ce qu'il lui avait prit. En plus, cette blague sortait de nulle part et sans aucune transition.


S'il existait un registre intitulé "Les pires regrets de Vincent River", nul doute que ce moment y prendrait la première place. Personne. Personne ne devait savoir ce qu'il s'était passé aujourd'hui, ou bien il partirait avant Illya.

Je veux mourir.

EmYasmina
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Message Lun 9 Oct - 17:43


ON A AUTANT DE CHANCES DE NUIRE À L'UNIVERS QU'ON EN A DE L'AIDER, ET ON N'EST PAS PRÈS DE FAIRE NI L'UN NI L'AUTRE



Ce traqueur n’avait pas l’air décidé à la faire disparaître Illya. Elle soupira, visiblement déçue, se demandant pourquoi il se montrait aussi entêté. Ce n’est pas comme si elle allait manquer à quelqu’un, ni même quelque chose à accomplir. Elle ne croyait plus en rien Illya, pas même en son salut.

▬Je ne suis pas têtue… Pesta-elle, d’une moue enfantine. Je ne crois plus en rien, c’est différent.

C’était désormais certain, ce traqueur ne l’attaquerait pas, puisqu’il venait de ranger son arme dans la poche de sa veste. Quel dommage, Illya n’avait qu’une envie, les voir se planter dans sa chair, comme elle l’avait précédemment fait de son vivant. Mais, il devait vraiment être stupide pour la laisser s’enfuir. Si cela parvenait aux oreilles de la Faucheuse, qui sait ce qu’elle ferait ? Illya ne voulait pas être responsable d’un énième malheur.

▬ Tu ne réfléchis pas beaucoup… Tu as songé à ce qu’il pourrait t’arriver si tu me laissais partir et que la Faucheuse l’apprenait ? Et si elle te faisait disparaître pour te punir de ne pas avoir fait ton travail ?

Elle plongea ses grands yeux dans les tiens Vincent, attendant ta réponse. Elle espérait secrètement que tu changes d’avis, que ta vie te semble bien plus importante que la sienne, que ton désir de ne pas disparaître te pousser à la faucher. Mais au fond, tu n’allais pas changer d’avis hein ?

▬ Je ne peux pas m’arrêter de déprimer sur commande. Et personne ne s’en soucie de toute façon.

Tu ne pouvais rien y faire Vincent, personne ne pouvait plus la sauver. Elle était perdue, égarée dans son chagrin, sans savoir comment y remédier. La seule chose qui pouvait la libérer était son salut, ou alors que Varyan vienne la sauver – mais cela n’arrivera jamais.

Illya sursauta lorsqu’il lui demanda de l’écouter, ne sachant à quoi s’attendre de la part du traqueur. Qu’est qu’il pouvait bien lui vouloir encore, cet imbécile incapable d’exaucer son souhait. Qu’est qu’il espérait ? Personne ne pouvait la rendre heureuse. Personne ne pouvait lui venir en aide. Elle en était persuadée désormais.

« C'est l'histoire d'un têtard qui croyait être en retard, mais qui en fait était dans l'étang ! »

Sérieusement ?
Il pensait vraiment la faire rire avec une blague aussi douteuse ?
Une blague qui ressemblait à celles que Varyan lui racontait pour lui remonter le moral.


Aussi surprenant soit-il, elle poussa un léger rire Illya, bercée par le doux souvenir de son ami d’enfance :

▬ Tu es vraiment un imbécile...

Bientôt, ce fut un mélange de larmes et de rire auquel eu le droit Vincent. Ces souvenirs étaient bien trop douloureux pour elle, si seulement, si seulement ils pouvaient bien disparaître…

▬ Tu lui ressembles tellement, pourquoi … ?

Oui, pourquoi ?
Pourquoi lui faire vivre une chose aussi douloureuse ?

Doucement, ces mains se posèrent sur les joues du traqueur, tandis que ces larmes coulaient de plus belle :

▬ Tu as le même sens de l’humour stupide, tu es stupide d’ailleurs…

(c) Xueia
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Message Mar 24 Oct - 23:02


Smile for me

Feat. Illyasviel S. Heurassein


Vincent était tiraillé entre être rassuré de la savoir aussi drôle que lui pour ne
pas rire à une telle plaisanterie et chercher à comprendre pourquoi le ridicule ne
tuait malheureusement pas. Certes, il était déjà mort. Mais bref... Clairement, il ne voyait pas à quel moment il fallait rire. Le plus incompréhensible toutefois résida dans cette voix qui semblait émettre un semblant de moquerie. ...Avait-elle rit ? Grâce à la blague ?? Impossible.

- Tu es vraiment un imbécile...

Impossible en effet. Argh. Il ne pensait pas que ça lui ferait aussi mal, mais en même temps elle avait bien raison. Pourquoi diable se pliait-il en deux pour lui faire plaisir alors qu'il pourrait tout aussi bien la capturer tout de suite dans son berserker et faire plaisir à tout le monde ? Elle n'avait pas rit du petit jeu de mot, mais en tout cas elle se moquait de lui. En temps normal le Traqueur n'aurait jamais permis qu'on lui fasse cet affront, et pourtant, son embarras l'empêchait d'agir comme tel, aussi se contenta-t-il de passer sa main sur son visage pour dissimuler son expression honteuse.

Se préparant toutefois à rétorquer quelque chose afin de ne pas laisser la jeune fille avoir le dernier mot, il releva son regard sur elle. Le brun se figea à la vue des grosses gouttes s'échappant de ses yeux et coulant le long de ses joues. Hoquetant quelques sanglots mélangés à son rire tout en répétant à quel point il était aussi stupide que... Qui était-il d'ailleurs ? Certainement un proche perdu pour toujours, comme il était aussi courant d'en voir de ce côté-ci du monde.

Ses mains saisirent lentement son visage tandis qu'il plongea ses yeux interrogateurs dans les siens embrumés de larmes. Pourquoi ? Pourquoi lui ressemblait-il ? Sans qu'il sache pourquoi, être assimilé à ce fameux quelqu'un ne lui plaisait pas. Vincent était unique d'accord ? Avec qui osait-on le comparer... Le seul à qui on le comparait toujours était son frère... Certainement les pires souvenirs de son vivant. Il tira doucement sur ses poignets pour lui faire lâcher prise mais avança d'un geste manifeste.

- Moi c'est Vincent, ne l'oublie pas.

Retenir... Pour quoi faire. Pour leur prochaine rencontre ? Peut-être aura-t-il décidé de la capturer à ce moment-là. Mais serait-il encore là ? S'il continuait à jouer comme bon lui semblait malgré le lourd nom de Traqueur. Qui pouvait le savoir... La Faucheuse pourrait bien le punir comme elle le voulait, peu lui importait, tant qu'il restait fidèle à ses convictions. La main du garçon vint ensuite derrière la tête d'Illyasviel, ses doigts entremêlés dans sa chevelure claire, afin de l'entraîner à poser son front sur son épaule.

- Je suis peut-être stupide mais je ne suis pas le seul à ce que je vois, murmura-t-il doucement.

Qu'est-ce que... Dans quelle situation se trouvait-il encore. Mince, pour une fois qu'il agissait sans réfléchir... Décidément, voir une petite fille pleurer avait bel et bien sa place sur la liste des faiblesses du Traqueur. Cette liste était confidentielle, personne ne devait connaitre ses points faibles ! Si même lui pouvait s'auto-persuader du vide de cette fameuse liste... Il tapota sa tête en soupirant, avant de reculer afin de rencontrer à nouveau son regard.

- Bien, bien Illyasviel. Je me souviendrai de ton prénom. Nous sommes donc deux idiots morts une fois.

Eh oui. Naissance, erreurs, fautes, mort ; le cycle impitoyable d'une vie aussi simple que la leur. Et maintenant, ils étaient là, ils avaient perdu la vie. Un nouveau cycle devait commencer, et ainsi en changer les propriétés. La bonne nouvelle, c'était qu'Illya avait aujourd'hui versé des larmes et que sa bouche avait rit. La manifestation d'émotions aussi significatives ne pouvait qu'être positif. Vincent allait bien lui offrir quelques instants de libertés à profiter de ces nouveaux sentiments avant de la faire passer de l'autre côté non ?

Il ouvrit la bouche pour la refermer quasiment tout de suite après. Comment... Comment dire... Le jeune homme chercha sincèrement ses mots, à propos de ce sujet si délicat pour son ego. Délicat. Embarrassant. Il prit l'air le plus sérieux qu'il pu, malgré le rouge évident qui décorait ses joues.

- N'en parle jamais. De ce qu'il s'est passé tout à l'heure. Sinon je viendrai te capturer illico, compris ?

Non, il ne parlait pas du fait qu'il avait soudainement pris la jeune âme dans ses bras pour la conforter. La blague. Sa... Sa première erreur en tant que mort... C'était largement plus gênant que tout ce qu'il avait pu faire dans toute sa vie. Nononon stop il ne voulait plus y penser. Le souhait de savoir la personne qui avait pu lui communiquer cette plaisanterie morte le traversa en un éclair. Ne jugez pas. Il pointa un doigt accusateur vers elle alors que la couleur de son visage devenait de plus en plus rouge.

- Et puis essaie de me trouver une meilleure blague avant de me traiter d'idiot, idiote !

Pleurez, vous donnerez envie de pleurer. Souriez, vous donnerez envie de sourire. Les sentiments sont réellement communicatifs.


EmYasmina
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