Un cimetière, une rencontre, une famille ? [PV Eva Rosenwald ]

Message Lun 25 Sep - 23:56
Elle était là.
C’était la nuit mais pour une fois je prenais le risque de ne pas me cacher.
Pour elle.
Elle était là debout, petite, frêle la petite fille de 9 ans.
Du haut de mes 12 ans, j’étais l’aîné.
Pourtant…
J’étais au bord des larmes en la voyant devant cette pierre tombale.
C’est la première fois en toutes ces années que je la recroisais.
Je tremblais, j’avais envie de fuir.
Comme la première fois…
Il y avait un buisson. J’avais besoin de temps pour lui parler, encore un peu ajouté à toutes ces années. J’étais resté un gamin au fond.
Je secouais la tête pour chasser cette pensée. J’étais grand, j’étais son grand-frère, du moins le souhaitais-je depuis très longtemps. Si fort.

Quand on souhaite quelque chose très fort cela paraît loin et près en même temps. Ce vœu avait résisté aux années mais sa réalisation me paraissait bien loin à présent.

Et si elle se sentait seule même avec moi ?
Et si elle ne voulait pas de moi en grand-frère ?
Et si je la faisais pleurer ?
Et si je n’arrivais pas à la protéger ?
Et si j’étais resté un gamin de 12 ans ?

Un bruit, un traqueur ?

«  ATTENTION ! » m’affolai-je en courant vers elle me propulsant du buisson, j’étais affolé presque fou de peur pour elle. Si bien que je me suis jeté dessus la faisant chuter dans l’espoir que le traqueur ne la prenne pas, ne me la prenne pas.

Mais...ce n était pas un traqueur mais un chat qui s’en alla en feulant poil hérissé de peur et de colère. Décidément ...elle me troublait cette petite sœur, au point que je confonde un traqueur et un chat.

«  T’as rien de cassé ? T’es qu’une idiote ! Imagine si... si ça aurait été un traqueur ? J’aurais jamais pu te parler ! » lui criai-je dessus. Avant...d’éclater en lames dans un : «  T’es qu’une stupide ...fille ! Faut se cacher la nuit ! Comment je ferai moi avec toi si tu es aussi... » Je vérifiais qu’elle n’avait rien et peu à peu mes larmes tombaient tant que je ne pus que finir ma phrase dans un seul mot plein de peur et de douleur : «  Imprudente ! »

Je l’avais tant fait en imaginaire cette rencontre, dans ma tête de jeune fantôme. Je l’avais tant préparée…

Mais je m’imaginais pas que j’allais la faire tomber avec moi en hoquetant de gros sanglots tel un gosse de 5 ans.

Quand je réussis à diminuer la force des larmes, je balbutiais la voix encore tremblante, encore un peu triste :  «  J’ai tant attendu ce moment je souhaiterais te parler, à toi, à toi Eva ! »

Je tentais un sourire mouillé de larmes avant de lui ébouriffer les cheveux et de dire hésitant : « On est vraiment là à deux ? Je ne rêve pas hein ? »

Je souriais alors pour de vrai à travers mes larmes et d’une voix très heureuse je m’exclamais : «  Si oui j’en serai très heureux Eva ! Moi  c’est Franck ! »
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Message Mar 26 Sep - 11:04
Un Cimetière, une Rencontre, une Famille.


Cela fait longtemps n'est-ce pas ?
Longtemps que tes petits pieds n'ont pas foulé cette terre silencieuse et endormie.
Longtemps que tu es passée ici, bien décidée à ne pas être triste de nouveau.
Et pourtant, malgré tout, tu restes Eva Rosenwald. Ma petite soeur. Nous restons ta famille. Tu n'arrives pas à nous oublier. Dans un sens, cela m'arrangerait que tu y arrives. Je me suis senti si seul, si triste, lorsque vous m'aviez abandonnés. Mais c'est ton tour. Seule, abandonnée. Je suis près de papa et maman. J'aimerais te dire de ne pas t'en faire. Mais comment pourrais-je ne pas comprendre ta douleur ? Je ne la connais que trop bien. Et j'aurais voulu te l'épargner, toi petit spectre de 9 ans, depuis si longtemps errant.

Volant dans le cimetière, tu jettes un coup d'oeil aux quelques âmes qui hantent les lieux. Évidemment, dans un tel lieu, il était normal de trouver des "rescapés" de la Faucheuse, attendant leur heure ou tout simplement restant sur le lieu de leur mort, espérant un miracle. Certains étaient déjà là lorsque tu étais morte. A croire qu'ils n'attendaient qu'une chose, leur famille, qui était décédée depuis bien longtemps. Et toi, oui toi, tu t'arrêtes devant les 4 tombes alignées vers le fond, gravées du même nom.

▬ Papa... Maman... Klaus...

D'une voix faible, presque inaudible, tu murmures mollement, d'un ton si vide. Tu sembles au bout du bout... Déprime-tu ? Je comprends. Mais tu ne dois pas. Tu as une nouvelle chance de vivre, même si c'est en étant un esprit. Tu es plantée, là, devant ma tombe. C'est triste, si triste, j'aurais aimé pouvoir finir comme toi, et te tenir compagnie jusqu'à l'éternité. Mais tu n'as plus de grand-frère. Plus de parents. Plus de famille. Mais tu restes là. Debout, caressant d'un geste absent la pierre froide où est gravé mon nom. Tu es si triste. Et pourtant, aucune larme ne vient. Ton infinie tristesse est si souvent présente, qu'il n'est plus nécessaire de la manifester.

Perdue dans tes pensées, tu n'entendis presque pas le "attention" lancé par une voix de garçon. Tu te sentis brusquement attrapée et projetée vers le sol, écrasée sous un poids inconnu. Terrifiée, tu ne te débats même pas. Tu es persuadée qu'un Traqueur vient de t'attraper, et qu'il va t'emmener avec lui, pour rejoindre ta famille. Un film à la fois si doux et si amer, que ça se termine ainsi, après une dernière pensée à tes parents.

Mais la "mort" ne vient pas, et tu ouvres peureusement les yeux, tombant sur un garçon qui éclate en sanglots, te prenant totalement au dépourvu. Il semble plus vieux que toi, et pourtant, à cet instant, il ressemble à un enfant perdu. Il semble te connaître, et tenir à toi. Qui peut bien être ce garçon ? Il pleure et tu ne sais pas pourquoi, mais il te donne envie de pleurer aussi. Les yeux gonflés, la gorge nouée, tu le regardes hoqueter, puis sourire. Il prononce ton nom. Le connais-tu ? Qui est ce Franck ? D'après tes yeux interrogateurs, tu n'en sais pas plus que moi. Mais de tes yeux rougis, tu lui souris tristement à ton tour :

▬ Enchantée Franck... Oui je suis bien Eva, est-ce que tu me connais ? Est-ce que tu es vivant ? Ou tu es une âme comme moi ?

Puis tu détournes les yeux, semblant réaliser quelque chose.

▬ Tu dois me confondre avec quelqu'un d'autre... Ici personne ne me voit,
ni se rappelle de moi... Je suis toute seule... Depuis longtemps... Tellement seule.



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Message Mar 26 Sep - 13:29

« Vivant moi ? »
Je passais des larmes aux rires, éclats, cascades, fontaines de sons qui résonnèrent plus forts que mes précédentes larmes.
«  J’suis mort à 12 ans, paf un coup, trauma crânien, ça a saigné dedans pas dehors, c’était juste paf ! »

Je disais cela en souriant comme l’acceptant pour la première fois mais soudain elle me sortit ça :
«  Tu dois me confondre avec quelqu'un d'autre... Ici personne ne me voit, ni se rappelle de moi... Je suis toute seule... Depuis longtemps... Tellement seule. »

Je grimaçais dans un : «  Franchement t’es conne ! » avant de poursuivre avec un sourire chaleureux face à sa tristesse : «  Je te connais Eva, par exemple, hummmmmm, tu te mords la lèvre comme ça quand tu piges pas ! » Je tentais de reproduire son geste avant de poursuivre : « T’adores jouer avec une mèche de tes cheveux ! Et t’es curieuse de tout vraiment ! Une vraie curiosité de tête de mule mais tu es triste, de plus en plus triste... »

Je laissais planer le silence avant de dire nonchalamment : «  Bon il t’en faut plus ou je continue ? » Je faisais semblant d’être agacé mais j’avais surtout envie de la câliner, j’étais si heureux d’arriver à lui parler, enfin…

Puis il arriva, il arriva cet homme ivre et nous vit, tous les deux. Je passais du bonheur contenu à la terreur, mais je ne restais pour une fois pas pétrifié. Alors que le vieux s’approchait de nous en nous injuriant je m’exclamais : « Cache toi Eva ! Cache toi je reviens ! » Elle mettait du temps à réagir alors je gueulais du haut de mes 12 ans : «  Grouille ! Cache toi ! Maintenant ! »  J’étais resté poli malgré le ton de ma voix car c’était Eva, Eva oui Eva enfin !

Je fis des grands signes au type ivre, hors de question qu’il sache que Eva était là, mais aussi hors de question de le blesser, je n’étais pas comme mon soûlard de père moi ! Cela sembla marcher  car le type se dirigea vers moi sans hésitation, je courus un moment puis un mur, merd*.

Je me plaquais à celui-ci terrifié alors qu’il levait le poing, non pas crever, pas encore, je venais juste de la retrouver, pas là, pas maintenant, pas de suite...
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Message Jeu 28 Sep - 16:29
Un Cimetière, une Rencontre, une Famille.


Apparemment c'est une jeune âme, tout comme toi. Il t'explique sa mort, mais tu ne sembles pas bien comprendre ce qu'il raconte... Tu penches la tête sur le côté, interrogative. Et oui, malgré tes 60 ans d’errements, on ne peut pas dire que ton vocabulaire ait réellement pu progresser, sans école ni professeur.

▬ C'est quoi un "troma kranien" ? Ca a pas l'air rigolo pourtant, pourquoi tu en ris ? Ca te plaît d'être mort ?

Il semblait bien le vivre, comme s'il n'avait rien quitté de précieux en quittant la vie.
Il semblait grognon quand il te parlait, mais semblait à la fois t'apprécier. Pourtant, tu ne l'avais jamais vu, pas même croisé. Cela te paraissait étrange qu'il veuille autant faire ami ami avec toi, toi qu'il connaît si bien. Tu es surprise qu'il puisse dire tout cela sur toi. Oui, tu es de plus en plus triste, car cela fait bien longtemps que tu es seule, et le temps est si long... Tu avais envie de lui demander comment il te connaissait si bien. Comment il connaissait ton nom, tes manières, tes sentiments.

Mais il faut croire que tout ne se passe pas comme on veut. Un homme ivre, de ceux qui te terrifie intérieurement, s'agite à l'autre bout de l'allée. Un rustre, sentant l'alcool et la défaite à plein nez. Franck panique, te dis de te cacher, mais tu restes là, à fixer la silhouette titubante, bloquée dans un cauchemars. Va-t-il en finir de toi lui aussi ? Serait-ce si mal d'attendre qu'il te roue de coups, juste pour voir s'il pouvait te renvoyer vers nous ? Franck te hurle dans les oreilles, tu sursautes, et pars te cacher par réflexe, tu as eu peur, tu as peur, tu es terrifiée lorsque tu vois cet homme bancal s'approcher de vous. Derrière une pierre tombale, tu regardes d'un oeil peureux Franck faire face au trouble-fête. Tu le suivis en derrière l'homme, lorsque tu le vis courir. Et tu ouvras la bouche en un cri muet, lorsqu'il fut coincé dans une impasse. Affolée, tu réfléchissais à comment sauver ce garçon que tu venais de rencontrer. Il semblait sur le point de s'évanouir, terrifié comme tu l'étais, bloqué dans des souvenirs.

D'un bond, tu sors de ta cachette, sous mes yeux impuissants, et fonçe tête la première comme un boulet de canon sur le flanc gauche de l'homme ivre. Celui-ci bascule, pivote, tangue avant de s'effondrer sur le visage, les fesses en l'air. Paniquée, tu attrapes la main de Franck, sans un mot, et t'enfuis en voltigeant, allant te cacher dans un arbre. De derrière les feuilles, tu regardes l'homme se relever et râler, pester, mais il a beau vous chercher, il ne vous trouve pas. Tu es là, soufflant de trouille, jetant un coup d'oeil à Franck.

▬ Pourquoi tu n'as pas volé ? Il n'aurait pas pu t'avoir ! Et puis, rien ne disait que c'était un Humain Doué, ce gros cochon sur pattes !

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Message Ven 29 Sep - 9:02

La peur battait encore en moi quand elle me sauva...en fonçant sur l’homme tel un boulet de canon..Sa tête heurta celui-ci et il tomba. Puis elle m’emmena voler loin loin de ce cauchemar qui m’aspirait. Je n’étais pas du genre à ne pas chercher de solution. Dans la vie, comme dans la mort, il faut bien se débrouiller. Mais là j’avais sacrément envie de pleurer. Même mon vocabulaire en pâtissait devenant plus poli que d’habitude.

« Je te prie de  m’excuser Eva…Je... »

Les mots restèrent coincés dans ma gorge, pouvais-je vraiment lui raconter ? Je mis ma tête dans me genoux non pour pleurer, j’avais juste besoin de réfléchir, un peu, juste quelques secondes, une minute maximum.

*Une gifle pour commencer, ça brûle la joue ça fait mal.
Un coup au ventre ensuite qui te coupe la respiration.
Une main qui te prend par les cheveux et te traîne dans un coin du cimetière.
Pour ne pas être vu, car frapper ainsi ça ne se fait pas.
Des coups de pieds dans les jambes, le dos qui brisent les os.
Une douleur insurmontable mais tu as envie de vivre alors, alors tu tentes de le mordre.
Mais il rit de cet effort vain l’adulte.
Une odeur d’alcool dans son rire.
Mais aussi de la tristesse dans ces traits quand il t’assène le dernier coup, à la tête.
Tu te sens partir, tu n’as plus la force de te battre toi aussi ni même de pleurer.
Tu avances une petite main tremblante vers son visage d’adulte qui est terrifié prenant
conscience peu à peu de ce qu’il t’a fait. Tu n’y arrives pas et reposes ta main au sol.
Tu es blême toi aussi et tu as tellement froid que tu ne ressens plus la douleur intense qui se propage
dans ton crâne.
Tu murmures alors dans tes dernières forces comme pour le consoler car tu ne veux pas finir comme lui, si triste, si plein de fureur et de remords : «  It’s OK Papa, it’s OK je serai un bon garçon et... »
Tu aurais voulu lui dire que tu lui pardonnais mais la mort avait été trop impatiente. Et il part alors. Le bruit de ses pas fuyant accompagna ta mort, tu sombras brusquement à toute vitesse ne ressentant plus ce mal de crâne et ces nausées immenses, glissant comme sur un toboggan imaginaire  t’amenant vers l’inconscience, t’enlevant à la vie.*

Je sortis la tête de mes genoux, revoir la scène de l’extérieur, en être spectateur avait été le seul moyen pour moi de ne pas pleurer et de comprendre que je ne pouvais décidément pas lui dire tout ça à cette enfant de 9 ans. Pourtant dans un faible sourire je lui chuchotais : « Eva, il ne faut pas parler comme ça des autres, on ne sait pas ce qu’il s’est passé pour qu’il en arrive là... » Je restais silencieux quelques secondes secondes avant de lui ébouriffer les cheveux, ce contact me fit rire. Un vrai rire de bonheur dans sa tignasse blonde. « Mais merci de m’avoir aidé ! » Le sourire que je lui fis était vrai, sincère de bonheur cette fois.

Je m’allonge sur la branche de l’arbre, entre les feuilles on voit les étoiles. Je souris dans un soupir soulagé. J'en reconnus une de la constellation d’Orion.

« Regarde Eva cette étoile ! »

Je levais mon bras pour accompagner ces mots.

« Elle a un nom tu sais, toutes les étoiles ont un nom et elles forment en groupes des dessins dans le ciel mais ça c’est assez dure à voir. »

Toujours souriant je continuais après une pause.

« Celle là elle s’appelle Rigel ! Elle est du groupe d’Orion. Orion c’était un chasseur qui croyait pouvoir tout abattre même un scorpion qui le tua malgré ses vantardises. Peut-être que si il n’aurait pas voulu tuer le scorpion, le chasseur aurait gardé la vie. »

Silence avant d’oser ajouter d’une voix plus triste : « C’est aussi pour ça que je ne pouvais pas me défendre tout à l’heure, j’aurais pu lui faire très mal à cet humain….mais je ne le ferai pas, je ne tuerai jamais moi, jamais... »

Dans mes yeux de la douleur qui partit cependant en apercevant « Bételgeuse ». Je la pointais du doigt en ajoutant : « Et là c’est Bételgeuse, du groupe Orion toujours ! Tu te rends compte Eva il paraît qu’elle est plus grande que le soleil ! »

Ma voix enthousiasme se fit plus douce : «  Si tu veux je t’apprendrai, un monsieur très gentil, un directeur super m’a appris tout ça à l’école, il était triste quand je suis « parti ». Mais je l’ai soutenu. Je ne suis pas mort Eva dans un sens biologique si mais...puisque je suis avec toi, près de toi enfin alors je me sens vivant et je comprends vraiment que je peux agir moi aussi. »

Il n’était pas encore question de lui demander d’être son second grand-frère même si j’en avais le souhait très fort mais je réussis tout de même à lui demander doucement, un peu craintivement d’une réponse négative : « Enfin si tu souhaites qu’on soit amis... ? »

Un enfant, malgré les décennies je restais un enfant de 12 ans qui regardait le ciel étoilé, émerveillé espérant ne plus jamais être seul à l’admirer.
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Message Ven 29 Sep - 16:00
Un Cimetière, une Rencontre, une Famille.


Le jeune garçon semble abattu.
A vrai dire, tu ne connais pas la nature de votre relation. Il semble tellement tenir à toi que c'est étrange. Mais après un long silence, il te reproche de dire du mal de cet homme. Pourquoi te le reproche-t-il ? On dirait qu'il est triste, si triste à son tour. De ta petite et mignonne frimousse, curieuse, tu penches la tête. Tu hésites à parler, et pourtant, c'est d'une voix un peu tremblotante que tu prends la parole :

▬ Est-ce que... tu connais quelqu'un comme lui ?

Mais il ne répond pas, ébouriffant simplement tes cheveux blonds. Tu attrapes une mèche de cheveux rebelle, et la caresse d'un air absent. Comment peut-il passer ainsi d'une émotion à une autre ? Il est assez bouleversant. Puis il te parle des étoiles. Ravie, tu l'écoute sans l'interrompre. Tu aimes les histoires, et cela fait longtemps que quelqu'un ne t'en a pas raconté une. L'histoire de Orion est triste, mais elle te met aussi un peu en colère.

▬ Bien fait pour lui ! Il se croyait trop fort, le méchant scorpion il a eu raison. Je n'aime pas les gens qui se prennent pour des rois.
Lui répondis-tu d'un air outré.Et puis,
tu n'avais qu'à fuir, pourquoi veux-tu le combattre forcément ?


Cela te parait plutôt logique, pourquoi ne penser qu'à la confrontation ? Il aurait pu lui passer entre les jambes, petit comme il est.
Et puis tu lui souris, le rassurant, et lui assurant que cela te ferait plaisir d'apprendre toutes ces histoires sur les étoiles. Il est gentil Franck, en tout cas il en a l'air. Mais tu aimerais quand même savoir comment il sait ces choses sur toi, tout si bien. D'un geste timide, tu lui tapotes la jambe, pour attirer son attention.

▬ Dis Franck... J'aimerai vraiment savoir comment tu me connais... Est-ce qu'on s'est déjà vu ? Tu connaissais mon papa et ma maman ? Je veux bien être ton amie, mais il faut que tu me réponde avant... Sinon je ne peux pas bien te connaître...

Tu le regardes d'un air gêné, comme si tu avais peur qu'il s'énerve et parte, te laissant de nouveau seule. C'était le premier ami de ton âge depuis longtemps... Si longtemps.

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Message Dim 15 Oct - 9:59

Je fermais les yeux, je n'étais pas un menteur, mais s'il vous plaît juste une fois, juste une fois laissez moi rester avec elle, laissez moi rester près d'Eva. Quand je les rouvris Eva semblait toute gênée toute triste un peu aussi. Devinant que sa peur devait être semblable à la mienne je murmurais avec douceur : «  Je serai toujours là pour toi Eva. » Je m'assis sur la branche de l'arbre, son écorce était  dure et rêche mais un peu humide aussi, il avait dû pleuvoir légèrement, je me surpris à ne pas l'avoir remarqué. Je levais alors la main vers le ciel désignant une étoile, une étoile très brillante : «  C'est Sirius cette étoile Eva, elle est la plus brillante des étoiles, seul le soleil la dépasse ! »

Je m’accroupis sur la branche d'arbre, ce n'était pas chose simple, mais j'étais assez agile pour. Je pris dans mes mains les deux d'Eva, si petites du haut des ses neuf ans. Je n'avais que douze ans mais en cet instant j'avais l'impression d'être plus fort, plus expérimenté que tout. Bref, je me sentais capable de veiller sur Eva.

« Tu sais Eva je ne crois pas au destin...mais le directeur dont je te parlais y croit ! Quand mon papa est mort dans mon cœur après le tribunal, en même temps que ta famille, j'étais très très triste et en colère. On m'a mis dans une maison, une sorte de château, avec un roi qui avait perdu son fils, et dans ce château j'ai vécu plein d'aventures. Et surtout le directeur m'a fait un cadeau. Un cadeau merveilleux peu après mon arrivée. »

Je lâchais une de ses mains et montrais de nouveau Sirius cette étoile si lumineuse.

« Il m'a donné cette étoile, il a dit, et je me souviendrai toujours : « Sirius, Franck je te la donne, dans l'Antiquité, Sirius a  servi de point de repère pour le calendrier lunaire, elle est l'étoile du temps, alors ce temps moi j'en ai assez en réserve maintenant je te le donne. » »

Je ne dis pas un mot, je sentais comme des larmes me monter aux yeux, peut-être juste une impression, mais ma voix tremblait quand je repris la parole : «  Au final, Sirius ne m'a donné que 1 an de plus. »

Quand je repris la parole ma voix tremblait moins et je souriais : «  Je ne connaissais pas tes parents  Eva, mais l'espace d'un instant Sirius m'a permis de connaître ton grand-frère, il était....si triste, si blessé, c'est pour ça que je suis resté, pour toi. Et pour eux aussi. J'aurais voulu qu'il sache tout ça mais j'avais peur, alors je t'ai fait attendre, mais je suis là maintenant, je serai toujours là si tu le souhaites. »

Je lui repris ses mains dans les miennes dans un doux : «  Et je voudrais te donner mon étoile, je voudrais te donner Sirius. Si tu le veux bien...»

Je lui souris d'un de ses sourires espiègles dont j'avais le secret comme pour détendre l'atmosphère.

Cependant...

J'étais très sérieux en cet instant et cela se sentait malgré ce sourire, dans le ton de la voix, dans mon calme presque solennel.

J'étais un peu triste aussi et apeuré que Eva refuse mon cadeau.

Mais en même temps je n'avais jamais été aussi heureux.
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Message Mar 17 Oct - 14:26
Un Cimetière, une Rencontre, une Famille.


Mais Franck ne semblait pas vouloir te répondre clairement, ce qui t'embêtait beaucoup. Il ramenait tout aux étoiles. Mais tu t'en fichais des étoiles, tu voulais ta réponse. Tu croises les bras en l'écoutant, car tu n'es pas non plus mal élevée, mais tu aimerais bien qu'il comprenne que tu attends de vraies réponses à tes questions. Franck te montrait Sirius, l'étoile Chien. Oui bien sûr qu'elle était belle, mais comme toutes les autres.

Il te prit les mains, ça ne te gênait pas, mais tu sentais que ça allait être long. Tu avais vraiment envie de savoir, pourquoi est-ce qu'il ne répondait pas franchement ? Mais il lui donne une courte mais belle histoire, qui fit de nouveau monter les larmes dans tes yeux clairs. Son papa était mort dans son coeur ? Tribunal ? En même temps que ta famille ? Est-ce qu'il y avait un lien ? Tu n'en étais pas sûre du tout, après tout, ça pourrait être simplement ton imagination. Mais apparemment, il avait perdu son père lui aussi. Et semblait triste de te raconter tout ça. Il parlait de directeur, était-il allé dans un orphelinat ? Ou une pension ? Tu ne savais rien.

Franck avoue ne pas connaître nos parents, mais lorsqu'il m'évoque moi, tu te penche en avant, ton nez touchant presque le sien, tes yeux écarquillés d'étonnement :

▬ Tu as connus Klaus ? Tu as connu mon grand-frère ? Tu l'as vu où ? Tu lui as parlé ? Il te connait ? Et moi, pourquoi il ne m'a pas parlé ? Il a parlé de moi ? Dis-moi !

Franck t'offre l'étoile Sirius d'un air sérieux, comme cadeau, et cela calme un peu ton ardeur et excitation. D'un air doux, tu le prends dans tes bras, faisant un calin comme tu n'en avais plus jamais fait jusqu'à maintenant, et lui souris :

▬ Tu sais, je suis déjà morte, alors le temps de vie... Mais c'est gentil, alors j'accepte ! On dirait que je vais promener un chien cosmique c'est drôle.Tu reprends un air un peu triste.Mais s'il te plait, parle moi de mon grand-frère... Et sans tourner autour du pot cette fois. Sois franc et direct...

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