illya Ϟ the world will end with you

Message Sam 7 Oct - 21:00
(illya)
Illyasviel Sidos Heurassein / quinze ans/ âme (dam) / allemande / femelle /

Sanada Ririna | Koi to Uso

Illyasviel n'a jamais réussi à trouver sa place, cette sensation d'être extraterrestre, incomprise de tous, lui colle à la peau. Plus rien ne lui semble familier, après tout, tout ce qu'elle avait de plus cher lui a été arraché. Elle n'a jamais vraiment fait face à la vie Illyasviel.
Coincée entre ses doux souvenirs.
Mélancolique,
bloquée dans le passé, refusant de faire face à l'avenir.


Elle ferait n'importe quoi Illyasviel, ô n'importe pour ne serait-ce entendre sa voix une dernière fois, même seulement sentir sa présence, ou bien même son odeur. Parce que elle l'a aimé si fort, que son absence s'en fait trop ressentir. Tout fut si rapide. Alors, elle est prête à tout.
Prête à tout oui,
même à disparaître une bonne fois pour toute.


C'est une obsession, un désir si fort. Oh Illyasviel tu as tant de mal, tant de mal à détourner tes pensées, tant de mal à penser à autre chose que cette personne, triste enfant que le destin n'a pas épargné. C'est pour ça.
Oui c'est pour ça qu'elle semble toujours dans la lune Illyasviel,
qu'elle est toujours seule,
parce que il n'y a que Varyan qui obnubile ses pensées.


Pourtant, elle n'est pas bien méchante tu sais, plus le temps passe, et plus cette solitude lui pèse. Mais ce n'est pas autant que notre amie daigne faire un effort, jamais, non grand dieu jamais elle daignera faire le premier pas. Tu sais, ce n'est pas ta faute, Illyasviel est juste entêté, obstinée, déterminée.
Oui déterminée à la retrouver,
son précieux amour.


Elle est si calme Illyasviel, si mature. Tout le monde l'idéalise, mais au fond ce n'est encore qu'une enfant. Une enfant perdue sans son repère.
Elle n'a plus personne sur qui compter désormais.
Et de toute façon Illyasviel ne veut plus personne.

Marquée par cet abandon beaucoup trop brutal, elle pleure, tous les soirs. Maudissant sa faiblesse, maudissant sa naïveté. Si seulement, si seulement,
si seulement tout avait été différent.

Oh Illyasviel, tu te demandes souvent :
Pourquoi toi ?
Qu'as-tu fait de mal ?

Alors elle restera seule, pour toujours. Elle le sait Illyasviel, que personne ne pourra la sauver du chagrin, que personne ne fera un effort pour la comprendre. C'est triste, si triste d'être aussi pessimiste, renfermée. Illyasviel, elle ne veut pas que l'on s'introduise dans son cœur, elle veut tout, tout garder à l'abri, dans un petit coffre fermé à double tour. Pourtant c'est quelqu'un de bien tu sais, c'est une personne douce, attachante, attendrissante et sensible au malheur des autres... Mais elle ne veut pas qu'on l’attrape Illyasviel, elle veut être libre. Libre de pouvoir voyager, visiter ce monde meurtri qu'elle idéalise tant, ce monde que Varyan lui avait décrit. Alors elle réalisera son rêve coûte que coûte, en hommage à cette personne si chère à son cœur. De toute façon, elle n'a plus d'endroit où rentrer désormais.

On la croit perdue Illyasviel, brisée, déjà morte. Elle, son regard vide, ses yeux sombres, son visage souvent bien trop inexpressif. Ses mots si durs lorsqu'elle daigne mouvoir ses lèvres, lorsque l'on entend plus ses troubles de communication. Illyasviel n'a que quinze ans, et on dirait qu'elle a déjà subi tous les malheurs du Monde – ce qui n'est pas totalement faux, qu'elle en veut à la Terre entière. Pourtant, elle se sent obligé de pardonner à tout le monde, de leur souhaiter uniquement de bonnes choses, ce qu'il ne lui arrivera probablement jamais. Le remord l'accable, la culpabilité la ronge, si seulement, si seulement, si seulement...
Si seulement elle avait pu faire quelque chose.
Tout anticiper,
et changer le cour du temps.

On pourrait refaire le Monde avec des "si seulement" Illyasviel. On pourrait tout changer, tout réécrire. Et tu le sais que trop bien. Que cela n'est qu'une douce fiction, à laquelle tu t'es bien trop attachée.

Pauvre gamine, si seule et si abandonnée. Pauvre gamine qui n'est pourtant pas aussi monstrueuse que le laisse sous-entendre les rumeurs. Après tout, elle est plus sensible que quiconque au malheur des autres. Parce que contrairement aux calomnies qu'ils racontent, Illyasviel a un cœur ; certes un cœur en peine, mais un cœur capable de venir à bout de toute la tristesse du Monde. Elle est fine, Illyasviel, elle comprend vite, et sait déceler le mensonge rapidement.

L'être humain est si égoïste, et elle déteste toutes ces facettes. Il ne pense qu'à son petit bonheur, qu'à sa sécurité. Quitte à commettre des erreurs irréparables – comme celle qu'elle a elle-même commise. Le dégoût se lit facilement dans ses yeux, lorsqu'elle observe son reflet. Elle se trouve si vide, si insignifiante, comme si sa présence n'avait aucun impact sur cette foutue planète. Pourtant, elle est si jolie Illyasviel, avec ses grands yeux océan aux doux reflets grisés. Elle était si jolie lorsqu'ils brillaient encore, lorsqu'elle n'avait pas perdu l’étincelle de la vie. Celle que maintenait son amour d’enfance.

Elle vit, puis meurt, et se noie dans son désespoir sans rien pouvoir y faire.
Ce n'est pas comme si on la retenait de toute façon.
C'est vrai, il n'y a plus personne pour ça.


Elle a l'impression que personne ne remarque sa tristesse, ou bien même sa personne. Toi-même, Illyasviel. Oui, tu n'as même pas conscience toi-même de cette plaie béante qui consume et ronge peu à peu ton cœur meurtri par le chagrin. Tu oscilles entre le doux et l'amer, ô pauvre enfant qui connaîtra jamais le bonheur.

flots mystérieux

Si seulement tout avait été différent.
Combien de fois ai-je bien ou y penser ?
Combien de temps encore vais-je devoir supporter tout se remord et cette tristesse qui m’accable ?


Je n’en savais rien. Mais, s’il y’a bien une chose que je savais, c’est que Varyan aurait été beaucoup plus heureux si je n’avais existé. Et il n’était pas le seul : mes parents, Gabriel… Eux aussi, auraient été ravi de me voir disparaître. Parce que j’étais responsable de tout, de leur malheur, et pour certain de leur tragique destin. Le Monde n’avait pas besoin de moi, c’était une évidence. C’est vrai, qui aurait besoin d’une gamine dont la vie ne tenait qu’à un fil ?

C’est pour cela que j’en étais arrivé là. C’est pour cela que je me privais volontairement de nourriture, que je m’amusais à blesser ou brûler chaque parcelle de ce corps faible que je haïssais tant. C’était ma punition, ma punition pour mettre montrée si égoïste.

Mais, aujourd’hui tout était fini. Mon existence sur cette foutue planète arrivait à son terme. Je ne voulais plus de cette vie, que j’avais passé à lutter contre la maladie. Aujourd’hui je n’en avais plus la force. Une dernière fois, je scrutai mon miroitement dans le miroir de cette chambre froide où j’avais passé la majeure partie de mon enfance. Il me renvoyait l’image d’une poupée de porcelaine, frêle et fragile. J’avais beau scruter mon reflet je n’y trouvais rien. Que ce soit dans mes grands yeux océans ou mes longs cheveux blonds. Je n’y voyais rien. Je ne voyais que ma silhouette, si fragile, si pathétique. Ainsi que toutes les erreurs que j’avais accumulées au cours de ma triste vie. Et dieu sait combien j’en avais commise.

La première avait été de naître ce froid matin de décembre dans la capitale allemande. Puis ce n’est pas comme si j’avais vraiment été désirée. Mes parents ne souhaitaient qu’un enfant uniquement pour perpétuer la descendance, ainsi que d’assurer la suite de leur célèbre entreprise. Je n’ai pas vraiment de quoi me plaindre, je n’ai jamais vraiment manqué de quoique ce soit – si ce n’est de l’amour de mes parents. La seule chose qui les importait vraiment c’était ma réussite. J’allais prendre la tête de leur société – une célèbre clinique médicale – dans le futur, je me devais donc d’en être digne. C’est donc pour cela qu’ils décidèrent de m’inscrire dans de nombreux cours particuliers, en parallèle de mes études. Natation, danse classique, solfège, piano, couture… Je ne sais plus combien de cours de ce genre j’ai bien pu supporter. Néanmoins, je ne me suis jamais plainte. Je n’en avais de toute façon pas le droit. Je me devais d’être la parfaite petite héritière, pour espérer attirer l’attention de mes chers géniteurs.

Ma deuxième erreur fut de me lier d’amitié avec Varyan et Gabriel, les fils de grands amis de mes parents. Je n’ai jamais été très douée pour aller vers les autres, aussi longtemps que je me souvienne, j’ai toujours eu ces maudits troubles de communication – fruit de ma précocité je suppose, et cette fâcheuse habitude de jouer nerveusement avec mes cheveux. Enfin bref, rien de tout ça ne me facilitait la tâche pour aller vers les autres, alors j’ai fini par me renfermer sur moi-même, et à fuir tout contact physique.

Mais que de divagations, revenons-en aux faits. Ma deuxième erreur, l’une des plus fatales. Celle qui a eu un impact sur la vie de cet être que je chérissais tant. Il n’était pas rare que l’on reçoive ses fameux grands amis le week-end, ou bien même qu’eux nous reçoivent. Mes parents étaient bien plus proches d’eux que de moi-même. Cependant, détrompez-vous, je n’ai jamais été jalouse. Je n’ai jamais pu l’être car j’ai toujours ignoré ce qu’était l’amour qu’un parent pouvait porter à son enfant. Au début, je me contentais seulement de regarder ses deux bambins, qui semblaient si proches. Je n’ai donc jamais osé les approcher, parce que je serais sentie de trop, et particulièrement parce que j’avais bien trop peur. Je me contentais seulement de les observer, assise en boule sur le canapé du salon. Je les enviais d’être aussi proches, moi je n’avais personne à qui me confier, personne avec qui jouer. J’avais envie d’apprendre à les connaître. Néanmoins, je me rends compte aujourd’hui que cela était une grande erreur. En effet, si chacun d’entre nous était resté gentiment dans son coin, Varyan n’aurait pas eu à souffrir de la sorte.  Pourquoi ? Pourquoi a-t-il fallu qu’il se décide à venir me parler ? Pourquoi a-t-il pitié de moi ? Pourquoi m’a-t-il invitée à jouer avec eux ? C’était le début d’une grande amitié, mais aussi d’une longue descente aux enfers pour lui ainsi que sa famille.

Le temps continua de s’écouler lentement depuis ce jour, je me rapprochais de plus en plus des deux garçons, notamment de Varyan – mon grand amour, à qui j’étais constamment collée. Je lui vouais une totale admiration, je l’idéalisais même. Pour moi, il était un peu ce super-héros qui m’avait sorti de ma solitude si pesante. Nous vivions ainsi paisiblement, sans se soucier des malheurs du monde, cela aurait pu probablement durer des années… A condition que je ne vois jamais le jour. Le bonheur est éphémère, j’en suis bien consciente. Il finit toujours par s’éteindre avec moi. Peu avant Noël, alors que je me rendais à l’un de mes cours de natation avec ma mère, elle remarqua tout ls hématomes qui recouvraient peu à peu mon corps depuis plusieurs mois. C’était la première fois que je la voyais aussi inquiète – je ne comprenais d’ailleurs pas pourquoi, après tout ce n’était que quelques broutilles. Elle m’emmena aussitôt passer toute une batterie d’examens dans cette clinique qui était si importante pour eux. Le verdict – qui tomba plutôt rapidement puisque les employés ne voulaient probablement ne pas contrarier leurs patrons – fut sans appel : cancer, ou plus précisément leucémie aigüe lymphoblastique. Je fus immédiatement hospitalisée. Cela faisait déjà plusieurs mois que je trainais ce boulet, et mes parents, qui étaient médecins, n’avaient rien remarqué. C’en était risible n’est-ce pas ?

Ce fut une période très difficile, je me sentais extrêmement mal, seule dans cette chambre froide et vide. Après tout, à cette époque, je n’étais encore qu’une frêle enfant, une fillette d’à peine quatre ans, qui avait encore toute son innocence et toute sa candeur. Les traitements contre cette foutue maladie furent commencer immédiatement, il ne fallait plus perdre de temps désormais. Ce fut long, douloureux, fatiguant, et j’en passe… Mais j’ai pris sur moi, je me suis montrée courageuse. Je devais me battre pour Varyan, pour Gabriel. Je me suis montrée forte, pendant de long mois, les médecins en étaient même surpris. Je n’étais qu’une enfant après tout. Mais j’ai fini par craquer. J’ai fini par craquer lorsque j’ai vu mon corps se dépérir, ainsi que mes cheveux – symbole de ma féminité – sur l’oreiller chaque matin. Le pire, c’est lorsque ma mère est venue me rendre visite ce maudit matin d’octobre, une tondeuse à la main. Je ne l’oublierais jamais, ce jour où mon innocence et ma candeur m’ont quitté définitivement.

« Il faut les tondre Illya, tu n’en as presque plus »

Elle a été si dure avec moi, elle ne m’a même pas laissé le choix. Franchement, est-ce le genre de choses que l’on dit à une pauvre gamine malade à en crever ? Je ne pense pas. De toute façon, mes parents n’ont jamais su y faire avec les enfants. Leur métier a toujours été plus important que leur propre fille. Il avait fallu que je tombe malade pour daigner avoir un peu de leur attention. Mais qu’importe, je m’égare du sujet. C’est ce jour-là où je me suis rendue compte à quel point la maladie allait me rendre laide. J’ai eu beau crier, pleurer, supplier, faire un caprice pour la première fois de ma triste vie, rien n’y fit. Ma chère et tendre mère n’écouta aucun de mes états d’âme. J’ai eu beau me débattre violemment afin de l’empêcher d’arriver à ses fins, d’échapper – en quelque sorte – à mon tragique destin, je ne pus échapper à la tonte de mes précieux cheveux, mon père étant arrivé à la rescousse. Mes parents finirent donc par m’enlever mes beaux cheveux, et ne cédèrent pas au caprice qu’une pauvre gamine leucémique, pensant agir pour son bien, pauvres empotés qu’ils étaient. Peu de temps après ce tragique événement, du moins pour une enfant encore innocente, je fus autorisée à quitter l’hôpital, puisque ma rémission avait enfin commencé. Je ne pouvais en être qu’heureuse. Finit les nuits seule dans cette chambre triste, et les rares visites de mes amis. J’allais enfin pouvoir les revoir autant que je le souhaitais, retrouver ma maison. Et je pensais être tranquille définitivement, mon état de santé s’étant stabilisé l’année de mes six ans. Ce dernier resta stable pendant deux ans, tandis que je continuais à me rapprocher énormément de Varyan. Je continuais de le coller, comme je l’avais toujours fait.

Cependant, la vie avait décidé de ne pas être clémente avec moi. Mon état de santé se détériora petit à petit, m’obligeant ainsi à jongler entre les visites à l’hôpital et les soirées à la maison. Mon état n’était pas non plus alarmant, mais il était à surveiller. Ma vie s’écoulait alors paisiblement auprès de mes amis d’enfance, desquels j’étais toujours aussi proche. Nos familles préparaient même un voyage aux caraïbes, pour notre plus grand bonheur. C’était la première fois que nous allions voyager tous les trois, rien ne pouvait nous faire plus plaisir que de passer l’été à jouer ensemble. Néanmoins, cette foutue maladie à encore tout gâché. La vie, ou le destin – qui sait, ne m’a pas épargnée. Ainsi, l’été de mes douze ans, mon état de santé s’est à nouveau montré alarmant, et cela à quelques heures de notre départ. Je me souviendrais toujours de ce maudit jour… Cela faisait déjà quelques semaines que je me sentais fatiguée, que mon corps me faisait souffrir. Mais je l’avais caché, par peur de ne pas pouvoir partir. Je n’avais jamais vraiment eu la chance de voyager, moi qui avait passé la plupart de mon enfance dans une chambre d’hôpital. Ce jour-là, je préparais mes affaires, en compagnie de Varyan. Je lui racontais à quel point j’étais heureuse à l’idée de partir en sa compagnie, j’étais si pressée, c’était la première fois que je voyageais vraiment après tout. Puis soudain, une douleur lancinante me lança, si bien que j’en eu les jambes coupées. Je m’écroulai sur mon pauvre ami, avant de cracher du sang, et finalement perdre connaissance.  Je me souviens seulement de son visage inquiet. Ô Varyan si tu savais comme je suis désolée, je t’ai tant fait souffrir. C’est probablement à ce moment que tu as décidé de tout faire pour me sauver, quitte à mettre ta vie en danger. Mais pourquoi ? Mais pourquoi as-tu voulu me sauver à ce point ? Je ne le méritais pas, je ne méritais pas toute ton attention.  Suite à cela, je fus immédiatement admise en soins intensifs. Cependant, fort heureusement, je n’ai plus de souvenirs de cette période, la douleur me l’ayant probablement fait oublier.

Par la suite, après que je sois de nouveau admise dans une chambre normale, Varyan me rendait visite tous les jours, pour mon plus grand bonheur. Nous discutions de tout et de rien, comme auparavant. Les journées me paraissaient ainsi moins longues, et ma solitude s’apaisait peu à peu. Sans m’en rendre compte, je commençai à développer de forts sentiments envers mon ami d’enfance.  C’était normal après tout, il avait toujours pris soin de moi, il était le seul à s’occuper autant de moi. Il m’avait même promis de trouver à tout prix un remède, afin que l’on puisse partir tous les deux en voyage. Rien ne pouvait me faire plus plaisir, bien que ce soit cette stupide promesse qui lui ait coûté la vie. Et je n’ai rien vu, rien remarqué. J’ignorais dans quelles affaires il s’était embarqué afin de me sauver. Alors que lui remarquait le moindre changement opérant chez moi. Je suis tellement idiote, tellement faible. Tout est ma faute, je n’ai rien fait pour le sauver… Mais nous n’en sommes pas encore à ce point de mon histoire. Varyan et moi continuions de nous rapprocher, échangeant sans cesse des moments de complicité : ceux où il me prenait la main lors de mes prises de sang, où lorsqu’il caressait mes cheveux pour rassurer… Je n’avais rien à lui reprocher, loin de là. Il avait toujours été là – du moins jusqu’à son tragique accident – pour moi. Mon ami était parfait. Et c’est pour cela que j’aurais préféré ne jamais le connaître, afin qu’il puisse vivre paisiblement, sans se soucier sans cesse de moi.

Venons-en à ma troisième erreur, voulez-vous ? Celle de croire que Varyan m’avait lâchement abandonnée, parce qu’il ne supportait plus toutes ses visites incessantes à l’hôpital. Ma vie s’est déroulée assez paisiblement jusqu’à mes quatorze ans, si on omettait mon cancer, évidement. Je passai la plupart de mon temps en compagnie de mon ami d’enfance, sans réaliser les sentiments que j’éprouvai envers ce dernier. Mais un jour, ses visites cessèrent sans qu’il me donne de raison valable. Lorsque je t’interrogeai mes parents, qui au passage ne pouvait plus le voir en peinture depuis ce jour maudit où il les avait traités d’incompétents – en même temps, il n’avait pas tort, ils avaient beau être médecins, ceux-ci étaient incapables de me soigner – ils me répondaient que mon ami était bien trop occupé pour me rendre visite à cause de lycée. Bien évidemment, au début, je ne les ai pas cru. Je pensais qu’ils voulaient simplement m’empêcher de le voir. Toutefois, après avoir tenté vainement de le joindre sans succès, je me suis fait une raison. Il ne voulait tout simplement plus me voir. Je le comprenais, cela devait être dur pour lui, de venir me voir tous les jours, attachée à tous ses fils… Mais le fait est qu’il m’avait abandonné, et ça je ne pouvais pas lui pardonner. Et j’ai cru en cette hypothèse jusqu’au bout. En réalité, j’ignorais que mes géniteurs, probablement pour mon bien, n’osèrent jamais m’avouer que Varyan avait trouvé la mort dans un tragique accident. Néanmoins, s’ils l’avaient fait, je n’en serais sûrement pas là aujourd’hui. Je n’en serais sûrement pas arrivé à cesser de me nourrir correctement, ou à m’infliger de nombreux sévices. C’est à ce moment que j’ai commencé à tomber lentement en dépression, me sentant profondément trahie, et réalisant toutefois les sentiments que j’éprouvai envers mon ami d’enfance. Réalisant que cela était une erreur, je me promis alors de ne plus jamais tomber amoureuse. Cela ne conduisait qu’à la souffrance. Puis de toute façon mes sentiments n’atteindront jamais personne. J’étais destinée à être seule, pour toujours. Et cela m’effrayait, car je n’avais jamais réussi à supporter la solitude. Après « l’abandon » de mon grand amour, mon état de santé commença à s’aggraver. Je fus ainsi admise en soins palliatifs. Vous savez, là où vont tous ceux qui n’échapperont pas à la maladie, ceux qui ressortiront entre quatre planches.
Peu de temps avant mon décès, Gabriel, qui ne me rendait que rarement visite, en particulier depuis « l’abandon » de son frère vint à mon chevet. Je pensais qu’il avait eu des nouvelles de par mes parents – nouvelles qui n’étaient pas très bonnes d’ailleurs – et qu’il venait par pitié ou parce que Varyan n’avait lui pas eu le courage de le faire. Mais je me trompais sur toute la ligne, il était seulement là pour me cracher toute sa haine à sa figure. Après tout, c’était ma faute si son frère avait perdu la vie, non ? C’est pour moi qu’il avait trafiqué avec la mafia, qu’il avait été brûlé, battu à mort. Je ne pus que demeurer incompréhensive. Ce n’était clairement pas possible. Pour moi, Varyan ne pouvait pas mourir. C’était un super-héros, mon super-héros… S’en suivit une violente dispute avec Gabriel, parce que je ne le croyais pas. Je ne pouvais tout simplement pas y croire. Les insultes, les cris ont fusés, jusqu’à ce que mon ami craque. Qu’il craque en m’assignant un joli coup de poing, et en me balançant un article de journal traitant de la mort de son frère.

J’ai passé un long moment immobile, pleurant toutes les larmes de mon corps, criant contre cette injustice, contre ma faiblesse. Voilà. Voilà comment j’en étais arrivé là aujourd’hui. A tenir, tremblotante, cette lame froide sur mon poignet. A regarder, avec un maigre sourire de satisfaction mes larmes se mélanger à mon sang. Tout était enfin fini, toutes ses années de souffrance. Je n’avais plus à souffrir, j’allais rejoindre Varyan et enfin pouvoir tout réparer.  De toute façon, le suicide était la meilleure des solutions, le cancer n’allait pas tarder à en finir avec moi. Je préférais mourir dignement. Peu à peu, le froid commençait à me gagner, tandis que mes paupières se fermaient doucement. Puis le trou noir. Tout aurait pu s’arrêter là. Néanmoins la mort semblait bien trop débordée afin de permettre à mon âme de rejoindre les cieux.

Lorsque j’ai repris connaissance, je me tenais près de mon corps inerte. J’ai mis un temps fou à comprendre ce qu’il m’arrivait. J’ai passé des semaines, peut-être des mois, enfermée dans ma chambre, bercée par les pleurs de mes parents. La seule chose qu’il me restait à faire à présent, c’est errer en vain. Et c’est comme ça que j’ai fini par retrouver Varyan, lui aussi n’avait pas eu le droit de reposer en paix. Mais rien ne s’est passé comme je l’imaginais, cette fois-ci, il m’a bel et bien abandonnée à mon triste sort. Qu’importe, je le méritais de toute façon. J’avais causé sa perte. J’ai fini par faire d’autres rencontres, des bonnes comme des mauvaises. Des personnes ont essayé de m’aider – sans jamais y parvenir, d’autres ont voulu causer ma perte… Pour la première fois de ma vie je me sentie réellement vivante. Mais je ne me sentais pas à ma place.

Néanmoins, plus le temps passait, et plus ma tristesse augmentait. J’en voulais à la terre entière, et particulièrement à moi-même. Plus rien ne pouvait me sauver, la seule issue qui s’offrait à moi, c’était de me faire remarquer par les traqueurs, afin de pouvoir permettre à mon âme de trouver le salut. La seule chose que je désire, c’est être libérée de tout ce chagrin ; c’est pour cela, pour cela que je m’amuse à autant maltraiter les humains. Pour que l’on vienne m’attraper, et accessoirement par jalousie envers toutes ses personnes à la vie si merveilleuse. Celle à laquelle je n’ai jamais eu le droit.

pensées
en l'air
Brouillon et feuille raturée.
a peur d'être abandonnée de nouveau Ϟ ne fait confiance à personne Ϟ défaitiste Ϟ a peur d'un rien Ϟ attachante Ϟ fuit tout contact physique Ϟ angoisse beaucoup Ϟ si bien qu'elle en fait des crises Ϟ n'hésite pas à se montrer agressive si on cherche à lui faire du mal Ϟ ou si on s'attaque à l'un de ses proches Ϟ un poil dépressive Ϟ a tendance à dire ce qu'il lui passe par la tête Ϟ ment beaucoup pour qu'on la laisse seule Ϟ bien qu'elle déteste la solitude Ϟ a la fâcheuse habitude de jouer avec ses cheveux lorsqu'elle est nerveuse Ϟ a du mal à s'exprimer, due à sa précocité.

Xueia hoy ! je suis de retour pour mieux vous embêter huhu je vous aime ♥️ soyez gentil avec illya
(enjoy mes pavés aussi, gl eva <:)
crédits: softhance, ©️nmd
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Message Sam 7 Oct - 22:34
Coucou ♥️

mes yeux brulent, vla le pavé oo

Je lis tout ça demain, parce que ça m'a l'air grave long rah et je te validerai !
Bon retour ~
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Message Sam 7 Oct - 22:41
Merci Vava ♥️
(tqt prend ton temps pour lire xD )
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Message Dim 8 Oct - 15:15
Validée
Âme DAM

Maintenant que ta fiche est terminée, tu peux aller faire un tour ICI pour faire une demande de rp, LA pour écrire les relations de ton personnage, et PAR ICI si tu es sentimental et qu'écrire dans un journal c'est ton truc. Et si tu veux poster un scénario pour ton personnage, c'est JUSTE LA.

On espère que tu passeras de bons moments sur MoS et que tu t'y plairas ♥️
Si tu as la moindre question n'hésite pas à t'adresser au staff, il se fera un plaisir de te répondre. Tu peux contacter EVA ou REN à tout moment de la journée.

Au plaisir de rp avec toi ♥️
©️ Valou712
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Message Dim 8 Oct - 21:20
Le retour d'Illya !!! oui !!!!!

J'ai pas fini de lire ta fiche mais je suis content de te revoir en tout cas :3
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