« And I see you... » † Eva

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Message Dim 29 Jan - 1:48
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Rubis, Rubis, le monde se lève à présent.
La nuit s'en est allée, une nouvelle fois elle s'est échappée. L'obscurité voile tout de ton monde, ce que tu souhaiterais parfois pouvoir effacer. Inconsciemment tu le songes à chaque instant, réellement tu préfères te cacher. Te cacher derrière cette manière que tu as d'exister. Alors après une douche qui ne semble plus en finir, tu sors de cet hôtel pour retrouver une liberté. Le soleil te l'offre, cette liberté que l'on t'enlève chaque nuit. Un fin sourire arme tes lippes, une main passant dans ta crinière verdâtre. Il y a un léger vent frais qui vient soudainement caresser ta peau doucement, t'arrachant un frisson. Lentement tu ramènes ton blouson sur toi pour t'y enfermer et alors tu peux prendre le chemin du retour. Rubis, tu rentres chez toi.

Rubis, Rubis, tu erres un peu dans cette presque solitude matinale.
Le monde se fait vide à ses heures, quelques personnes sont pourtant déjà activent, déjà prêtes à aller travailler ou déjà entrain de le faire à vrai dire. Certaines personnes te saluent parfois et tu lances un sourire joyeux en répondant. Tu aimes étrangement cet instant chaque matin, tu as la sensation d'être légère soudainement. Alors joviale tu te promènes un peu ce matin, t'arrêtant à un petit café lorsque celui ouvre. Tu jettes la cigarette qui venait recouvrir tes lippes et tu t'engouffres dans ce lieu.

Rubis, Rubis, tu sens l'odeur du café vanille que tu aimes tant.
« Merci. » c'est tout ce que tu dis lorsque le serveur te l'apporte enfin. Seule dans la salle, ton regard fixe dehors. La décoration se fait légère, douce et chaleureuse quelque part, cela réchauffe ton cœur si émotif. Et cette vue que tu vois de ta chaise au dehors, te ravis. Ici tu vois le monde qui lentement s'éveille et tu profites du calme qui règne dans les rues avant que les hommes les envahissent. Les minutes s'écoulent, s'envolent et s'échappent sans t'attendre. De temps à autre, la tasse vient trouver tes lippes et tu te délectes du nectar vanillé que tu apprécies tellement. C'est sucré, c'est doux.

Rubis, Rubis, c'est à ce moment-là que tu l'as remarque.
Il y a une jeune fille soudainement. Un instant tu doutes de ce que tu vois. Elle a cette aura que tu connais bien, celle qui erre parfois autour de toi. Comme si d'un claquement de doigt, elle pouvait disparaître. Ces humains qui n'en sont pas vraiment, c'est ainsi que tu le vois. Et quelque part, soudainement tu as de la peine. De la peine pour son jeune âge. En silence tu l'observes de ta chaise sans oser bouger, sans oser t'approcher d'elle. Tu attends de voir ce qu'elle fera.
notes: si tu veux que je change quelque chose, n'hésites pas ♥

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Message Dim 29 Jan - 12:01
And I see you ▬ Rubis

C'est un jour comme les autres.
Banal. Ennuyant.

Finalement, tu en viens à penser que c'est nul d'être une Âme. Tu as passé toute la nuit à dormir dans une cave, rechargeant tes batteries. Dormir ? C'est un bien grand mot, quand tu sais que les esprits ne dorment pas. Et puis, la vie ici est d'un ennui. Tu ne peux rire avec personne, puisque personne ne te vois. Tu flottes au-dessus de la ville, au-dessus de la foule, priant parfois pour qu'un Humain Doué apparaissent. Et puis, lorsque celui-ci apparaît, il baisse les yeux, faisant mine de ne pas t'avoir vu. On dirait que c'est une honte de voir les Âmes. Est-ce qu'ils savent qu'ils sont de plus en plus à les voir ?

Tu bailles un coup, assise sur le muret à côté d'un restaurant de pizza. Tu aimerai bien en manger une, mais est-ce que les gens ne vont pas paniquer s'ils voyaient une pizza s'envoler dans les airs ? De toute façon, tu n'as pas de raison de manger, tu es morte. Oui c'est vrai, il faudra bien un jour que tu l'imprime. Combien de fois t'es-tu précipité à la rencontre de quelqu'un, passant subitement à travers ? Tu ne les comptes plus. C'est rare que tu rencontres un Humain D. Et quand c'est le cas, tu ne le lâche plus. Quelqu'un qui te voit, te parle et qui la nuit peut te toucher, c'est un miracle. Mais bon malheureusement, tu sais être assez pot de colle, et donc les gens se lassent et s'en vont, te laissant seule, petite âme de 9 ans, dans les rues de la ville, mal famées.

Tu descends de ton perchoir, flottant au-dessus de la foule de St-Louis, comme à ton habitude. Tes longs cheveux blonds te suivent comme une petite rivière, ondulant dans tes mouvements. Tu es habillée pareil que le jour de ta mort. Eh oui, tu changes peut de vêtements. Cela t'ennuie, car personne ne peut dire que tu es jolie avec. Moi je le pense très bien, mais tu ne peux plus me voir. Quelle ironie, un camion, un mardi, et pouf, cette fois, je décède pour de bon. Mes 40 ans de vie sont passés rapidement. En fin bref, on s'en moque de cela. J'aurai aimé devenir comme toi.

Un café, une bonne odeur, et te voilà sur le pas de la porte. Tu t'es toujours demandé pourquoi les adultes aimaient le café. C'est amer, c'est pas bon, et puis c'est fou comme on s'énerve après. Tu nous regardais en boire, papa, maman et moi, sans jamais comprendre.
Tu passes entre les tables, sans que personne ne te remarque, et flotte jusqu'à un coin de la pièce, à côté d'une plante verte. Avec cet air triste, tu observes la salle à moitié bondée. Un papi et sa femme, t'attendrissent à se tenir les mains. Un bébé fait un caprice dans les bras de sa mère. Une jeune femme aux cheveux verts t'observe de sa table. Tu soupires. Rien de bien intéressant, encore une fois, personne ne te vois. Puis tu réagis. Une jeune femme aux cheveux verts t'observe. Elle t'a vu ? Tu te déplace sur le côté, comme faisant des pas chassés, le regard te suit. Idem de l'autre côté. Un instant, tu la regarde avec de grands yeux écarquillés. C'est le plus beau jour de ta vie de morte. Un sourire s'incruste sur ton visage angélique, puis à la vitesse d'un éclair, tu viens allonger sur la table de la jeune femme à la crinière verte.

« Tu me vois ? Tu me vois vraiment ? Dis tu me vois ? Je fais quoi là ? Tu m'entends ? »

Tu montres tes doigts, si vite qu'il est même impossible de les compter. Tu espère vraiment qu'elle te voit, ça serait tellement bien ! Enfin quelqu'un pour te tenir compagnie...



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Message Dim 29 Jan - 16:48
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Rubis, Rubis, cette jeune fille a remarquée ton regard.
Un instant elle doute, elle aussi. Bougeant d'un côté puis de l'autre comme pour s'assurer que tu vois bien ses traits, sa silhouette, qu'en réalité tu ne regardes pas à travers elle. Une légère surprise te prend de la voir bouger ainsi et plus encore quand son sourire apparaît ensuite. Un si beau et grand sourire comme si le plus beau jour de sa vie était finalement arrivé. Sans avoir le temps de ne rien dire, Rubis, la jeune fille se retrouver allongée sur ta table et surprise tu ne dis rien. Sa voix résonne, visiblement pressée, visiblement joyeuse et ses doigts bougent trop rapidement pour que tu ne puisses les compter. Et tu comprends. Tu comprends à quel point il n'y a que la solitude dans sa vie. Pourtant tu ris un instant de la voir aussi énergique. « Oui, je te vois. » que tu dis de ta voix basse, buvant une gorgée de ton café.

Rubis, Rubis, elle est heureuse de te rencontrer.
Et toi tu es surprise. Toujours aussi surprise de voir des âmes errer en ce bas monde, toujours aussi surprise de pouvoir les apercevoir. Souvent tu as eu de la peine pour elles, mais parfois il t'arrive de les mépriser ou de les juger aussi. Dans le monde des âmes, il y a de tout comme dans le monde des vivants. Tes orbes l'accrochent alors, lui souriant gentiment. « Tu as l'air contente, mais est-ce que ça t'arrive souvent de t'allonger sur les tables ? » tu rigoles légèrement en la voyant ainsi. Cette enfant a l'air amusante sans aucun doute. « Je m'appelle Rubis et toi ? » Rubis comme le joyaux, mais Rubis, tu n'en es pas un et tu le sais, pourtant tu n'y penses plus depuis longtemps et encore moins à cet instant. C'est la première fois que tu parles vraiment avec une âme. Alors il y a une certaine réalité qui te frappe naturellement.

Rubis, Rubis, tu ne rêves pas.
Tu n'as jamais rêvée à vrai dire, elles ont toujours été là, bien présentes autour de toi. Tu n'hallucinais pas et à présent tu n'as plus de choix que de l'accepter pleinement alors tu discutes naturellement avec cette enfant. « C'est la première fois que je discute avec quelqu'un comme toi. Disons que c'est la première fois que l'on vient vers moi. » parce que tu n'as jamais fais le premier pas, il faut bien l'avouer. En les observant de loin, tu n'as jamais bougé pour venir engager une conversation. Peut-être par peur de l'inconnu ou bien par flemme qui sait.  
notes: si tu veux que je change quelque chose, n'hésites pas ♥

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Message Lun 30 Jan - 13:05
And I see you ▬ Rubis

Elle te voit.
Elle t'entend même.

Un magnifique sourire vient se poser sur ton visage, et tes yeux s'éclairent. Tu fais un roulé boulé sur la table, passant à travers de la tasse de café. Tu es folle de joie, ça se voit et ça se lit facilement en toi. Tu pousses un cri joyeux, puis mets tes mains devant ta bouche, elles ne parviennent même pas à cacher ce sourire. Une vraie gamine dis-moi Eva... Mais je comprends. Et puis ton sourire s'élargit. Encore plus, tellement que j'étais persuadé que ce n'était pas possible. Tu t'assoie en tailleur sur la table, main sur les genoux, prenant un air adulte, mais tes yeux pétillants brisent l'image sérieuse que tu veux donner :

« Je n'ai pas l'habitude de m'allonger comme ça, mais vois-tu, je suis très heureuse de rencontrer enfin quelqu'un qui peut me voir et me parler. Cela fait très longtemps que je flotte sans but, et ça en devient ennuyant. »

Toi et ta voix de petite madame. Je ne m'en lasserai jamais... A vrai dire, elle me manque cette voix de mini duchesse que tu te donnes souvent, pour faire l'adulte. Tu me regardais souvent comme ça, poings sur les hanches, fronçant tes mignons petits sourcils blonds.
La jeune femme rigole, te regardant faire l'idiote. Tu souris à ton tour, et l'écoute se présenter. Rubis... c'est un joli nom.

« Ton prénom fait penser à une pierre précieuse, il est très joli ! C'est drôle, c'est rouge un rubis et pourtant tu as les cheveux verts ! (Tu pouffes dans une main, puis reprend joyeusement) Moi c'est Eva ! Eva tout court ! Et tu as peut-être deviné, mais je suis morte. Tu n'as jamais parlé à des âmes ? C'est sans doute parce qu'elles sont ennuyantes à mourir, tu as bien raison. »

Tu dis ça sur le ton du secret, puis d'un petit cri joyeux, tu voltiges dans la salle, avant de te reposer sur la table.

« Eh dis au fait dis ? Tu veux savoir comment je suis morte ? Hum cela doit faire loooongtemps que je suis plus vivante, mais c'est pas très triste, parce que je suis encore là ! »

Tu ajoutes en marmonnant un "même si personne ne me voit, c'pas grave". Puis attend sa réponse, positive de préférence. Tu aimes bien raconter ta mort aux gens, tu ne sais pas pourquoi, c'est passionnant. Peut-être pour cela que les Humains Doués que tu as connus se sont enfuis, non ?



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Message Lun 30 Jan - 17:24
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Rubis, Rubis, tu viens de faire une heureuse.
Dans ta vie maintenant bien morne et emplie de ténèbres sans fin, dans ta vie où le mensonge est Roi, son sourire te réchauffe soudainement et fait vaciller cette mort lente qui dévore ton cœur. Rubis, cette jeune fille arbore un sourire que tu n'avais encore jamais eu l’occasion de voir, d'entrevoir même. Cette joie à l'état pure, tu ne peux la comprendre, mais tu peux l'accepter. Alors sans un mot tu l'as laisse rire, crier, parler, voltiger et revenir vers toi. Elle est pleine d'énergie, Eva. « Je suis contente de te donner autant de joie, je dois bien l'avouer. » son côté petite madame te fait sourire, Rubis. C'est encore une enfant, une âme enfant qui erre sans but depuis longtemps. Quelque part c'est triste à bien y songer, mais tu as envie de ne voir que son sourire à présent. « Merci jeune fille, ton prénom est très mignon. Eva c'est simple, mais adorable, il te va bien. Et oui, je n'ai jamais parlée à des âmes. Peut-être parce qu'elles ne sont jamais venus à moi comme tu viens de le faire. »

Rubis, Rubis, est-ce que tu as envie de savoir ?
Un instant tu songes, tu réfléchis et tu te laisses emporter par sa bonne humeur certaine, sa joie de vivre. Si elle souhaite te raconter sa mort, laisse-la faire. « Je t'écoute, raconte-moi tout. » si cela peut rassurer la jeune fille, pourquoi pas ? Et puis, quelque part tu es curieuse de savoir. Savoir comment une jeune fille peut-elle être morte et depuis combien d'années surtout. Cela semble faire longtemps selon ses dires. « Tu as quel âge? » soudainement et naturellement la question se pose bien entendu. Et tu attends par la suite, Rubis. Tu attends simplement de voir la boule d'énergie t'expliquer sa vie, la façon dont tout cela s'est terminé et comment cela se passe à présent.

Rubis, Rubis, lentement tu prends une nouvelle gorgée.
La vanille recouvre tes lippes, t'exalte d'une douce odeur sucrée et d'un goût duveteux. Tu aimes le café vanille, mais à présent il semble plus être un accompagnement quelconque que ta seule préoccupation. La jeune Eva vient te sortir de ton petit rituel matinal, égayant ta vie un instant. Les enfants sont amusants, vrais, innocents, intéressants à bien y songer. Tu apprécies la spontanéité dont ils peuvent faire preuve visiblement. Ou tout du moins tu apprécies la sienne. 
notes: si tu veux que je change quelque chose, n'hésites pas ♥

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Message Mar 31 Jan - 20:42
And I see you ▬ Rubis

Tu lui souris, riant comme une enfant, revenant à ce caractère que tu possédais de ton vivant. Bien sûr que tu es joyeuse, tu es ainsi, et même si pendant longtemps tu ne l'as pas été, tu l'est tout de même et rien ne le changera. Enfin je dis cela, mais il pourrait se passer bien des choses atroces qui te ferait changer. Mais passons. Encore un sourire, tu te rapproche, tu hésites, une envie, et pourtant, tu la sais irréalisable. Tu préfères la mettre de côté, souriant pour cacher ce début de tristesse.

« Je sais que mon nom est joli. Après tout, c'est maman qui l'a choisi ! Elle a toujours eu de bons goûts, même Karl, il a un joli prénom. Ma maman, c'était la meilleure, parfois je regrette qu'elle soit partie plus vite que moi avec papa. »

Dodelinant de la tête, les yeux fermés, tu essayes de remettre un visage sur ce nom. Maman. Maman. A quoi ressemblait-elle donc ? Et papa ? Tu te rappelle de sa voix forte, de son caractère sévère. Mais physiquement, plus aucun souvenir. Le flou, un nuage de coton qui dure depuis tant d'années. Cela fait si longtemps... Il n'est pas étonnant que tu ressentes un vide pareil. Alors tu souris, espérant qu'un jour on comblera ce vide.

« J'ai 9 ans ! Mais euh si on compte depuis ma mort, je dois au moins en avoir 60 ? Euh je suis une mamie alors ? »

Tu comptes maladroitement sur tes doigts, puis abandonne à la vingtaine, en soufflant d'un air blasé. Cette petite moue est adorable, elle me manquera aussi. Tu fais ressortir sa lèvre inférieure toute rose, tu affaisse les épaules et lève les yeux au plafond, soupirant. Mais tu reprends rapidement ton entrain habituel, parlant à toute allure et gesticulant de tous les sens ?

« Héhé, c'est chouette que tu veuilles bien ! Je vais te raconter alors ! (Tu prends une inspiration, puis attrape ton menton entre deux doigts) Alors c'était une belle journée, papa et maman emmenaient Karl et moi en voiture au parc d'attraction, j'avais trop hâte ! Je n'y étais jamais allée. On chantait, on rigolait, et puis ça s'est passé très vite ! J'ai vu un gros camion nous foncer dessus, il a percuté la voiture et elle s'est toute rabougrie comme un accordéon ! Au final, je me suis retrouvée avec un bout de métal dans le ventre, mais papa et maman étaient morts sur le coup. Je me souviens d'avoir dis quelque chose à Karl, puis c'est tout noir après. Je crois que j'ai fais une homora... euh non homégearie ? Hémo... homo... enfin bref, j'ai perdu tout mon sang ! Je crois que c'était pas beau à voir en tout cas. Mais c'est Karl qui a eu la meilleure place, il est même pas mort. C'est qu'il est trop fort Karl.»

Tu lui souris, assise au bord de la table, les jambes balançant dans le vide. Tu regardes en souriant le carrelage du café, le regard dans le vide. C'est étonnant avec quelle précision tu te rappelle ce jour qui vous fut fatal, alors que tu ne te rappelles pas de nous, de ta famille, de papa et maman. Mais bon, plutôt que de déprimer sur ce fait, tu essayes de profiter de ta pseudo vie.
Puis d'un coup, tu commences à tortiller tes mains entre elles, l'air très gênée. Je sais déjà ce que tu vas demander, et si j'étais pas mort, je t'aurai mis une tape sur la tête.

« Dis Rubis, je sais que tu me connais pas bien mais... Mais j'aimerai beaucoup que tu me dises si tu as envie de t'enfuir maintenant que je t'ai raconté tout ça... »

Après tout ce n'était pas vraiment quelque chose de très joyeux que tu viens de lui raconter là, tu comprends si elle veut partir en courant comme les autres.




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Message Jeu 2 Fév - 17:24
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Rubis, Rubis, tu souris.
Franchement, grandement, tendrement tu souris à cette enfant, Rubis. Avec un instinct de vouloir lui tendre la main, la voir rire un peu plus longtemps. Avec cette envie d'en apprendre plus sur elle à présent. Ce n'est peut-être qu'un sentiment passager d'une rencontre nouvelle. Peut-être que demain vous ne vous verrez plus qui sait, mais pourtant tu espères la recroiser. Pour t'assurer que cette lueur de tristesse qui apparaît parfois, ne revienne plus ensuite. « C'est vrai que Karl c'est joli aussi. » tu la fixes sans bouger, buvant de temps à autre une gorgée de ton café, Rubis. Tu l'as laisse extérioriser tout ce qu'elle ne peut dire à personne. Parce que personne ne l'a voit ici, personne ne l'entends.

Rubis, Rubis, tu écoutes attentivement.
Son histoire, son âge qui te surprend grandement, sur sa fin et celle de ses parents. Un instant tu restes de marbre, mais une certaine peine prend ton cœur. Et tu songes que cela a dû être dur pour elle depuis tout ce temps, plus encore quand elle te pose cette question. Cette question qui te fait réaliser sa réalité depuis toutes ces longues années. Alors lentement ta main se pose sur le haut de sa tête, caressant sa jolie crinière blonde, mais c'est éphémère, tu ne peux pas l'atteindre réellement, ni même la toucher vraiment. « Pourquoi je devrais fuir maintenant ? Au contraire, j'ai bien envie d'en apprendre plus sur toi, Eva. Comme... comment tu as vécu depuis toutes ces années ? Ou bien qu'est-ce que tu as fait durant tout ce temps ? » un fin sourire agrippe tes lippes, caressant encore un instant le haut de sa tête dans ton esprit avant de retirer ta main. Cette main que tu songes sale la seconde qui suit, soupirant silencieusement avant de la ranger jusqu'à ta tasse, buvant une gorgée.

Rubis, Rubis, quelque tu es envieuse de son innocence.
Une innocence éclatante, mais qui n'a jamais pu s'épanouir pleinement de son vivant. Tu ne peux jalouser son innocence de ce fait, pas réellement. Discuter avec une âme est une chose délicate. Parce que la vie leur a été retirée, parce qu'elles errent parfois depuis des siècles, parce qu'elles auraient encore aimées faire quelque chose. Et cela te frappe soudainement. « Tu voulais encore faire quelque chose dans ce monde ? » pour être encore ici, mais tu évites de le dire pour ne pas donner l'impression qu'elle doit partir, que tu veuilles qu'elle parte surtout.  
notes: si tu veux que je change quelque chose, n'hésites pas ♥

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Message Dim 5 Fév - 17:16
And I see you ▬ Rubis

Malgré l'absence de contact, la vue de sa main sur ta tête immatérielle te réconforte, comme un câlin virtuel. Cela fait longtemps que quelqu'un n'a pas montré éprouver de l'affection pour toi, ou au moins de l'intérêt quelconque. Tu lui offre un sourire un peu triste, et fais un signe répété de la main, signalant que tout va bien.

« C'est vrai, tu ne vas pas t'enfuir ? Mais... d'habitude, les gens n'aiment pas les fantômes... et puis, ils s'en vont toujours quand je dis comment je suis morte. Je crois que je leur fait peur... Est-ce que mon histoire fait peur ? »

Tu essayes vainement de te souvenir pour répondre à la question de la jeune femme. Flou, idées, échappées, obscurité. Ce ne sont pas de très bons souvenirs, mais Rubis t'a posé une question, tu te dois d'y répondre. Tu ne veux pas perdre une des rares personnes pouvant te voir, tu serais encore plus triste ainsi. Lèvre mordue, regard timide à Rubis.

« Je ne sais plus... Je me souviens d'endroits tout noirs, des gens qui me courent après, j'avais très peur. J'ai rien fais de mal, pourquoi on me court après ? Après je m'ennuyais et ne comprenais rien dans les pays, du coup un gentil monsieur m'a appris l'anglais. C'est pour ça que je parle aussi bien ! »

Il est vrai que ton anglais avait beaucoup progressé depuis ce fameux monsieur. Un charmant boulanger qui profitait de la nuit pour t'offrir des gâteaux. Non, pas un pédophile, mais un réel vieillard sympathique qui trouvait que tu égayais sa vision de la mort. Après tout, être une Âme, tu pourrais en profiter pour rassurer les gens qui ont peur de la mort. La vision d'une joyeuse fillette de 9 ans pourrait en rassurer plus d'un, surtout quand on voit qu'elle n'a pas l'air si dérangée par son état de morte.
Et ce vieillard en particulier, lorsque son jour est venu, avait accueillit la Faucheuse comme une amie qu'il avait suivit avec joie, et tels des égaux, ils avaient quitté cette vie ensemble, sous les yeux d'une fillette en pleurs, cachée dans une armoire. Toi. Oui, tu avais vu la Faucheuse, et tu n'étais pas prête de la revoir. C'était affreux. Tu ne pouvais même pas la décrire, et je crois que personne ne le pourrait. Depuis ce jour, ta peur de la Faucheuse, plus que la mort définitive et ceux qui te traquaient, était la plus forte.

C'était dur de repenser à cela, alors Eva chérie, pense à autre chose. Tu secoues la tête, évacuant les mauvaises pensées, et tourne la tête vers ta nouvelle copine. Un truc que tu aurais voulu faire ? Quelques idées te venaient à l'esprit.


« Aller dans un parc d'attraction. Avoir un amoureux. Faire mon premier jour au collège. Voir maman et papa encore une fois. Retrouvez Karl. Avoir un câlin et trouvez quelqu'un à qui je manquerai... (Tu essuies une petite larme qui a passé la barrière de cils) j'aurais aimé demander à la Faucheuse de laisser vivre papa maman. Et moi aussi.»



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Message Mar 21 Fév - 15:42
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Rubis, Rubis, cette enfant te touche.
Naturellement tu l'observes en silence et tu remarques aisément que cette vie joyeuse semble lui convenir. Pourtant tu sais parfaitement que beaucoup de choses doivent lui peser encore aujourd'hui. Du haut de son âge, tu la remarque et une centaine de questions semblent perler. « Tu ne fais pas peur, Eva. Les gens sont simplement très peureux et lâches. Ils craignent ce qu'ils ne peuvent comprendre et une âme, c'est difficile pour eux d'assimiler cela. » Un fin sourire étire tes lippes alors. « Ne t'en fais pas, je n'ai pas peur de toi, ni de ton histoire et je ne vais pas m'enfuir. » parce que tu as envie, oui tu as envie d'enfin comprendre toi aussi. Voir plus loin, enfin accepter toutes ces personnes dont les pieds sont légèrement translucide. Tu as toujours remarquée ces gens de loin sans jamais les approcher. Aujourd'hui c'est différent.

Rubis, Rubis, tu remarques sa peur.
Sa timidité et sa peur soudaine lorsqu'elle t'explique certaines choses de son passé. Quelque part, tu es vraiment touchée, Rubis. Du haut de tes vingt-quatre ans tu observes cette jeune fille qui vit depuis bien plus longtemps que toi à vrai dire. Et tu en viens à te dire que peut-être ta condition n'est pas la plus à plaindre. Ce n'est pas que tu plaignes Eva, loin de là, elle semble heureuse ainsi bien que seule, mais probablement que des âmes tout comme elle, sont bien plus à plaindre... Tu te demandes. « Je suis désolée, je ne voulais pas te rappeler de mauvais souvenirs, Eva. Tu n'es pas obligée de me répondre si tu n'en a pas envie, tu sais ? Je ne vais pas m'enfuir ou bien t'ignorer si tu ne veux pas me dire certaines choses, ne t'en fais pas ! » et tu souris une nouvelle fois comme pour rassurer l'enfant solitaire.

Rubis, Rubis, elle pleure.
Et un instant tu souhaiterais pouvoir la toucher pour essuyer cette larme qui coule le long de ses joues. La gentillesse perle de tes pores en la voyant ainsi, Rubis, tu te sens étrangement plus légère en l'ayant face à toi. Oubliant presque ta propre réalité. « Je ne peux pas t'aider à réaliser certaines choses, mais si tu veux, un jour nous pourrons aller dans un parc d'attraction ensemble ! Si cela te dis, viens me voir quand tu veux et je t'y emmènerai avec plaisir. » en espérant qu'elle puisse apprécier réellement ce moment, tu feras en sorte que cela soit le cas cependant. N'est-ce pas Rubis ? Que tu feras en sorte que ce soit un beau souvenir pour elle... « Avoir un amoureux, je suis sûre qu'un jour tu trouvera ! » parce que les âmes sont nombreuses, que les âmes vont quelque part alors qui sait, rien ne semble impossible à bien y songer.  
notes: désolée pour le retard ♥

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Message Ven 24 Fév - 22:23
And I see you ▬ Rubis

Tu lui envoies un regard mi-curieux, mi-angoissé.

« C'est marrant, qu'une petite fille de 9 ans leur fasse peur. Je n'ai pas tant changé en étant morte n'est-ce pas ? Je ne suis pas un monstre ? »

C'est difficile d'assimiler pour toi qu'une enfant de ton âge puisse terrifier un adulte. En mourant, on ne devient pas autre chose pourtant, on reste un être humain, juste dans un autre stade ? Tu ne parvenais pas à comprendre cette peur qu'avait l'humanité face aux esprits. Si en tant qu'Humaine tu avais pu voir les fantômes, tu aurais été très heureuse, et te serais fait plein d'amis morts. C'est très glauque dit comme ça mais bon.

Tu souris joyeusement face à la réponse de ta nouvelle amie verte. Tu étais si heureuse. Elle te voyait, elle t'entendait, elle avait écouté ton histoire et pourtant, elle était toujours là à te regarder avec compassion et un air de tristesse. Au fur et à mesure des années, tu avais compris que le fait que tu sois jeune donnait beaucoup de peine aux gentils Humains qui pouvaient te voir. Évidemment, la vision d'une petite fille flottant dans les airs comme une âme en peine donnait rarement du bonheur. Mais personne ne pouvait s'empêcher d'être triste en pensant au drame que tu avais vécu.

« Mais rassure toi, cela c'est passé il y a si longtemps, j'ai passé l'éponge. Cela me rend triste, mais jamais je ne déprimerai pour cela, ne t'en fais pas Madame Rubis. »

Tu pouffes un peu. Madame Rubis. Tu adores donner des surnoms. Celui-ci te faire rire. Donner de la noblesse aux gens qui n'en ont pas forcément, les rendre moins misérables qu'ils ne se trouvent. Donner du bonheur pendant un instant, faire sourire d'un mot. Et puis, les gens sont parfois plus nobles qu'ils ne pensent l'être. Rubis par exemple. En ressentant ses émotions générales, tu sentais une lourde tristesse, ainsi qu'un mépris de soi. Pourtant, en la regardant ainsi, tu ne voyais qu'une jeune femme superbe, sûre d'elle, attentive et gentille. Mais les gens sont bien plus complexes que cela, et tu le sais. Mais elle est si gentille. Ton regard s'éclaire lorsqu'elle te propose d'aller au parc d'attraction avec elle, ou que tu auras un amoureux un jour.

« Oh, j'aimerai beaucoup ! On essayera plein de manèges, et puis je grimperai avec toi dans la grande roue, on verra tout le parc ça sera magique ! Il ne faudra pas oublier de faire un voeu... Oh, et puis si j'ai un amoureux je te le présenterai ! Il devra être beau, gentil, et drôle, c'est important, sinon c'est ennuyant. »

Tu réfléchis un instant, puis pointe Rubis du doigt :

« Au fait Madame Rubis, c'est quoi ton travail ? Tu dois bien en avoir un n'est-ce pas ? Je t'imagine bien en top model, ou en mannequin ! A moins que tu sois une star ? »



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Message Mer 1 Mar - 15:46
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Rubis, Rubis, tu comprends ce qu'elle te dis.
Il semble évident en effet que c'est étrange de craindre les âmes pour les humains toujours en vie, surtout lorsque l'on voit une enfant, mais l'humain est difficile à comprendre. Il craint continuellement ce qu'il ne peut comprendre, ne cherchant jamais à le faire. Parce qu'il est toujours mieux de rester campé sur ses positions plutôt que d'ouvrir son esprit à ce qui nous entoure. L'humain a peur. Tellement peur qu'il en devient parfois pathétique. « Les humains ont peur, Eva. Ils ont peur de ce qu'ils ne peuvent comprendre et la mort est une chose qui effraie beaucoup les Hommes. Parce qu'ils ne savent pas ce qu'ils deviennent ensuite, ils ne savent pas s'ils continuent d'exister ou non et toi, toi tu es la preuve qu'il y a un au-delà alors ils finissent par avoir peur de cela aussi. L'humain est d'une complexité certaine. De plus, avec ce que ce monde a fait de l'idée d'un esprit, ils craignent que tu ne viennes les hanter ou bien les posséder... » tu ris légèrement en songeant à cela, toi aussi, tu trouves cela ridicule.

Rubis, Rubis, quelque part tu es heureuse de voir qu'elle rit.
Que la mort n'est plus un fardeau comme il pouvait l'être à ses débuts, qu'avec le temps les choses finissent par se calmer d'elle-même, que les sentiments s'estompent. Pourtant tu crois dur comme fer que l'on ne peut jamais réellement oublier, qu'il reste des bribes bien cachés qui dévorent. « Madame Rubis est contente de savoir cela alors. » tu souris légèrement à tout ceci. Madame Rubis, cela sonne presque étrange selon toi, comme tout ceci ne te convenait pas, mais cela t'amuses finalement. « On fera tout ce que tu souhaites au parc d'attraction, j'avoue ne pas y avoir été depuis longtemps maintenant. Ce sera amusant, je n'en doute pas une seconde et peut-être que c'est là-bas que tu vas trouver un amoureux, qui sait ! » Après tout, le destin réserve bien souvent des surprises certaines. Tout comme Eva est ta surprise du jour, Rubis.

Rubis, Rubis, un instant tu t'arrêtes.
La tasse de café semble vouloir revenir à tes lippes, mais elle se stoppe soudainement à sa question. Qu'est-ce que tu fais de ta vie, Rubis ? Tu ne peux le dire, ce n'est pas un travail dont tu peux être fière après tout. « Je ne suis pas mannequin, ni même connue, désolée pour toi. » un fin sourire mal à l'aise peint tes lèvres. Esquive cette question, Rubis, c'est la seule chose que tu puisses faire à présent. « Mon travail est un peu compliqué, alors dis-moi plutôt, qu'est-ce que tu fais de tes journées, toi ? » comme ça c'est mieux après tout. 
notes: désolée pour le retard ♥

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Message Ven 3 Mar - 22:44
And I see you ▬ Rubis

Tu peines à comprendre le discours de Rubis. C'est dur pour une fillette de 9 ans d'avoir une conversation sur la complexité de la mort, même si celle-ci l'est depuis un moment. L'esprit humain a ses limites, et le tien s'est arrêté à l'âge de 9 printemps. Pourtant, ton cerveau devrait continuer d'apprendre, mais tu es une âme, cela ne fonctionne plus vraiment comme ça. Ton cerveau sera toujours l'esprit d'une enfant, quoique tu fasses. Et ta réflexion est limitée. Enfin, tu te débrouilles, tu es une enfant intelligente. Mais cette discussion te paraissait si complexe. Tu penches la tête sur le côté, comme si ça allait te donner une meilleure approche. Effectivement, tu poses une question pertinente :

« Pourquoi les gens ne profitent pas de nous pour en parler ? Ce n'est pas très logique, ils devraient profiter des âmes pour apprendre n'est-ce pas ? Je ne comprends pas... (Tu as un rire dégoûté) est-ce que j'ai une tête à posséder les humains ? Ce n'est même pas possible ! Sinon j'aurai bien puni quelques méchants messieurs et madames... Enfin... »

Tu soupires d'un air las. Oui, les problèmes de la vie et de la mort te son étrangers, tu n'es qu'une petite fille que l'on force à trop réfléchir. Où sont passées tes poupées, tes jouets en bois, ta dinette neuve, et tes nombreuses peluches ? Disparues, envolée, avec ton enfance. Mais tout cela n'était pas la fin, malgré tout, celle-ci continuait un peu avec ces personnes fantastiques que tu rencontrais chaque jour. Rubis par exemple. Elle te promettait une journée au parc d'attraction. Quelle gentille jeune femme... Si elle pouvait t'offrir ce que papa et maman avaient essayé tant bien que mal sans succès, alors je serai heureux pour toi Eva. Ma chère Eva. Revoir ton sourire a été mon souhait le plus cher, et tu l'as exaucé avec brio. Fais pareil avec cette jeune femme, prends soin des gens comme tu sais si bien le faire, et peut-être qu'un jour, tu pourras te reposer, enfin.

Tu souris à Rubis, comme si tu avais entendu mon commentaire déprimé.

« Tu crois ?! J'aimerai beaucoup ! Dis, tu crois que mon copain devra être quelqu'un de mort ? C'est bizarre deux morts ensemble non ? Et puis, je pourrai être plus vieille que lui ! Tu imagines madame Rubis ?! »

Et puis un malaise passe. Un silence gênée s'installe, à cause de ta précédente question. As-tu dis quelque chose de mal ? Que ce passe-t-il donc ? Elle va fuir elle aussi ? Tes yeux se remplissent de larmes, tu renifles bruyamment :

« Je... j'ai dis quelque chose de mal... ? Madame Rubis, tu es fâchée ? Je ne voulais pas que tu te fâches contre moi, je... j'étais juste curieuse de tout savoir sur toi. Je suis méchante pas vrai ? »

Son autre question passe à la trappe, tu espères ne pas l'avoir vexée. Tu n'as qu'une peur, la voir se lever, et s'enfuir, comme tant d'autres avant elle. Tu tends une main hésitante. Tu sais que tu ne peux pas la toucher. Mais ces doigts crispés sur un chagrin proche d'arriver, invisible mais présent, tu aimerai qu'elle fasse un geste dans ta direction. Blesser Rubis n'a jamais été ton but... Quelle parole l'a donc blessée ?



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Invité
Message Lun 20 Mar - 13:00
I'm falling
Under your spell
call me over
Rubis, Rubis, cette enfant n'a pas grandi.
Seule dans un océan d'humain encore bien vivant, elle erre depuis des années, si longues années qui se sont écoulées et toi, tu tiens un discours qui finalement ne fait que soulever d'autres questions. Des questions qui te semblent pertinentes bien évidemment alors que ton regard l'accroche, un fin sourire sur tes lèvres. La colère n'est plus, celle que tu retournes contre toi, contre les autres, ce dégoût toi-même dans ses orbes teintés d'innocence, tout ceci n'existent plus. « Tu as raison, l'humain est probablement un peu stupide, tu sais ? Les gens aiment que tout tournent comme ils le souhaitent et ont peur de voir au-delà de leur petit monde bien rangé. Tu n'as pas l'air de posséder les humains, loin de là, tu as l'air d'une enfant agréable et tu l'es. » des mots doux, une voix posée, tu essayes de rassurer ce cœur meurtri d'une âme solitaire.

Rubis, Rubis, même une âme songe à l'amour.

Cet amour que tu ne trouvera jamais, cet amour qui s'en est allé dans ton monde d'argent et de soumission à autrui. Poupée vivante, alors un instant ton regard se ferme lentement et pourtant déjà tu souris à nouveau. Eva n'est pas là pour voir ce que ce monde peut faire de plus mauvais, laisse ses espoirs être encore une possibilité. « Tu peux choisir le petit-ami que tu souhaites, Eva, tu es libre. Cependant, est-ce que tu ne penses pas qu'un mort serait mieux ? Vous pourriez peut-être être tout le temps ensemble, aucune frontière ne vous séparerez, pas vrai ? » Parce que les vivants sont bien trop compliqué, la vie en elle-même est un défi sans fin, des murs et des barrages qu'il se faut de défoncer à grand coup de poing. « La famille est un obstacle difficile, mais... n'oublie jamais que tu as le droit d'aimer qui tu souhaites. » et pourtant le malaise s'installe ensuite. Pour tout un tas de raison, pas vrai Rubis ?

Rubis, Rubis, cette enfant est sur le point de pleurer.
Et tes orbes s'écarquillent alors que tu l'entends soudainement renifler dans tes songes moroses. Cette vie n'est pas un cadeau pour toi, mais tu n'as pas le droit de torturer une enfant qui n'a pas eu la chance de vivre. Alors un peu affolée, un peu gênée, un peu coupable tu tends vainement cette main dans sa direction comme si tu prenais la sienne entre tes longs doigts. « Je suis désolée Eva, tu n'as rien fait de mal. C'est... j'ai un métier un peu compliqué vois-tu et c'est difficile pour moi d'en parler, mais ce n'est pas ta faute, ne pleure pas ! » parce que tu ne saurais comment réagir si elle venait à pleurer plus encore. Il y a cette barrière que tu ne peux franchir, tu ne peux lui dire ce que tu fais de ta misérable vie alors tu souris tendrement, penchant ton visage vers elle pour la rassurer. « Tout va bien, Eva, je suis désolée, tu n'as rien fait de mal ! » tant de gentillesse chez toi, tant de douceur que tu ne sais plus retrouver ailleurs aujourd'hui. Il n'y a que dans les yeux d'un enfant que l'on voit cette innocence qui se meurt en grandissant.
notes: désolée pour le retard ♥

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Message Mar 28 Mar - 20:31
And I see you ▬ Rubis


Tu replies tes doigts comme pour attraper ceux de Rubis. Tu esquisses un sourire tout mouillé par les larmes encore tombantes.

« Alors tout va bien ? Tu n'es pas fâchée ? Pardon d'avoir posé cette question... »

Tu es adorable. J'aurai tellement voulu qu'elle puisse te serrer dans ses bras. Cela t'aurait fait un bien fou. Tu renifles bruyamment une nouvelle fois, et t'adresse à la jeune femme :

« En tout cas, si tous les Humains étaient aussi gentils que toi, ça serait beaucoup plus drôle d'être morte ! »

Tu te lèves de la table, et volette doucement autour de la table , un gré de la musique douce qui passe dans le café. Tu vas faire des grimaces à une mamie avec son chien, elle ne te voit pas. Mais tu as l'habitude. Tu reviens en gloussant, te lançant dans un grand débat sur la manie des mamies à faire des concours de qui aura le chien le plus laid.

« ... c'est vrai, les mamies, elles ont toujours un chien tout pas beau, tout poilu comme une balayette ! C'est pas beau pourtant une balayette, mais je ne sais pas pourquoi, les mamies adorent ces chiens. Y en a partout ! Ils ont aucun charisme, ils dandinent leurs fesses quand ils marchent et puis ça court bizarrement. Leurs oreilles elles flottent, c'est drôle. »

Tu reviens autour de Rubis, puis flotte en étoile de mer, juste au-dessus de la table. Tu fixes le plafond, le regard ailleurs, pensant à autre chose. Tes cheveux blonds flottent lentement, comme indépendants des courants d'air environnant. Un mouvement fluide, très lent, comme s'ils étaient dans de la mélasse. Même mouvement pour ta robe blanche.

« Dis Madame Rubis, tu connais un garçon mort qui voudrait bien être mon prince charmant ? »

C'est un peu glauque, dit comme ça, enfin bon au moins l'idée et la question étaient claires. Tu te retournes, à plat ventre dans l'air comme si de rien n'était. Tu lui fais un petit clin d'oeil, et tente de nager la brasse dans l'air, souhaitant faire rire ta nouvelle amie. Tu ressemble juste à un crapaud, avançant dans le café tel un magnifique batracien. Puis tu reviens à ta position, au-dessus de la table, à plat ventre :

« Ce n'est pas grave s'il est plus vieux que moi. Mais pas plus jeune, sinon j'aurai l'impression de sortir avec un bébé ! (Tu tournoies en pouffant) Il faut qu'il soit brun, yeux dorés, la peau mate et qu'il soit intelligent, drôle et mort. »

Cela faisait beaucoup de conditions, et je ne suis pas sûr que Rubis te sorte un prince charmant mort de son chapeau de magicienne.


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