broken hope [PV : Eva]

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Message Ven 3 Fév - 15:37


SOULS

Il fallait croire que les choses ne changeront jamais. Il fallait croire que tu allais passer le restant de tes jours à cohabiter avec la solitude ainsi que tes tourments, qui ne te laissaient aucun moment de répit. Depuis que tu avais retrouvé Varyan, plus rien n’allait. Tu avais fini par te laisser couler au fond des abysses, attendant qu’un traqueur vienne à toi pour enfin en terminer, puisque tous tes espoirs avaient finalement été brisés les uns après les autres. Combien de temps encore allais-tu devoir supporter cette souffrance ? Tu n’en savais rien. Tu t’étais toujours persuadée que la solitude t’importait peu, bien qu’une part de toi-même t’hurlait que tu étais une menteuse. Et c’était vrai. Pendant longtemps, tu avais pleuré sur ton triste sort, celle d’une gamine cancéreuse qui n’avait pourtant rien demandé à la vie. Puis tu avais fini par comprendre que cela était inutile. Alors, tu as pris sur toi, ravalé tes sanglots, et jouer des masques que tu savais si bien porter, dans le seul but de te préserver de ce monde extérieur que tu connaissais si peu.

Tu étais au fond du gouffre, dans un dédale sans fin. Perdue dans un torrent de sentiments que tu ne comprenais pas. Peut-être que Varyan avait raison ? Peut-être que ta condition était une chance, qui allait te permettre de découvrir ce monde que tu connaissais si peu. Mais que pouvais-tu bien pouvoir faire, toi qui ne savais rien du monde extérieur. Tu n’avais jamais eu la chance de voyager, jamais eu l’occasion de rencontrer d’autres personnes hormis tes parents et tes amis d’enfance. Tu ne savais comment se déroulait une journée d’école, le cancer t’ayant toujours empêchée de suivre une scolarité normale. Tu n’étais pas bête, Illya. Loin de là. Tu n’avais juste pas eu la chance d’être sociabilisée, et cela te retombait dessus aujourd’hui.

Ce soir, tu n’avais qu’une seule envie : qu’un traqueur te trouve et te fasse enfin disparaître. Tu aurais préféré que Varyan s’en occupe, mais qu’importe.

Tu voulais en finir une bonne fois pour toute.

Après plusieurs heures passées recluse dans un coin, dans l’attente de l’un de ses serviteurs de la Faucheuse, tu sentis une main – frêle, se poser sur ton épaule. Tu relevas ainsi la tête, croisant le regard d’une fillette d’à peine dix ans. Elle était comme toi, une âme égarée. Tu ne pouvais te résoudre à la repousser, ce n’était qu’une enfant. Cette dernière ne savait peut être même pas qu’elle ne faisait plus partie de ce monde. Tu tentas vainement de lui sourire, essayant de lui montrer autre chose que ton désarroi :

- Comment tu t’appelles ?

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Message Mer 8 Fév - 20:11
Broken Hope ▬ Illyasviel

Le froid, la peur, la solitude.
Rubis n'était pas là.

Le froid.
Tu restes là prostrée dans une position de chaton peureux, roulée en boule, luttant contre le froid. Ta conscience est glacée, effacée, tu aimerais bien que l'on te réchauffe, rien que d'une parole réconfortante, mais ce n'est pas possible. Il n'y a personne. Que toi, et cette brise fine qui traverse la nuit. Cette brise sifflante, terrifiante, qui te fait trembler.
La peur.
Ce matin, il y a encore un Traqueur qui a tenté de t'attraper. Il t'a poursuivit dans les grandes rues, au sommet des buildings, dans la forêt. L'Allemagne ne t'a jamais paru si petite. Tu ne sais pas comment tu as fait pour le semer, mais il faisait déjà noir, et les rayons de soleil étaient déjà loin. Tu es seule, terrifiée et frigorifiée.
La solitude.
Rubis n'est pas là. De toute façon, tu ne passes pas les 24 heures avec elle. Son travail est étrange, elle ne veut pas te dire en quoi il consiste. Alors elle te laisse vagabonder, et tu te laisse porter par le vent. Personne ne te parle, comme d'habitude, personne ne te vois, tu sifflotes tristement.

Tu te laisse porter, passant par les vitres, terrorisant une mamie qui arrosait ses plantes. Arrêt cardiaque, les secours ne tardent pas à venir. AU vue de ta situation de demi-morte, tu en viens presque à n'avoir aucune pitié pour ceux qui décèdent face à toi. Enfin, tu verses une larme, murmure un "pardon" triste, et continue ta route. De toute façon, même si tu étais palpable, elle n'aurait rien senti. Au détour d'un building, tu pénètres dans une maison, décidant d'aller te poser pour la nuit. Tu effleures le mur de la main, et pénètre dans une pièce qui semble être une chambre.

La solitude se brise. En un instant, ton petit coeur semble se raviver de quelques pâles couleurs, attendant de voir qui est cette personne.

« Euh... Bonsoir ?»

Tu murmures de ta voix hésitante, ne voulant pas effrayer cette ombre si triste. Cette jeune fille lève la tête vers toi, et te souris, du même sourire triste que tu lui a offert plus tôt. Elle demande ton nom. Elle a une jolie voix. Mais trop triste. Tu t'approche doucement, flottant silencieusement.

« Eva Rosenwald. J'ai 9 ans. Tu as l'air si triste, ça ne va pas madame ?»

Madame. Après tout, tu ne sais pas quel âge elle a. Elle semble jeune, mais moins que toi. Tu ne sens aucune hostilité envers toi, tu t'assoies face à elle. Tu remarques ses pieds translucides, et esquisse un sourire joyeux.

« Tu es aussi une Âme ? Oh, j'en avais jamais réellement rencontré, c'est la première fois que je parle avec quelqu'un comme moi ! C'est chouette !»



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Invité
Message Jeu 9 Fév - 11:26


SOULS


C’est une voix douce et juvénile qui te sortit de ta torpeur. Tu relevas doucement la tête, croisant le regard de la fillette. Elle devait à peine avoir dix ans, et elle n’était déjà plus de ce monde. Tu tentas vainement de lui sourire, pensant que le Monde était bien cruel pour priver un si jeune enfant du souffle de la vie.

Mais c’était ainsi.

Toi aussi tu étais partie trop tôt, la maladie t’avait empêchée de découvrir le Monde, d’avoir une vie banale. Il y’a tant de choses que tu aurais aimé découvrir, tant de choses que tu aurais aimé faire… Mais il était désormais trop tard. Tu ne quittas pas le bambin des yeux, tandis qu’elle se présentait. Comme tu le pensais, cette dernière avait – tout comme toi, perdu la vie bien trop tôt. Alors qu’elle s’approchait timidement de toi, tu attrapas sa main frêle, en serrant doucement ses petits doigts :

- Bonsoir Eva. Murmuras tu, sans la quitter des yeux. Moi c’est Illyasviel Eschenbrenner, mais tu peux m’appeler Illya. Moi, j’ai 17 ans.

Tu avais toujours eu moins de mal à t’entendre avec les enfants. Après tout, tu avais toujours rêvé d’avoir une petite sœur. Cependant, tu demandais bien trop de temps à tes parents pour qu’ils te fassent cette faveur. En outre, tu savais qu’ils n’auraient jamais d’autres enfants. Tu étais une bien trop mauvaise expérience.

- Hm… Oui, je suis un peu triste aujourd’hui… Je me suis disputée avec quelqu’un qui compte beaucoup pour moi.

Elle sembla avoir remarqué tes pieds translucides. Tout comme toi, elle rencontrait une âme pour la première fois.

- Moi aussi c’est la première fois que je rencontre une autre âme. Dis-moi Eva, ça fait longtemps que tu es comme ça ?

Etrangement, tu te sentais bien auprès d’elle. Pour une fois, tu ne jouais pas de tes masques, et c’est toi-même qui recherchais le contact physique que tu fuyais habituellement tant. Cette enfant t’intriguait aussi. Elle était un peu la sœur dont tu avais toujours rêvé.

- J’ai toujours rêvé d’avoir une petite sœur comme toi. J’aimerais aussi avoir autant de joie de vivre que toi.

Tu lui souris sincèrement cette fois.

- Toi aussi, tu avais l’air triste tout à l’heure. Tu as des problèmes ?

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Message Ven 10 Fév - 20:54
Broken Hope ▬ Illyasviel

Tu essayes plusieurs fois de prononcer correctement son nom et son prénom, mais devant tant de vaines tentatives, tu t'excuse avec un sourire confus, et murmure un "Illya" timide. Tu es décidément trop mignonne, avec tes joues rouges, te balançant comme un culbuto. 17 ans... Elle était bien plus vieille que toi alors, mais depuis quand est-elle décédée ? Tu bats beaucoup de records, tu l'avoue, même si ce n'est pas ce qui le mieux pour se vanter.

Illya est triste, elle s'est disputée avec un ami a elle. Tu penches la tête sur le côté, comme si tout cela est évident à régler.

« Eh bien, pourquoi tu ne lui reparle pas, si tu l'aime beaucoup ? »

Cela te parait si évident. La logique pure des enfants, si innocents, si gentils. Tu ne peux pas comprendre que l'on puisse se disputer avec une personne que l'on apprécie, voir que l'on aime. Tu t'étais déjà disputé avec moi, certes bien trop souvent, mais pour des enfants, c'est une banalité. Et puis, tu ne faisais pas la tête bien longtemps, tu marmonnais dans ton coin, me jetant des regards anxieux, mi en colère, mi désolée. C'était assez drôle à voir. Puis tu revenais vers moi en courant, me faisant un énorme câlin, me disant que tu étais désolée. C'était adorable.

Tu réfléchis à la question de ta nouvelle camarade. Combien d'années exactement cela faisait que tu tournais autour du monde comme une âme en peine ? Tu étais morte subitement dans les années 1960, 1965 éventuellement. Même pour moi, cela était flou. C'était si loin, et si proche aussi. Et si la plupart des gens fêtaient l'anniversaire de mort de leurs défunts, comment un défunt pourrait se souvenir de celui d'un autre ? Ce stade n'offre que paix et amour, oubli des souffrances humaines, et quelques souvenirs trop encombrants pour rester en paix. C'est triste à dire, mais je n'ai aucune idée de cette date-là. Et probablement toi non plus. La notion du temps ne t'es plus familière, c'est dur pour une âme de rester en contact avec le temps.

Tu mordilles inconsciemment une mèche de cheveux, et lèves les yeux au plafond, tentant de te rappeler de la date.

« Je ne sais pas... je crois qu'on était en 1960 et des patates. Enfin, je suivais les calendriers avant, mais j'ai vite perdu le fil. Une fois, j'ai raté 5 ans sans m'en rendre compte... J'étais vraiment perdue... (Tu marque une pause) Et toi ? y a longtemps que tu es morte ? »

Cash et directe, comme d'habitude. A vrai dire, parler de la mort ne t'effraye pas plus que ça, seule la mention de la Faucheuse te donne une peur panique. Mais tu as vécu tellement d'années que l'état d'âme ne te fait plus rien. Illyasviel te demande si quelque chose ne va pas, c'est vrai que tu étais triste juste avant de la voir. Son commentaire de grande soeur t'as fait très plaisir, et tu esquisses un grand sourire chaleureux bien malgré toi. Tu aimerais aussi avoir une grande soeur. Tu t'approches d'elle et te faufile dans ses bras, assise sur elle. Quelle sans-gêne tu es. Tu frottes ton crâne contre le bas de son menton, comme un vrai chaton. Un chaton mort. M'enfin.

« Grattes-moi la tête, gémis-tu plaintive. J'ai envie de câlins, je suis trop toute seule... Oui, j'ai passé une très mauvaise journée, un vilain monsieur m'a courut après, je ne savais pas où aller ! Mais bon, finalement il est parti alors j'ai été tranquille à la fin. Mais c'était bien embêtant. »

Toujours cette voix de petite madame. Tu es adorable. Tu continues de te tortiller sur Illya, espérant quelques grattouilles amicales.


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Invité
Message Ven 10 Fév - 22:38


SOULS
Tu ne pus t’empêcher de rire, lorsqu’Eva essaya vainement de prononcer ton prénom. Elle était vraiment adorable, si candide. Plus tu la regardais, et plus tu regrettais d’avoir mis fin à tes jours. Peut-être qu’un miracle aurait pu se produire. Tu aurais tellement voulu avoir des enfants… Avec Varyan ?

Tu secouas vivement la tête, les joues rosées. Quelle idée de penser une telle chose. Ce n’est pas comme s’il avait des sentiments pour toi, tu étais bien trop pessimiste pour y croire. Eva avait beau être innocente, elle n’avait pas tout à fait tort. Même si les choses étaient compliquées, rien ne t’empêchait de dire à Varyan ce que tu pensais. Libérer ton cœur une bonne fois pour toute.

- Tu as raison je l’aime beaucoup. Je devrais lui dire non ?

La présence de cette petite âme avait des effets bien positifs sur toi, Illyasviel. Tu en oubliais même tes tourments, et tu n’allais pas t’en plaindre. Tu ne pus t’empêcher de te sentir mal lorsque tu appris qu’Eva était ainsi depuis bien des années. Pauvre enfant, cela avait dû être si difficile pour elle. Tu savais ce que c’était. D’être seule, dans cette chambre minuscule, branchée à de nombreuses machines. Et tu ne l’avais pas supporté. Tu passas doucement ta main dans les cheveux de la blondinette, ramenant sa mèche de cheveux derrière son oreille :

- Ça fait très longtemps alors… Moi non plus je ne sais plus. J’ai eu du mal à comprendre que j’étais… morte. Tu marquas une pause. Mais, je ne pense pas que ça fasse aussi longtemps que toi je suis comme ça. Peut-être une ou deux années, qui sait ?

Tu sursautas légèrement lorsque la fillette se faufila entre tes bras pour te quémander des câlins. Tu n’avais pas l’habitude des contacts physiques. Mais, comment pouvais-tu refuser quelque chose à une bouille si adorable ? Tu lui caressas les cheveux, jouant avec quelques-unes de ses mèches rebelles. Tu avais l’impression d’être une grande sœur. Et cela ne pouvait pas te déplaire.  Timidement, tu passas tes bras autour de sa taille, avant de la serrer doucement, posant ta tête sur la sienne :

- Ça a dû être très dur pour toi, tu as du avoir tellement peur… Ne t’en fais pas, je suis là maintenant, je laisserais personne t’attraper.

Tu passes tes mains dans les siennes, tout en prenant une légère inspiration :

- Tu sais… Moi aussi je suis toute seule… Depuis toute petite… J’étais très malade, alors j’étais souvent à l’hôpital…

Le simple fait d’en parler te mettait mal à l’aise, tu n’aimais pas ressasser le passé. C’était des souvenirs si douloureux pour toi. Tu aurais tant aimé être normale. Mais tu n’avais pas eu cette chance.

- Et si tu me parlais un peu de toi Eva ? Comment était ta famille ? Si tu ne veux pas, ne te force pas. Je ne veux pas que tu sois triste

Tu avais toujours été curieuse Illya. Mais tu n’avais jamais eu l’occasion de le montrer. Seul Varyan et Gabriel connaissaient la véritable toi. Ils étaient les seuls sur qui tu avais pu compter. Si seulement les choses avaient été différentes, vous seriez toujours ensemble, tu en étais persuadée. Cependant, il avait fallu que tu tombes malade. Tu t'étais souvent demandé,

Pourquoi toi ?
Pourquoi vous ?
Pourquoi pas un autre ?
Qu’avais-tu, ou plutôt qu’aviez-vous bien pu faire pour mériter une telle chose ?


Sans que tu t’en rendes comptes, quelques larmes roulèrent sur tes joues. Tu te frottas énergiquement les yeux :

- Excuse-moi… Je pensais à mon ami… Tu sais, j’aimerais tellement que tout soit comme avant.

Tu tentas tant bien que mal de sécher tes larmes. Eva n’avait pas besoin de te voir dans un tel état.

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Message Jeu 16 Fév - 15:37
Broken Hope ▬ Illyasviel

Tu secoues énergiquement la tête à sa question :

« Bien sûr que tu devrais lui dire ! Et puis si ça se trouve, il t'aime aussi, ça serait tellement beau et romantique, comme dans les contes ! »

Tes yeux brillent. Oui, ils brillent comme ces journées que maman passait à te raconter des histoires dans le salon, pendant que je jouais aux échecs avec papa. Ses histoires étaient tellement passionnantes qu'après notre partie, nous venions tous les deux avec toi pour écouter maman. Elle racontait si bien les histoires et apparemment, elle t'a donné cet amour pour les jolis contes et les belles histoires qui finissent bien.

Illyasviel finit par passer sa main dans tes cheveux, et tu retiens un frisson. Cela fait tellement longtemps que quelqu'un n'a pas touché ta crinière, tu pourrais fondre de bonheur. Comme un petit marshmallow tout chaud, tu te recroquevilles dans les bras de la jeune Âme, tu aurais presque pu ronronner comme un chaton. Puis tu lui touches les cheveux à ton tour, en répondant à ta question :

« Tu sais, parfois on dirait que le temps avance pas, mais en réalité on reste des années ! Tu pourrais demander à ton ami qui sait ? Il sait peut-être lui ? »

Petite tentative inconsciente pour qu'Illyasviel se rabiboche avec son ami. Tu l'imagine petit, blond comme elle, avec un caractère gentil et attentionné. Une si gentille personne ne peut pas côtoyer un bad boy méchant n'est-ce pas ? Puis Illya te fait part de ses doutes, de ses angoisses, de son enfance et ses séjours à l'hôpital. Tu frisonnes. Tu n'as jamais aimé les hôpitaux, ils sont froids, pas aimables, et puis c'est tout blanc à l'intérieur. Ce n'est pas du tout joyeux, alors comment les gens auraient-ils envie d'y aller ? Tu comprenais parfaitement le tristesse dans la voix de ta nouvelle amie.

Comment était ta famille ? C'est une question intéressante. Comment nous voyais-tu Eva ? Et surtout, est-ce que penser à nous ne te rends pas triste ? Cette jeune fille est gentille, elle pense à toi, à ce que tu pourrais ressentir. Elle te met en confiance, c'est agréable. Ton visage s'éclaire :

« Oh non, ça ne me rend pas triste du tout ! Ma famille était formidable ! Papa et maman était très gentils, ils jouaient beaucoup avec moi, et si papa ne rentrait pas souvent à cause de son travail, il essayait quand même de nous voir et de nous faire des surprises ! Et puis j'avais un grand frère, très gentil aussi, il s'appelait Karl. Karl Rosenwald, c'est joli non ? Il était très gentil, et si il m'embêtait parfois, c'était juste pour me taquiner ! »

C'est vrai... Etant jeune, j'étais un vrai petit monstre, puis en me calmant et à ton arrivée, je suis devenu un grand frère exemplaire, te titillant parfois pour t'embêter, mais rien de méchant. Je t'adorais, tu étais un vrai rayon de soleil. Que la nuit a vite arraché à la lumière. Et papa, c'est vrai, papa était rarement à la maison, mais il se démenait pour nous emmener dans de fabuleux endroits, dans des restaurants, à la piscine, au zoo etc. C'était une belle période de ma vie mon enfance.

Et puis, sans que tu t'y attende, quelques larmes coulèrent sur les joues d'Illyasviel, mouillant ton front. Tu te redresses d'un air triste à ton tour, et essuie les larmes de ta petite main douce, étalant plus les gouttes qu'autre chose, mais la volonté était là.

« Soit pas triste madame Illya... On peut l'appeler aussi ton ami si tu veux, il ne peut pas venir te voir ? C'est triste une personne qui pleure, tu es plus jolie avec un sourire... »

Tu esquisses un sourire triste, tout en te frottant contre sa poitrine. Toi aussi tu avais beaucoup pleuré au début. Mais à force, au bout d'un moment, cette sensation de manque et de solitude s'apaise, même si elle est toujours là.



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Invité
Message Sam 18 Fév - 16:33


SOULS
Selon Eva, tu devais te confesser.

Mais comment quelqu’un d’aussi empotée que toi avec les sentiments allait bien pouvoir y arriver ? C’était une excellente question. Si ça se trouve, il t’aimait aussi ?

Impossible, non ?

Pourtant, au fond de toi, tu y croyais. Après tout, vous aviez toujours étés proches, il t’avait toujours protégée. Il n’aurait jamais fait ça s’il ne ressentait rien pour toi, non ? En fait, tu avais juste peur. Peur qu’en lui révélant tes sentiments tout change entre vous, que plus rien ne soit comme avant. Tu ne voulais pas le perdre à tout jamais, tu ne t’en remettais jamais.

- Mais j’ai peur tu sais, peur que tout change entre nous.

Eva ne te quittait pas du regard, les yeux brillants. Elle devait aimer les histoires d’amour. C’était une enfant après tout. Tout en souriant, tu vins t’amuser à tresser ses cheveux, tout en l’écoutant parler de sa famille. Elle avait l’air d’avoir eu une vie si heureuse, tu ne pouvais pas espérer mieux pour cette enfant. Doucement, tu viens embrasser son front avec un petit sourire. Toi, tu n’avais pas cette chance, Ilya. Tu avais beau chercher au plus profond de toi, tu ne trouvais aucun souvenir joyeux de ta famille à partager avec la blondinette. Tu n’étais pas comme Eva, tu n’avais apporté que du malheur à tes parents, ainsi qu’à tes amis. Tu ne pus t’empêcher de sourire lorsque le bambin passa sa main dans tes longs cheveux, peu habituée à ce genre de choses :

- Tu as raison, le temps à l’air s’écouler si lentement, pourtant les jours défilent sans que je m’en rende compte… Je n’ai plus aucune notion du temps. Le cas de mon ami est assez compliqué tu sais… Je ne pense pas qu’il soit au courant.

Tu ne savais pas si tu devais lui avouer que ton ami était également décédé. Mais, que contrairement à toi, il faisait partit de ses vilains qui avait essayé de la chasser quelques heures auparavant. Varyan n’était pas un monstre, loin de là. Après tout, il ne t’avait pas capturée, alors que tu le lui avais pourtant demandé. Mais, que ferait-il s’il se retrouvait face à Eva ? Éprouverait-il de l’empathie ? Tu n’en savais rien, tu avais désormais l’impression de ne plus le connaître, d’être tellement éloignée de lui.

- Tes parents et ton frère avaient l’air si gentil. Tu devais être heureuse. Karl c’est vraiment un joli prénom, il avait quel âge ?

Il était bien rare que tu te montres aussi curieuse. Mais, cela te faisait le plus grand bien de parler à quelqu’un, toi qui évitais normalement les autres.

- Mais… Pourquoi tu es comme ça Eva ? Tu étais malade toi aussi ?

C’est vrai, elle était bien trop jeune pour être morte naturellement. Le Monde était vraiment mal fait, pour ainsi ôter la vie à une enfant.

Sans que tu t’en rendes compte, quelques larmes roulèrent sur tes joues. Tu aurais dû éviter de ressasser le passé. Désormais, plus rien ne serait comme avant, et tu le sais, Ilya. Tu te forças à sourire, caressant doucement la joue de la blondinette :

- Tu es tellement gentille Eva… Mais… Tu sais, mon ami est mort lui aussi, cela va être difficile de l’appeler…

Tu la serra doucement contre toi, alors qu’elle se frottait contre ta poitrine :

- Il est devenu un des méchants qui te courrait après. Fis-tu, en enfouissant ta tête dans ses cheveux. Je l’ai rencontré la dernière fois, et il m’a laissé partir, parce ce qu’on se connaissait… Mais s’il te voyait toi, je pense qu’il t’attraperait. Alors je ne l’appellerais pas. Je ne veux pas que l’on te fasse du mal.

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Message Mer 1 Mar - 20:00
Broken Hope ▬ Illyasviel

Tu lui souris, comme on rassure un enfant. Et pourtant, Dieu sait que c'est toi l'enfant dans le duo. Mais bon, comme on dit, la vérité sort de la bouche des enfants, même des enfants de 60 ans.

« Tu ne préfères pas savoir un bon coup ? Tu rates probablement une très jolie histoire d'amour, comme dans les contes de maman ! Et puis, s'il te t'aime pas, ça change quoi ? Il ne va pas te détester pour ça, il ne peut qu'être touché tu ne crois pas madame ? »

Tu chantonnes un peu, sentant les mains d'Illya entrer en contact une nouvelle fois avec ta crinière blonde. Tu adores cette sensation, ça apaise, ça calme, ça endort. C'est comme s'allonger dans une guimauve géante, enfin, de ton point de vue. Tu siffles un air de jazz que je t'avais appris. Une vieille chanson, presque inconnue, mais tu l'aimes bien, elle reste avec toi comme un compagnon de toujours. Tu ne comprends pas quand Illya te dit que c'est compliqué. Pourquoi les adultes compliquent toujours tout ? Et de quoi son ami ne serait pas au courant ? Tout cela est assez flou pour toi, et un froncement de sourcils survient sur ton visage, avec une légère moue déçue.

« C'est vrai que les adultes compliquent tout. (Tu reprends un air joyeux) Oui, Karl était très gentil ! Il était 8 ans plus vieux ! C'était un rabat-joie, mais je l'aimais beaucoup... Mais il a vécu beaucoup plus longtemps que moi. (Tu souris d'un air triste) On a eu un accident avec un camion il y a très longtemps... Et Klaus fut le seul survivant. Mais je ne lui en ai jamais voulu, après tout, ce n'est pas sa faute s'il a pu continuer à vivre.»

Tu te balance lentement de droite à gauche, remémorant les derniers instants de ma vie. Oui, tu avais assisté à mon décès, comme j'avais assisté au tien. Donnant donnant. On avait à peine échangé quelques mots que déjà, la Faucheuse était venue me chercher. Un léger traumatisme à sa vue. Tu t'es enfuie, et je n'ai plus jamais pu te revoir. Enfin...

Illyasviel te raconte ce qu'est devenu son ami. Tu esquisses un léger regard de peur, cachant ta bouche dans ta main.

« Mais c'est affreux ! C'est si triste ! Moi je voulais t'aider... Et puis, si tu t'entends avec lui, il n'est peut-être pas si méchant n'est-ce pas ? Tu pourrais lui parler ? Lui dire que je suis une gentille bébé âme ? Et comme ça je peux t'aider à lui dire que tu l'aimes !»

Si innocente. Tu avais beau avoir peur des Traqueurs, tu espérais toujours qu'ils ne soient pas tous terrifiants et maléfiques.



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Invité
Message Sam 4 Mar - 12:54


SOULS

Les rôles avaient été inversés, ce n'était plus Eva l'enfant à rassurer, mais toi. Tu étais bien pathétique Illyasviel, c'était pourtant ton rôle d'adulte de prendre soin de cette enfant. Encore une fois, tu ne pouvais rien faire, tout était voué à se répéter encore et encore.

- Bien sûr que j'aimerais savoir. Mais j'ai bien trop peur. Je l'ai déjà perdu une fois, je ne veux pas que cela se reproduise. Puis, il a tellement changé... Avant il me suffisait d'un regard pour le comprendre. Maintenant, j'ai l'impression d'être fasse à un inconnu. Je ne sais plus ce qu'il pense de quelqu'un comme moi.

Tu mâchais tes mots. Tu ne pouvais pas te rabaisser comme tu en avais l'habitude devant Eva, qui semblait si candide et innocente.

- Quels genres d'histoires te racontait ta maman ? La mienne ne m'en a jamais raconté.

C'est vrai, tu n'avais jamais eu cette chance, celle d'avoir des parents aimants. Ils étaient bien trop pris par leur travail, il ne pensait qu'à amasser de l'argent, toujours plus d'argent. Cette chose était bel et bien un poison. Tu souris légèrement à la petite blonde, qui semblait si ravie de recevoir enfin un peu d'amour. Depuis combien de temps en avait-elle était privée ? Tu ne trouvais pas cela normal, bien que beaucoup d'années s'étaient écoulées depuis son décès, elle restait une enfant pour toi, une fragile enfant.

Tu écoutais sa chanson, un petit sourire aux lèves. Les enfants avaient vraiment le pouvoir d'apaiser les plus vieux. Mais ils ne comprenaient pas toujours les problèmes des plus grands. Cependant, tu ne pouvais lui en vouloir pour cela, il est vrai que tu compliquais toujours tout, Illyasviel.

- Tu as raison, je suis douée pour tout compliquer. Tu as de la chance d'avoir eu un grand-frère, moi j'ai toujours été toute seule.

Tu passas doucement ta main à la sienne, pensive. Pauvre Eva, tout cela avait dû être si dur... Bien trop dur pour une simple enfant.

- Ton frère, il faisait parti de ses humains qui pouvaient nous voir ?

Tu espérais que ce soit le cas, qu'elle n'ait pas passé ses soixante dernières années seule. Tu connaissais la solitude, et tu ne pouvais souhaiter ça à personne.

Elle sembla prendre peur lorsque tu lui racontas ce qu'était devenu Varyan. Les traqueurs avaient vraiment l'air de l'effrayer. Et tu pouvais comprendre. Tu serras sa main un peu plus fort, comme pour la rassurer :

- C'est gentil de vouloir m'aider... Je ne sais plus, il a tellement changé. Il a fait tellement de choses, des tas de choses que je l'aurais jamais imaginer faire. Je ne le reconnais plus. Je ne sais même pas si je pourrais l'empêcher de te faire du mal, ou bien même s'il a déjà attrapé des âmes. Mais, j'aimerais tellement le revoir, pour déjà au moins lui parler de tout ça...



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Message Sam 18 Mar - 16:25
Broken Hope ▬ Illyasviel

Tu réfléchissais, concentrée. Si l'un et l'autre ne faisait aucun effort, quelles chances y avait-il pour qu'Illya avoue son amour pour son ami ? C'était si compliqué. Pour le coup, tu ne voyais aucune option vraiment miracle, et du haut de tes 9 ans, c'est très complexe pour toi de comprendre les adultes.

« Qu'est-ce que tu as à perdre ? Si vous ne vous parlez plus, ça revient au même madame Illya... »

Tu la regarde avec un air triste. En effet, lui avouer ne pourrait pas le rendre plus distant qu'il ne semblait l'être déjà avec la demoiselle. Mais elle avait l'air de vouloir rester forte, même 'il n'était pas compliqué de voir qu'elle ne semblait pas s'apprécier autant qu'elle ne le laissait paraître. Pour changer de sujet, Illya te demande brusquement quel genre d'histoires te racontait maman autrefois. Même si tu vois bien que la tentative de passer à autre-chose est bancale, tu sautes tout de même sur l'occasion. Après tout, si les histoires de maman pouvaient lui remonter le moral, ça te ferait terriblement plaisir.

« Oh, maman adorait les histoires de princesses ! Et les contes fantastiques ! Mon histoire préférée, c'était une petite fille qui arrivait dans un autre monde, et qui devait le sauver de méchants dragons ! Et du coup, elle avait pleins de supers pouvoirs magiques, elle pouvait tout faire. Elle avait même trois garçons qui l'aimaient ! Un homme-poisson, un vampire et un elfe ! J'aurais bien aimé rencontrer le monsieur poisson, ça doit être marrant. Mais c'était une très longue histoire, alors je ne peux pas tout te raconter... Je ne me souviens presque plus de la suite de toute façon. »

Tu marques une pause, tentant de te souvenir de la suite. Mais seule la fin te vient en tête. Dommage, je t'aurais bien aidé, mais je suis mort. Je connais bien la suite et c'est vrai que c'est long. Tu reprends de plus belle :

« Mais sinon j'aime bien Alice au Pays des Merveilles aussi ! Avec le lapin blanc, les jolies cartes, et les fleurs qui parlent ! Ah, mais sinon mon frère ne me voyait pas. C'est bien dommage, car j'étais toujours à côté de lui. Jusqu'à la fin. »

Tu te perds dans tes pensées. Oui, tu avais toujours été à mes côtés. Mais j'étais trop aveugle pour le voir. Un simple gène en plus, une mutation stupide, et ma vie aurait été un peu plus joyeuse. Un ptit bout de fantôme discutant avec moi. J'aurais passé pour un fou, évidemment, mais je m'en fiche. J'aurais tout donné pour passer encore quelques instants avec toi. Encore un peu. Je ne savais même pas que tu avais assisté à mon accident. Cela a du être affreux.

« Mais l'important, c'est qu'il n'a pas souffert, je le sais, souris-tu avec un air triste. Trop de violence, il n'a pas eu le temps de savoir ce qui se passait. C'est ironique n'est-ce pas, de savoir qu'il est mort comme moi, 40 ans plus tard ? »

J'en aurais presque ris, si seulement les larmes ne coulaient pas sur ton visage. Tu te presses contre Illyasviel, la serrant du plus fort de tes petits bras, pleurant à chaudes larmes.

« J'aurais aimé prévenir grand frère ! Pourquoi n'ais-je pas été capable de le sauver ? Karl... Karl... Tu me manques grand-frère ! Reviens... Me laisse pas toute seule si longtemps... »

C'est déchirant de te voir comme ça. La culpabilité me ronge tellement. Pourquoi ais-je survécu ce jour-là ? Ce n'était pas juste.
Tu pleures encore longtemps, comme si les larmes s'étaient accumulées longtemps après ta mort. Tu pouvais enfin toucher quelqu'un. Enfin parler. Enfin pleurer, avec quelqu'un pour te rassurer.
Après de longues minutes, tu parviens enfin à articuler de nouveau.

« Tu sais Illya, tu devrais lui dire à ton ami... Avant de le perdre toi aussi... »


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Invité
Message Mar 18 Avr - 22:21


SOULS

Tu t'en voulais un peu d'embêter Eva avec tes histoires. Elle n'avait que neuf ans après tout. Tu pensais la déprimer plus qu'autre chose. Ce n'est pas comme si tu allais faire quelque chose pour arranger la situation en plus. Tu étais bien trop faible pour ça, bien trop peureuse. Même si tu n'avais rien à perdre, puisque Varyan était déjà parti, qu'il t'avait déjà abandonnée, tu ne trouverais jamais le courage de tout lui dire, toi qui était si faible. Ah, que les problèmes des adultes étaient compliqués :

- Tu as raison, je n'ai plus rien à perdre, j'ai déjà tout perdu...

Tu lui souris tristement. Tu ne pouvais décidément pas te montrer faible devant elle. Pour changer de sujet, et aussi par curiosité, tu lui demandas quelles genres d'histoires lui racontait sa maman. Toi tu n'avais jamais eu cette chance, pauvre enfant délaissée. C'est peut-être pour ça que tu étais aussi bornée avec les sentiments, parce que personne ne t'avait appris à être heureuse, à comprendre le monde qui t'entourais :

- Ta maman avait l'air douée pour te raconter des histoires intéressantes. Ça devait être agréable de l'écouter, je t'envie un peu...

Tu ne détaches pas les yeux de l'enfant, tentant toujours vainement de lui sourire :

- Ah oui, je l'ai déjà lu, j'avais beaucoup aimé moi aussi. C'est une belle histoire.

Lorsqu'elle évoqua le fait que son frère ne la voyait point, tu ne pus t'empêcher de la serrer contre toi, caressant doucement ses longs cheveux. Tu la rassurais du coup mieux que tu pouvais, tu n'avais jamais été douée avec les mots non plus :

- Je sais que je ne pourrais pas remplacer ta famille. Mais je suis là, je ne te laisserai pas Eva, je m'occuperais de toi.

Tu ne pouvais rien faire de mieux pour cette enfant. Tu ne savais pas trop comment elle allait réagir. Peut-être allait-elle mal le prendre ? Tu détournas le regard, anxieuse. Tu ne pouvais te résoudre à la laisser toute seule. Elle avait vécu tant de choses difficile. Tu étais empathique dans le fond, même si tu savais bien le cacher :

- Mais toi tu as dû tellement souffrir Eva...

Tu continuas de caresser ses cheveux, silencieusement, tentant de calmer ses pleurs. Tu la serras contre toi, enfouissant ta tête dans ses cheveux

- Ce n'était pas ta faute Eva... S'il te voyait pas, même si tu l'aurais prévenu, il...

Les mots restèrent coincés dans ta gorge.

- Je te promet, je ne te laisserais plus jamais toute seule Eva.

Tu lui tendis ton peit doigt pour sceller ta promesse, avec un léger sourire. Tu ne savais pas comment la consoler, empotée que tu étais. Mais l'intention était là, c'est ce qui comptait non ? Tu sursautas lorsqu'elle évoquas une nouvelle fois Varyan :

- Tu n'as pas tord, seulement... Je ne sais pas comment lui dire tout ce que je ressens. Je n'ai jamais été douée pour ça.

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Message Lun 1 Mai - 12:36
Broken Hope ▬ Illyasviel

Tu essuies tes larmes, essayant de reprendre ta gaieté habituelle, mais cela n'est pas si simple. Illyasviel te rend triste à être aussi déprimée par sa mort, et son ami. Tu attrapes son bras de tes deux mains, et plonges ton regard mouillé dans le sien.

« Tu n'as pas tout perdu ! Tu peux encore vivre une nouvelle vie ! Même si celle-ci possède des inconvénients, il est possible de trouver des points positifs ! »

Tu souhaite de tout ton petit coeur convaincre cette jeune fille qui semble tout abandonner. Tes yeux dorés brillent de convictions. Tu te pointes du doigt, parlant comme une grande personne :

« Justement, je me repasse souvent les belles histoires de maman, essayant de les reproduire. Qui sait, peut-être que tu trouveras un prince charmant, une âme d'un chat et que vous vivrez ensemble dans un château hanté ? »

Tu lui souris, les yeux encore rouges, mais la volonté de la faire rire est là. Illyasviel te caressait les cheveux, tu trouvais ça très agréable et apaisant. Si seulement tu pouvais lui faire pareil. La jeune âme te touche lorsqu'elle te dit qu'elle sera là pour toi. Tu as de la chance Eva, tu as trouvé une bien belle personne. Et pour lui montrer à quel point cela te fait plaisir, tu l'enlace dans un câlin de l'espace, la serrant aussi fort que tu peux.

« Toi aussi Illya ! Je vais aussi m'occuper de toi, je serais ta nouvelle petite soeur modèle d'accord ? On sera comme une famille, et on se quittera plus ! »

Ta voix d'enfant résonne dans la pièce, la rendant plus chaleureuse. La lune perce les nuages, éclairant vos deux corps d'une lumière argentée, presque brillante. Tu lui souris de nouveau tristement. Oui, tu avais été là. Oui je ne t'avais pas vu. Oui tu t'étais sentie coupable pendant des années, rongeant en silence cette peine affreuse. Tu avais pensé que c'était de ta faute. Tu avais maudis la Faucheuse, qui était venue m'enlever à toi ce jour-là, définitivement. Mais c'est ainsi. Je t'avais murmuré un "c'est la vie", je ne sais pas si tu l'as entendu. Mais ce n'est pas ta faute, oh que non.

Illyasviel te sort de tes pensées morbides, te tendant un doigt pour sceller cette promesse, doigt que tu agrippes à ton tour avec énergie, souhaitant qu'il te ne quitte jamais. Tu souris, cette fois tendrement, comme lorsque tu étais dans tes histoires de papa/maman, où tu jouais si bien.

« Dis-lui tout simplement ? Pourquoi ça devrait être si compliqué ? Ou écris lui ? C'est moins réel, mais si tu as peur, ça peut aider. »

Oui, cela me faisait rire. Maman t'avait dit cela une fois, lorsque tu avais annoncé que tu avais un amoureux, mais que tu n'osais pas lui dire. C'st drôle que tu ais retenu ça...


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Invité
Message Sam 13 Mai - 21:15


SOULS

Eh bien, bravo Illyasviel, tu avais réussi à faire pleurer cette pauvre enfant. Tu étais vraiment irrécupérable, bonne qu'à déprimer ton entourage. Tu adressas un léger sourire à Eva lorsqu'elle attrapa ton bras et plongea ses yeux dans les tiens. Elle était si adorable à essayer de te rendre le sourire :

- Je sais que ma situation est un peu comme une seconde chance, je pourrais faire tellement de choses, tellement de choses que je n'ai jamais pu faire à cause de la maladie... Mais j'ai peur. Peur de la solitude, et peur que cette chance me soit volée par l'un des serviteurs de la Faucheuse.

En regardant cette enfant, tu regrettais presque d'avoir grandi, d'avoir perdu ton innocence ainsi que ta candeur. Tu te trouvais si pathétique, toi qui ne croyais plus en rien ni personne. Toi qui n'était qu'une pauvre lâche, qui n'avait pas hésité à mettre fin à ses jours quand tout allait mal. Tu enviais presque Eva d'être aussi positive. Tu aurais aimé être comme ça.

- Tu es là maintenant, ma vie sera un peu moins triste.

Tu lui souris sincèrement cette fois, tout en caressant ses longs cheveux. Tes paroles avaient l'air de lui faire le plus grand bien, ce qui était normal après qu'elle ait été seule pendant autant d'années. Puis tu ne pouvais pas l'abandonner, toi qui était si empathique, bien que tu le cachais la plupart du temps. Tu la serras contre toi quand cette dernière vient te faire un câlin :

- Merci Eva, j'ai vraiment de la chance de t'avoir rencontré. Moi aussi, je serais une grande-sœur modèle !

Tu ne la lâche pas, comme pour apaiser cette peine qu'elle porte depuis des années. Eva ne sera plus seule désormais. Tu seras là, pour elle. Tu la protégeras de ces stupides traqueurs, tu l’apaiseras de tout ces maux.... Comme elle le fera probablement pour toi. Ton amie te permettait de sortir de tes pensées morbides, de penser à autre chose que tes malheurs avec Varyan.


- Si je le retrouve je lui dirais... C'est lourd à porter depuis toutes ses années.

Tu avais enfin trouver quelqu'un capable d'apaiser tes peines après autant d'années. Et ce soir, pour la première fois, tu pouvais dire que tu étais heureuse sans mentir.

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